Teychan, aller-retour express sous 20 nds

On me dit que c’est férié le 10 mai cette année.
Je vais en profiter pour aller sur l’eau.
Mais avant de quitter Bordeaux, avitailler la maison au marché des Capucins. L’occasion de composer un pique nique de bons produits pour la marée : jambon d’iberico de bellota et chorizo, compensés par quelques crudités croquantes qui iront bien à l’huile d’olive avec des pommes…
Route. La foule des grands ponts au Ferret.
Le bateau flotte à peine quand j’arrive à 11:15. Le vent de nord est rafaleux, dans les 20 nds, comme prévu. Je prépare 1 ris. Et le génois ? Non plutôt le foc n°1. Le chenal est secoué par les vagues du vent contre courant. Le bateau se couche encore. Prise du 2e ris (l’écart sur la trace GPS). C’est la deuxième fois de la saison que je descend à 2 ris ! Drisse bloquée, hale-bas souqué, là, le bateau est manœuvrable. On est bâbord amure au près jusqu’au Grand-Banc. Ensuite, abattée cap ouest le long des parcs. Une flottille de petits First on dirait — mais je vois aussi un Jeanneau, ce n’est pas flagrant de là où je suis — toutes voiles ferlées s’apprête à remonter Afrique ; renseignements pris, c’est le rassemblement national des First 18 ; chapeau pour cette belle flotte. À part eux, pas grand monde sur l’eau.
L’iboga continue route à l’est. Pas de destination définie. Devant l’Aiguillon, Teychan ou Gujan ? Ça sera Teychan. Le bateau file avec ce vent de travers vigoureux. On est vite au fond, là où le chenal se sépare en 3 : vers Lanton, Audenge ou Comprian. Mais à pleine mer, sans ma tablette Navionics, je ne distingue pas bien les bords des chenaux et en solo sous 20 nds, je préfère la prudence. Donc demi-tour par le lof et route à l’ouest.
J’ai toujours le vent dans le dos et à vrai dire je commence à me cailler dans le cou, malgré le soleil de face.

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53 ans et 1 jour, se remettre de ses émotions à Afrique

Ce 15 octobre, j’ai 53 ans depuis quelques heures. Un anniversaire acclamé par les organisateurs et participants de TEDxBordeaux en fin de journée. Mais qui a eu cette idée ? Emmanuel, le (co)licencié TEDxBordeaux, tout à son euphorie d’avoir (enfin) délivré cet événement inspirant ? Que d’émotions. J’ai laissé Hélène et Jacques, après un petit restau dans la chaleur bordelaise des Chartrons, et pris la route pour le Ferret. Il est 2h du matin, vent d’est peut être 20 nds, Je brave la pleine mer et ses vagues sur mon annexe. Installe le moteur et le gouvernail sur un Iboga qui danse. Laisse l’annexe là et vais trouver face au vent dans la nuit noire un corps mort dans le chenal. Très noire : difficile de distinguer les bouées de mouillage blanches, et de se situer. Je croche finalement sans trop d’hésitations ni de peine un mouillage libre et assure le bateau dessus. Ainsi, c’est mon plan, demain matin, je partirai à la première heure. Continue reading

RV humide à la Hume et retour ventilé

Iboga à la Hume 28 avril 2012 - photo Chantal PivertOui, samedi, c’était déluge plus ou moins intense, mais ininterrompu et surtout suffisant pour traverser ma veste de quart (que je soupçonne HS malgré sa belle apparence). Résultat : iPhone HS :-( Mais malgré le froid qui commençait à gagner, le plaisir d’arriver sous voiles dans le port de la Hume. Pardon, à l’entrée du port de la Hume. Le temps, simple formalité, d’attendre sous la pluie encore battante que la marée consente à gagner 30 cm supplémentaires et nous permette d’arriver enfin. Juste à temps pour constater que le salon nautique de la Hume était devenu un brave désert. Pourtant, bien caché derrière un tamaris, une tente et sous cette tente, hormis le maire de la commune, que des amis ! Amis de l’APTRA, de la SNSM, du Pierre-Mallet qui avaient traversé le canal, et d’honorables représentants d’antan comme d’aujourd’hui de l’industrie navale traditionnelle gujannaise, et mais aussi surtout des #nndd et 680tistes de base. Toute cette assemblée réunie par Corentin Chatelperron, jeune ingénieur, venu nous motiver à soutenir son admirable initiative : sauver l’économie du jute au Bangladesh en commençant par construire un bateau en fibre de jute, et revenir du delta du Gange à la France dessus

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Un équipage motivé pour naviguer sous la pluie en novembre

Dernier planteur de la saison 16 de l'Iboga après une nave tranquille autour de l'ile. Démâtage à suivreL’Iboga est démâté depuis cet après midi. Il attend à l’ancre, plage de Bertic (j’espère à l’abris des coups de vents et de toute traversée intempestive des hauts du bassin, cette année) que je le fasse transporter au sec. Les haubans, étai et pataras déposés et emportés à Bordeaux pour replacement. Les actuels datant si ma mémoire est bonne de 96 ou 97 peut-être. J’ai un gros programme d’entretien pour cet hiver, incluant la dépose et remplacement de tout l’accastillage de pont qui de toutes façons est le siège de sournoises infiltrations.

Mais auparavant, la chronique de ce dimanche 6 novembre.

Comme le montre la carte (ne tenez pas compte de ce trait vertical fantôme), le parcours c’était Mimbeau – Claouey via le tour de l’île, suivi d’un démâtage.

À bord, un équipage fort motivé :
– Delphine, mon équipière des dernières 18 heures (déjà présentée là)
– Fred (@fredbermudes), aussi équipier des 18 heures, et son fiston, qui saura se rendre bien utile pour faire circuler les crudités et l’eau qui désaltère
– et Sébastien (@z3zone), pour sa 1ere sortie sur l’Iboga Continue reading

Coup double à Arcachon et 1ère vraie nave de la « ya pu d’saison »

Le samedi, c’était un peu de bénévolat pour gratter et peindre la pinasse à voile Capricieuse, au club nautique de Claouey. Puis un repas de pinasseyre en quelque cabane claoueyenne. Suivi d’un acquis de conscience sur la Méhari : porter la roue à rechambrer, contrôler les lumières et se rendre compte que toutes celles de l’avant sont à remplacer de fond en comble (optique et gamelle comprises). Après seulement il sera temps de voir s’il y a d’autres raisons pour le non-fonctionnement généralisé. Et voilà la fin de journée. Il reste 1h de montant. Bruine assez conséquente. Vent ouest 15 à 20 nds.

À l'ancre pour la nuit au Mimbeau. Météo pour demain pourrie mais ça me va : meilleure pour la voile que pour le transport de bois volé. Au Ferret : embarquer sur l’Iboga.

Aller au moteur 500 m plus au sud, planter l’ancre dans la Lugue du Mimbeau en face de chez Boulan. Dîner chaud à bord. Installation pour la nuit. Nuit.

Dimanche, 07:50. C’est la PM. Installer le bateau plus au milieu de l’estey, à côté du Chiu’le Bent, pour profiter d’une petite heure de tranquilité avant d’affronter les conditions dans le bassin : 20 nds de vent, ouest, crachin, visibilité 1/2 mile. Armement de l’Iboga pour gros temps : GV sous 1 ris et Foc n°1 à l’avant. Départ sous voile. En sortant, on croise le Tante Sophie qui se prépare pour une manifestation de reconstitution historique sur laquelle j’aurais beaucoup à dire mais pas ici. Continue reading

Dernière sortie sous avis de grand frais

La route de l’huître, régate arcachonnaise annulée pour de bon. Menace d’avis de grand frais sur le Bassin pour l’après-midi de dimanche.

Déception. Motivation : alors, les équipiers, qu’est-ce qu’on fait ?

Mon message :

Entre les max. 23 nds de windguru et la « menace d’avis de grand frais » (max. 33 nds) de météofrance, je trouve que le CVA abuse de précautions.

Ca vous dit d’aller quand même taquiner les pignots demain. Même heure, même programme (ou presque). Parcours envisagé : Ferret – Arc. (dépôt de la plaque du trophée au CVA s’il y a quelqu’un) – Claouey en vue de la mise au sec du bateau.

Vidéo ci-après

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Du Grand-Banc à la bouée 1

Qu'est-ce qu'elles ont ces couleurs ? De rêve. Ah, ben... c'est vrai.Je suis sur le bateau depuis minuit, après avoir croisé un sanglier et un couple de chevreuils sur la route du Truc-Vert. Marée basse, lune pleine et lumineuse, vent d’est – suet soutenu et tiède.

Au matin, un coup de moteur pour aller profiter du soleil levant pendant le petit déj’ au mouillage dans le chenal. 09:00, décrochage. Le vent est encore assez fort pour évoluer sans contrainte à contre courant. La marée baisse depuis 3 heures pourtant. Cap au nord, vent de travers, passage sur le bancot, parcours du Courbey au près sur un bord tribord amure. Descente vers le Moulleau. Regard inhabituel pour moi. Traversée des bancs de Bernet à plusieurs reprises scarifiés par la dérive de l’Iboga. L’idée, c’est d’aller passer la basse mer de midi entre les bancs du Toulinguet. Mais à l’approche, le plaisir de faire marcher le bateau l’emporte et je zappe l’escale. Direction le grand sud : les Terribles Passes du Bassin d’Arcachon. Ce dimanche, elle n’ont rien de terrible, c’est pourquoi je m’autorise à suivre le chenal balisé jusqu’à la bouée 1, la dernière avant ATTARC : la bouée d’atterrissage.

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