Petite marée sur l’Iboga

Dimanche, vent attendu 10-12 nds d’est, ensoleillé, t° ressentie 18-20°
La marée monte, coef 44. On peut partir à midi du mouillage. Naviguer avec le flot : tchanquées ? Gujan ? le long de la presqu’île ? on décidera… Il faut être de retour au mouillage avant 19:00.
Bon programme, non ?

Ainsi était formulée mon invitation à bord.
Finalement on s’est laissé tenter par remonter le long de la presqu’île.
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Vers l’Herbe, ou pas…

Ce dimanche 24 mars, les Jouët 680 se sont donné RV pour une navigation de conserve, une escale à l’Herbe et un tour de l’île. J’ai décidé d’accompagner le mouvement avec l’Iboga. Hélène et Jacques se sont portés volontaires comme équipiers. Ils arrivent le matin de la Teste par la pinasse de Bélisaire. Nous nous rejoignons pour un café au Yachting vers 09:30. La marée baisse. Le vent inexistant. Le coef de 108. Je vous laisse résoudre l’équation : l’Herbe ne fait pas partie des résultats possibles.
Ce sera du moteur dans le sens du courant. Et encore il faut forcer pour traverser le chenal vers le Pyla, en visant le Moulleau. Devant la Grave, je crois sentir un peu de vent Est-Sud-Est. Voiles hissées, moteur coupé, ça repose. Seulement, le bateau tourne sur lui même emporté par le courant. Ce n’est pas vraiment « naviguer ». Allez, re-moteur pour finir de longer le banc d’Arguin.
La conche sud présente une passe d’entrée exiguë entre le banc et les parcs. Pas évident de trouver un vrai chenal. Plutôt que risquer d’être collés au milieu du passage, nous piquons dans la conchelette au sud de l’entrée, jusqu’à échouer au bord de la plage, bout au vent de Nord qui arrive. Il reste 2h de descendant. Dans la conche, 4 bateaux dont 2 à voile. Pas mal. Cette année, les places seront très rares et l’accès difficile. C’est pas plus mal.

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Marée adverse

C’est le Grand Jour de la saison : la mise à l’eau et le retour du bateau sur la Presqu’île. Le RV a été pris avec l’Homme de la Manutention, très tôt, pour bénéficier du descendant tant qu’il reste assez d’eau à la cale de la Barbotière. Seulement voilà, l’Homme en question a disposé autrement de notre RV. Ce n’est pas la première fois. Nous décidons par téléphone de reporter à 16:00, quand le flot sera de retour. Entre temps, sous un petit crachin rafaleux, je monte à bord du bateau toujours calé, pour l’armement : enquiller la bôme, maniller le palan d’écoute de GV, endrailler la GV tout en glissant les lattes dans leur gousset respectif, passer les ris, ajouter une estrope pour contenir le point d’amure contre le mât car la bôme tend à s’échapper du vit de mulet quand le voile n’est plus sous tension (lors des prises de ris par ex., ce qui est très embêtant, la bôme flottante, sur le moment). Des bricoles nécessaires. Et puis l’Homme de la manutention paraît dans la matinée, avec son 4×4 et sa remorque. Pour préparer le bateau. Désamorçage des étais de chantier, transition du navire des bers vers le charriot hydraulique. Le bon moment pour les retouches d’antifouling à la place des patins du ber. On me propose une mise à l’eau immédiate, vu que la marée elle n’a pas beaucoup baissé. Je devrais dire oui, mais je décline : pas d’humeur, ce crachin, ces rafales… j’espère un temps plus clément cet aprème.

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Carénage d’hiver 2019 – 2/2

Samedi 16 février, je suis un peu plus organisé. J’ai récupéré ma malle d’entretien grâce aux cousins de Claouey.
Première tâche : mastiquer les quelques pets sous la flottaison. Le temps que ça sèche, passer les œuvres vives à l’acide oxalyque pour les reblanchir provisoirement. Déplorer une fois de plus l’état lamentable de la peinture de coque qui part en plaques au niveau de la flottaison :( encore bravo le chantier…
Un temps mort, occupé à récurer le coffre arrière. Il faudra bientôt (encore) remplacer les rivets.
Vient le ponçage sous la coque. Toujours une partie de plaisir de respirer et se tartiner les globes oculaires de cette poussière biocide et synthétique. Pouah !
Le masquage de la ligne qui fait mal aux bras.
Et enfin, la peinture ! D’abord, une nouvelle couche d’époxy noir sur la sole : la partie qui s’échoue et frotte sur le sable toute la saison. Puis l’antifouling sur le reste des œuvres vives. Une couche suffit.
Il fait presque nuit quand je range le chantier. Une belle lune se lève à l’est.
Le bateau est prêt pour la mise à l’eau.

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Carénage d’hiver 2019 – 1/2

Ce samedi 9 février, plein de bonnes résolutions et pressé de préparer le bateau pour une mise à l’eau précoce, j’arrive au chantier pour passer le Kärcher. Mais quelle heureuse surprise ! Ce n’est pas la peine : les amis du Jouët d’à côté ont aimablement caréné la coque de l’Iboga dans la foulée de la leur ! Merci !
Il reste quelques finition nécessitant un grattage manuel.
Tant que je suis dessous, brossage des rayures à la brosse nylon rotative, pour bien creuser et dégager les petits éclats.
J’aurai bien poursuivi par le ponçage, mais je suis bloqué. Un truc débile : pas possible de me rappeler où j’ai remisé ma malle aux outils en début de saison dernière !
C’est pas une grosse journée. Je profite du soleil pour faire une sieste dans la voiture…
La suite samedi prochain.
(pas de photos, c’est dire)

Convoyage d’automne

Aujourd’hui, c’est le convoyage d’automne.
J’ai laissé le combi ce matin au port de la Barbotière.
À 09:00, Manue me conduit à la « pinasse » UBA de Thiers, cap sur Bélisaire. Puis jusqu’à l’Iboga à pieds par la plage. La mer monte depuis 3h30. Le bateau danse sur son mouillage. Je le rallie à bord de l’annexe : il fait un peu frais avec un léger vent de nord ; pas envie de me mouiller.
La traversée du chenal commence au moteur appuyé sur la GV bâbord amure. Puis au niveau de la bouée 14, le vent se renforce un peu. Je peux abattre et envoyer le génois. AHHH ! Le Silence…
Un soleil assez franc aide à supporter la légère fraicheur, mais bon, malgré le réconfort du café chaud, devant le port d’Arcachon, je chausse les bottes (je sais : le café n’est pas réputé pour réchauffer les pieds).
Peu de monde sur l’eau. Une voile quitte Andernos (?) ; une autre un peu plus nord. Je croise 2 ou 3 parqueurs.
Après une Toussaint mouillée, cette journée de pont sèche et lumineuse fait plaisir à vivre. Jubilation d’être sur ce bateau, là, sur l’eau.
Bientôt pleine mer. Pour qui n’est pas familier des chenaux du sud bassin, pas aisé de s’y retrouver dans ce paysage liquide apparemment uniforme. La carto Navionics sur ma vieille tablette aide bien à dessiner les trajectoires.
Les tripodes, K13… voilà l’entrée du chenal de la Barbotière. Vent arrière toujours sous voiles. Faudra penser à affaler avant d’entrer, parce que le port est court. Juste à droite, devant : un banc de sable. Affalage de la GV, lof, ancre, affalage du génois, stop.
J’ai 1/2h d’attente avant mon RV. J’ai bien laissé un message à mon remorqueur avant d’arriver à Gujan, mais pas de retour. Je rappelle : « quel RV de midi et demie ? » Il a zappé… Pas de souci, je vais mettre le bateau à sa disposition le long du quai, il le sortira un peu plus tard.
dépose complète de la GV qui est pliée sur le quai, de même le génois. Bôme et gouvernail rentrés.
Fini le convoyage. Je dois filer pour du bricolage à la Chapelle. Je reviendrai en novembre passer le Kärcher.

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Claouey – Bancot et les copains – Ferret

Au beau milieu d’un beau WE qui a vu la joie de participer à la despedida de mon cousin Pascal entouré de ses fidèles équipiers, de ses camarades d’escalade et de la famille — et donc de larges tranches de soirées sans fin — et la dernière régate de pinasses à voile de la saison — le tour de l’île — au cours duquel un importun banc de sable a mis un terme brutal à nos ambitions, voilà la marée du dimanche.

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Gaillouneys – Claouey

Passage à Claouey prendre Jean-Yves et Laurent qui paraît-il est tenté par l’expérience du cabottage. Embarquement au Ferret. Marée descendante. Cap sur le Pyla. Passage des caouènes au moteur parce que le vent est faiblard à inexistant. Passes sud sous voiles : le vent est revenu. Il est dans les 13:00. Trop de monde à Arguin toutes les places sont prises, pas envie de foule. Piquer à la plage des Gaillouneys un peu au nord des blockhaus. Marée basse. Ancre dans le chenal et à la plage. Un peu de ressac et le vent qui tourne ouest compliquent un peu l’escale. Mais pas assez pour nous empêcher de profiter du pique-nique, baignade et tour dans la végétation dunaire. Les mûres !!! Maintenant que la marée a bien commencée à remonter, on repart direction Claouey, pour l’escale du soir. On a du prés serré à grand largue. Le vent fraichis bien. On réduit la GV ; avec toujours le génois. Laurent à la barre. Puis Jean-Yves. Peinard pour moi. Manou sur la banquette au fond. Dans le chenal d’Arès puis de Lège, plus grand monde, le vent a juste faiblit comme il faut pour nous faciliter les virements de bord au milieu des mouillages. Arrivée dans un souffle d’air devant Sylvosa, escale du soir.

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