Un dimanche « hors-saison »

Samedi après midi avait été consacré à l’océan : 6h de soleil et de baignade, un peu de « surf », lecture et bruit de vagues en boucles… Un mois sans voile. Je trépigne.
Ce dimanche, nous avons donné RV à Jacques et Hélène, testerins venus en pinasse jusqu’à Bélisaire, au marché du Ferret pour approvisionner. Las ! Le marché est FERMÉ ! Alors que la veille encore, on s’y serait cru en août… WTF? Mais la marée baisse, on n’a pas trop le temps de creuser la question, ni de profiter pleinement des canelés de chez Lemoîne. Rabattage sur Codec et la boulangerie Pébeyre (on me souffle dans l’oreillette que ces vénérables enseignes ferret-capiennes auraient été reprises et rebaptisées… foutaises !)
Embarquement avant 11:00 en tout cas. Un coef moyen marée descendante et un vent de Nord en dessous de moyen nous permettent de traverser le chenal jusqu’au Pyla, en surveillant les cahouènes. En abattant, le bateau se traîne. Il faut faire quelque chose : envoyer le spi. Voilà ! Une occasion pour Jacques de réviser son Iboga. Ça tombe bien quand même que j’ai décoincé le piston du tangon pour la 680 Connexion du mois dernier. Ah, non, en fait le piston est de nouveau coincé. Grrrr. Encore de la perceuse au programme pour dé-riveter… Bon, spi envoyé. le temps de prendre quelques images lumineuses de la voile vaguement gonflée.

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680 Connexion 50-50

Attention, chronique en vrac.
Cette édition, le Champion en Titre avait choisi d’apporter son expertise à un camarade. Bonaire n’était donc pas sur la ligne. La ligne justement : une belle salade de bordés à la bouée au vent !
Suite à un départ derrière toute la flotte, je n’ai vu que des tableaux arrière jusqu’à l’arrivée. Et certains tableaux arrières je ne les ai même pas vus tellement ils étaient devant ! À l’arrivée, il y avait 3 4 bateaux devant l’Iboga et 3 derrière (dont un solitaire, non inscrit).
En arrière de la flotte, un passage hardi entre bancot et les parcs, tandis que la flotte contournait prudemment le bancot, a permis à l’Iboga de regagner 2 places qui ne lui furent plus disputées.
La remontée du chenal de l’île restera une session de four à chaleur tournante où le seul vent était celui produit par le courant ; autant dire que les spis étaient collés à l’étai ou peu s’en faut. Encore heureux que j’avais réparé samedi le tangon de spi, coincé par le sel et oxyde d’aluminium depuis deux ans !
Cependant, à part cet épisode, pour une journée annoncée pétole, il y a eu quand même plusieurs séquences ventées ; suffisamment pour faire marcher nos bateaux. Mapoutchet et le dernier segment de Teychan, dans un petit 3 je dirais, et, toujours dans le désordre, entre le départ et la bouée 14 avec le courant (merci le Comité pour avoir choisi ce parcours) face à un petit 2 bft qui se cherchait au début, on peut naviguer. Le 2 bft qui s’est maintenu pour le chenal de Piquey, en faiblissant.

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Paré à Virer !? Duck, duck-boom!

Tiré de l’excellent http://www.teamdistraction.com/ « containing memorable photos useful information about Don and Valorie’s Olson 911s from San Diego, CA, for racing crewmembers and daysailing & cruising guests »

Manou, MJ, Tom, « Pip » et « Finn ». Les 4 derniers, Californiens, viennent découvrir la « dune du Pyla » et « Saint-Émilion ». Ils sont installés à Piraillan et c’est là que je monte les chercher avec le bateau ce dimanche vers midi et demie. Ce qui leur a laissé le temps d’un avitaillement au marché après la grasse mat de jetlag et de vacances.
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Gréements traditionnels, agrément intemporel

La journée commence par une tournée aux Capucins, puis après quelques km, la régate de pinasses à Claouey.

Un bien beau parcours concocté par le comité des courses du club de Claouey, avec un départ donné seulement 1h après l’horaire prévu pour donner le temps aux yoles de se mettre à l’abris. On a un peu de peine à reconnaitre dans ce RV au port les fameuses Festivoiles de Claouey, organisées la première fois par une joyeuse bande de pinasseyres créatifs, constructifs et trentenaires, il y a 19 ans (déjà !), dernière fête traditionnelle créé de toutes pièces pour célébrer la fin de saison avec les derniers estivants et les locaux. Mais ce qu’on reconnait bien, ce sont les pinasses, bacs à voile, monotypes et canots mixtes qui ont traversé le bassin pour le plaisir d’en découdre autours de quelques bouées puis de la buvette.
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Un tour de l’île, et plus, à contre courant

Robin est passé me prendre à Claouey à 08:15, comme ça on était sûr d’arriver au corps mort avant que le bateau ne pose avec le descendant. En fait on est arrivé un peu trop tôt même et j’ai dû marcher vers le bateau avec de l’eau jusqu’à la taille. Alors Robin a embarqué et nous sommes allés au moteur jusqu’à un mouillage proche du chenal le temps de prendre un petit déj à l’abris. Le vent est déjà soutenu. Secteur ouest peut être un bon 4 établi. En tout cas cette qualité de vent qui permet de choisir sa destination indépendamment du courant. Alors aujourd’hui, comme ce courant n’est pas trop fort — coef 77 — nous allons faire presque tout le chemin à contre. Comme ça le bassin paraîtra plus grand. Une longue journée sur l’eau s’annonce. À la fin nous aurons gagné un coup de soleil chacun mais que sur le visage, parce que la vigueur du vent sous ce couvert nuageux incitera plutôt à nous couvrir. Mais avant cet épilogue, quelques waypoints de cette marée… Chenal de Piquey vers le nord, avec écart entre Bancot et la Vigne pour trouver de l’eau sous la dérive ; toute la remonté au milieu des mouillages, pour corser la nave ; un trou d’air juste après la Vigne nous motive à nous écarter de la dune puis comme tout ça est allé assez vite, on pousse jusqu’à Claouey, mais là le manque d’eau dans l’estey nous fait faire volte face. La BM est prévue vers midi. Nous n’en sommes pas loin.

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Une bien belle manœuvre

Iboga à côté du 680 du Célèbre Stéphane Scotto, port de la Teste
Version courte : Je suis allé à une soirée à la Teste, au port de la Teste plus précisément, donc autant y aller en bateau. Ce à quoi j’ai consacré moins de 2h en fin de journée. La soirée était cool et le matin il fallait se casser fissa pour ne pas passer la journée dans la vase, alors j’ai fait péter le moteur. Mais dans le Teychan c’était pétole, donc encore du moteur, jusqu’aux bancs de Bernet où je me suis posé en attendant que le temps passe. À la fin du temps le bateau flottait de nouveau, le vent soufflait et je me suis fait une bonne tranche de force 4-5, avec même une prise de ris avant de retourner au mouillage assez tôt.

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Arcachon, Afrique, Toulinguet

Départ à 11:00 du Mimbeau après une nuit tranquille et les croissants.
Vent d’est 4 bft, parfait. On est parti pour une journée d’été encore.

En revenant des croissants… (clic pour voir d’autres photos de la journée)

Lauren et Léo, nous leur avons donné RV à Eyrac, puis déplacé à la Chapelle faute de vent.
Toujours pas de vent. Moteur. Afrique au début de l’estey. C’est la PM.
Baignade, passage du Cloud Strider, casse croûte. Sieste.
Sieste.
Vers 17:00, les bateaux commencent à quitter la zone, la marée baisse
Iboga vent arrière vers les passes. Au travers d’un champ de caouènes : main sur la drisse de dérive qui fonctionne plusieurs fois.
Toulinguet again. Atterrissage sous voile foireux, foireux 2. Affalage et moteur : voilà. Ancre à terre.
Il est plus que temps de redescendre en température !
Puis exploration pour les uns, sieste sur la plage pour un autre et convalescence en fond de cabine pour la 4e (insolation ? 1 piña colada de trop hier soir aux 44 ?)
Le boucan des jetskis !!! Je n’en peux plus.
Mais avec le montant, le ressac. Et le vent a tourné Est-NE 4 bft. Départ sous voile (foireux, pas de chance aujourd’hui; les habitudes reviennent comme des retours de manivelles : douloureusement). Retour sur un bord de près unique avec le jus. Entrée dans l’escoure du phare sous génois seul qui tracte le bateau jusqu’à (presque) le corps mort.

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Mimbeau – Toulinguet – 44

Arrivés vendredi soir à la tombée de la nuit.
Première marée depuis 1 mois. Plein de petites surprises laissées par l’équipage de la pentecôte (faut que je documente mieux certaines procédures à l’avenir).
Découverte d’un souci de dérive, qui ne remonte plus assez pour être goupillée. Ça craint ; d’autant plus que je n’ai pas révisé le bout de relevage depuis que je l’ai posé en remplacement du câble… À voir demain au jour.
Pizzas et banette !
Le bateau flotte tranquillement dans la Lugue, à l’abris de tout ressac.
Au matin, après la basse mer, l’équipage rejoint la civilisation pour un petit déjeuner chez Lemoine, et le plein de bonnes choses et de rencontres sympa au marché.
Puis route vers les passes. Arguin ? Ça ne va pas être possible : malgré le descendant, un fort ressac déferle le long du banc. Demi tour et remontée vers le Toulinguet. Bords face au vent et au courant. L’Iboga remonte en de larges bords pas tout à fait carrés (mieux qu’un Gib Sea 68 sur la même route).

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