Samedi soir à Arguin – dimanche soir au Mimbeau

Ce samedi, premier d’un WE de 3 jours, ramassage d’Alice en début d’après midi. Au bateau vers 14:30. La marée baisse depuis peu. Prise d’un mouillage dans le chenal. Session réglage des haubans : tenter de les tendre à 20%, faute de dynamomètre, en suivant la technique du mètre scotché au hauban. Laisse tomber : rien ne se passe comme décrit dans la méthode. Je repasse à la méthode de « oulah, c’est bien tendu, comme ça » combinée à la méthode du « ça va , le mât semble droit ». En tout cas ça sera meilleur que de le laisser mollasse comme avant, malgré les ridoirs tordus dans le dernier remâtage.

Iboga échoué pour la marée à Arguin Et puis la route vers Arguin. L’arrivée devant le pseudo passage de la conche sud. L’afalage du génois et mise en route du moteur. Le repérage, sur la base des photos aériennes récentes de Clément Viala. Merci Clément ! Il ne reste pas beaucoup d’eau. Mais assez pour passer, en essayant de viser les passages sans chantiers, en longeant bien près des rangées de pignots. Deux caouènes plus tard, on trouve de l’eau profonde au cœur de la conche, qui permet de rejoindre le fond. Échouage.

Pour voir par où je suis passé, regardez la trace Google Maps verte. Je tiens le fichier .gpx à votre dispose.

Il y a 1 bateau (10m à moteur) à proximité, et au total sur le banc, 8 moteurs, 1 pinasse et 2 voiliers. Pas abuser, hein ? Ah, non, 3 voiliers, en comptant le Sun 2000 échoué haut sur la plage côté passe. Pas mâté (ni démâté), son safran et son moteur en place, capot fermé. Son ancre déroulée côté passe. Il ne semble pas en péril. Il faudrait juste que son propriétaire soit présent à la prochaine marée pour l’aider à descendre à l’eau avant de rejoindre son mouillage au Ferret.1

C’est farniente, lecture, puis baignade dans la passe pour moi. Hécatombe de coques, contemplation et coucher de soleil pour Alice. Sauvé par l’opportune éclaircie crépusculaire, le coucher de soleil violet magnifique. Puis dîner chaud à bord.

Coucher de soleil, côté ouest

La drôle d’idée à la con de notre voisin de lancer son moteur pour alimenter son éclairage. Sans déconner, faut pas avoir d’idées… La marée est remontée. réglage des ancres pour anticiper le vent d’est prévu au matin : pas se retrouver poussé sur la côte acore. Et la nuit.

Nuit de pleine mer. Pas le meilleur confort. Mais le ressac n’est pas excessif.

Au matin, temps bouché. Marée basse. Vent d’est-SE soutenu. Il n’y a rien à faire que changer l’eau des coques et les nettoyer des nessains de moules. Lire. Laisser le temps passer et la mer remonter.

Vers 11:00, 3h après la basse mer, le bateau flotte depuis 1/2 h. Il est temps de prendre la route pour le Ferret où nous sommes attendus à déjeuner. Le vent s’est littéralement effondré. Ce sera du moteur jusqu’au chenal. L’occasion de couper à travers les caouènes juste au nord des bancs. Et le vent revient, nous offrant une demi heure de voile entre Hortense et l’escoure du phare.

Ferlage sommaire et descente à terre.

Retour en fin d’après-midi, à mi descendant, pour une centaine de mètres, reconnaître un mouillage sympa pour « la bande à Estouki » dits les #nndd2.

Pendant que les amis approchent, une importante flotte des Blue-Jin et Jin 7 de B2 Marine atterrit côté plage, devant le club nautique.

Puis arrivent dans le désordre et plus ou moins tractés (une panne et une absence de moteur) : Erak, Sun 2000 à Patrick, Estouki, Sun 2000 à Mathieu, la Bulle, camarade Jouët 680 à Joël, Filou et Pilpouz, First 18 respectivement à Bastien et Thomas, Mouille-col, Sun 2000 à Jean-Louis et Uka, Sun 2000 à Jérôme. Juste assez d’eau pour beacher côté banc de sable.

La flotte beachée au Mimbeau C’est directement l’apéro sur le passavant d’Uka. À quoi reconnaît-on qu’il y a des dames dans la bande ? Il n’y a pas que de la charcuterie et des huîtres à manger ! Grosse promenade à pied jusqu’aux Américains. Poursuite de la soirée arrosée d’alcools fins sur le banc.

Le point de vue de Patrick, d’Erak

Installation pour la nuit.

Pour ma part, je relâche mon mouillage de plage pour que le courant ramène le bateau dans le lit de l’estey, de sorte, si je me réveille assez tôt — mais le jour me réveille toujours — pour déplacer le bateau vers le chenal, des fois que la journée soit favorable à la voile.

Mais en attendant. Nuit.

Demain est un autre jour.


  1. semi-épilogue : Mathieu « Estouki » lance 2 semaines plus tard un appel ; le Sun 2000 est encore là. Épavisé. Rempli d’eau, plus de capot, plus de moteur ni de gouvernail. Quelle misère…  

  2. Cri de ralliement : Naviguez, Nom De Dieu 

  • Trace intéressante pour accéder à la conche sud. J’ai vu que la semaine suivante, les (des… trop peu visiblement) ostréiculteurs avaient fait une opération de com pour nettoyer le banc des chantiers désaffectés. Théoriquement, l’accès devrait en être facilité et sécurisé!