Le Flow comme si vous y étiez

Vingt-quatre heures d’Iboga, dont une belle séquence de 3h de virements de bords dans un vent soutenu. Ça faisait longtemps et c’était bon.
Ça a commencé samedi soir, 20:00 au bateau, avec de l’essence, un pack d’eau et quelques victuailles. C’est bien calme sur l’eau. Pas un bateau. Le temps couvert, après cette journée si chaude. La lumière de fin de journée un peu blême. La mer monte jusqu’à 22:30. Yamaha, 1h, Saous. Ancre. À portée de vue au sud de l’île, 4 ou 5 bateaux. C’est l’heure rose : il ne reste plus que quelques minutes de jour. Aux cabanes, un peu plus loin à l’Est, une bande de fêtards qui rejouent radio nostalgie.

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Caouène !

Oui : caouène ! C’est une exclamation ici, qui signifie, au delà de sa traduction simpliste en « et merde ! », exprime la contrariété d’être empêché d’aller de l’avant, d’être bloqué par quelque chose. Et au sens propre, dans le patois de Buch, un banc de sable sous l’eau, mais pas assez profond pour éviter de s’y échouer si jamais on tente de passer dessus. Bien sûr la contrariété est de plus ou moins longue durée selon qu’on s’y échoue au montant ou au descendant :)

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Le lundi au soleil ! la la la…

PM 07:24. Claouey, l’eau lèche, non, frappe le perré de Sylvosa. Vent SE déjà fort. Ambiance : gris. Ferret, 09:45. Encore de l’eau au dessus de la buse : mon repère. Il y a plus d’1 m d’eau au bateau. Annexe, sa première sortie de la saison. Préparation tranquille. Mais pas trop : à 10:20, on voit bien les rides du sable dessous. Il est temps de décamper. Sous voiles et sans dérive. Le vent porte vers la plage. Dérape, redérape, et voilà, un peu d’eau pour planter quelques cm de dérive. Lof. c’est parti pour la marée. Le Génois et la GV sous 1 ris. Pas un bateau à l’horizon, vu du Ferret. Seulement 1 jetski. Calcul de route : avec coef. 103 marée descendante, si je pars vers le sud, je suis éjecté du bassin dans 1h. On va faire autrement : je fais cap au nord grand largue. Le bateau s’arrache à 2-3 nds, pas mal contre un tel jus ! Comme ça jusqu’à l’Herbe. Je calcule qu’il ne reste plus que 1h de descendant. Volte. Voilà du près cap sud. à 7.4 nœuds ! Quelques larges bords. Voilà la pointe. le Toulinguet, ce qu’il en reste. Des bancs dessous ! Dérive à la main, rejoindre le chenal. Le vent forcit : il faut réduire. Foc n° 1 contre Génois. Le chenal est étroit après le Toulinguet. Le bateau gite fort encore. Réduction hasardeuse de la GV au 2d ris. En trois fois… Paf la bôme sur l’oreille dans un empannage pas maîtrisé. Après, ça va mieux, encore vite mais le bateau est gérable. Balise n° 5.

Iboga dans le chenal des passes

Iboga dans le chenal des passes

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53 ans et 1 jour, se remettre de ses émotions à Afrique

Ce 15 octobre, j’ai 53 ans depuis quelques heures. Un anniversaire acclamé par les organisateurs et participants de TEDxBordeaux en fin de journée. Mais qui a eu cette idée ? Emmanuel, le (co)licencié TEDxBordeaux, tout à son euphorie d’avoir (enfin) délivré cet événement inspirant ? Que d’émotions. J’ai laissé Hélène et Jacques, après un petit restau dans la chaleur bordelaise des Chartrons, et pris la route pour le Ferret. Il est 2h du matin, vent d’est peut être 20 nds, Je brave la pleine mer et ses vagues sur mon annexe. Installe le moteur et le gouvernail sur un Iboga qui danse. Laisse l’annexe là et vais trouver face au vent dans la nuit noire un corps mort dans le chenal. Très noire : difficile de distinguer les bouées de mouillage blanches, et de se situer. Je croche finalement sans trop d’hésitations ni de peine un mouillage libre et assure le bateau dessus. Ainsi, c’est mon plan, demain matin, je partirai à la première heure. Continue reading

404 Not Found

C’était une bien agréable soirée à Sylvosa entre cousins mais ils n’ont pas suivi pour cette marée : « en bateau tu n’as pas le temps de rien faire ». Tout juste Jean-Yves ! Mais pas de temps pour argumenter : la marée n’attend pas quand elle baisse.
C’est un fort coef. Donc beaucoup de jus. Et comme souvent en fin de matinée, le vent faiblard, E-SE. C’est juste assez pour traverser les bancs de sable jusqu’à toucher le Pyla, puis tirer de larges bords sans vigueur, le courant aidant. Pour finir comme souvent, par lancer le moteur pour finir la route. Ça va prendre quand même 3 heures cette descente. À l’arrivée, plus beaucoup d’eau dans la conche évidemment. Mais assez pour s’y incruster. Ce dimanche ne ressemble pas à la fois d’avant : je compte 14 bateaux dans la conche. Il fait pourtant aussi beau.
Il est plus que l’heure de déjeuner.
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