Samedi 30 mai 2009
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Alors que les girondins de Bordeaux allaient se faire sacrer héros populaires par 80 000 personnes place des Quinconces.
Arrivé tard - 12:00 - sur le Ferret, mais pas de speed : le temps est estival, la marée encore haute quoique descendant, la glacière plein de bonnes choses du marché des Capucins, Jacques en route lui aussi…
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Jacques hisse la gévé de l’Iboga
C’est une journée d’été 2008 normale : on croit qu’il va pleuvoir toute la journée et puis non, il finit par faire beau dans l’après-midi.
Là , ça a commencé par un projet : embarquer Jacques et Pierre-Antoine sur l’Iboga pour une virée à Arguin.
Comme la marée baisse, j’ai dû déhaler l’Iboga vers des eaux plus profondes (le moteur n’a pas démarré, mais de ma faute : exceptionnellement, j’avais ôté le machin de sécurité, le tortillon rouge… bah…) Après un petit déjeuner à bord, descente à terre d’un coup d’annexe. Rejoins Jacques au marché pour avitailler la soirée Blog on the Beach prévue ce samedi. Puis 2e petit déj’ à la villa de Jacques et, vers midi, enfin nous embarquons.
Il n’y a pas un pet de vent. C’est pas faute d’essayer, à un moment, mais pas longtemps. La marée baisse, Yamaha tourne rond et nous pousse jusqu’à Arguin.
Nous sommes bien couverts : coupe vent, pulls, Kways… pour la promenade jusqu’à la passe nord. C’est au retour que le temps est devenu baignable. Alors baignade. Copieux déjeuner à bord tandis que la mer monte et que le banc change de dessin. Sieste. Et, puisque le vent est arrivé et que l’après-midi est bien engagée, il faut y aller.
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Non, je ne me suis pas engagé aux 18 heures cette année. Pour la première fois depuis 2000. Mon bateau pas préparé (carénage, accastillage, etc.) et un coefficient de marée dans les 90, une perspective de passer de nombreuses heures à batailler contre le courant et à attendre la renverse à l’ancre, raisons qui ont eu raison de mon goût pour cette épreuve/partie de plaisir.

Enfilade de pinasses devant la plage Joigny à Arcachon
A la place, j’ai embarqué sur le bac à voile Pdt-Pierre-Mallet pour la régate des bateaux traditionnels de la fête du port de Larros, suivi d’une fête de haute tenue, selon les critères pinassayres. Il y a quelques photos sur Flickr.
Bon, nous avons gagné la régate de bac. Acclamations lors de l’entrée sous voiles dans le port de Larros. Belle manoeuvre d’affalage dans un mouchoir.
Mais cet épisode dans la tradition ne m’a pas empêché de faire du Jouët. Au contraire.
En amont, pour rejoindre l’équipage au port d’Arcachon. RV à 13:00 samedi. Autant dire à la basse mer. Pas envie du tout de batailler 2 heures au moteur pour aller du Ferret au port, contre le courant. C’est pourquoi j’ai embarqué sur l’Iboga à 23:00 vendredi. Ainsi, j’étais d’attaque à 06:30 samedi pour la traversée avec la fin du montant. Et comme il y avait un vent d’ouest soutenu, l’Iboga a avalé les 3 miles en une demi-heure ! Sacrément en avance…
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Comme je disais là , j’avais un beau programme pour ce samedi 7 juin.
Pour commencer, aller au RV des Jouët 680 à la Sableyre, initiative lancée par Jean-Claude Faucher (Le Gaillard, absent) et reprise au bond par Jacques Migné, patron d’Emilie Borgadion. Oui mais Emilie Borgadion est retenue à quai la faute à un toron farceur au niveau de l’étai… Alors Jacques, il embarque sur l’Iboga.

Cliquer pour aller voir l’album complet
Peu après pleine mer, vers 09:00, l’Iboga s’élance au près serré, cap au 60, vers Arcachon. Las ! un fort courant nous dépale jusqu’en dessous de la jetée du Moulleau (voir la trace qui en dit long)… Qu’à cela ne tienne, nous tirerons un bord au 180 (Nord). En effet, ce bord de près nous amène… à notre point de départ, ou presque ! Diantre, à ce rythme, nous ne sommes pas rendus au RV. Une série de coups de fil et de sans fil lancée par le camarade Laurent Berton (Bonaire) lui aussi empêché de venir mais dévoué à faire circuler l’info : il devrait y avoir Patrick Lucas (Galip) et François Belly (Abou Yaya). Mais comment les prévenir de notre “retard” ?
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Aller sur la carte interactive avec les photos positionnées à l’endroit de la trace où elles ont été prises.
Avec la bonne conscience du travail accomplis, je m’étais autorisé un WE de 3 jours. Deux autre motifs étayaient mon projet : la perspective d’une journée quasi estivale telle que promise par la Météo, et l’impérieuse nécessité de caréner l’Iboga, activité qui demande 3 jours dont au moins un ouvré.
Pour le carénage, ça n’a pas marché, la faute au coefficient de marée trop faible pour permettre au flot de hisser mon bateau sur le ber de carénage. Il ne restait plus que le temps libre et le climat. Que faire ? J’ai apaisé ma conscience en promenant un seau de matériel de nettoyage - détergents, brosses, spays, etc - qui finiront la journée inutilisés, et en consacrant au moins 10 mn à remplacer le chariot de rail d’écoute tribord de foc grâce à la volumineuse caisse à outils qui a, reste du temps, servi de lest.
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