Pour une poignée de palourdes : projet de kite au nord de l’ile


Photo: Mathieu

Réveil pour profiter du lever de soleil sous ce vent de nordet toujours vigoureux. Et s’il tenanit toute la journée ? on peut rèver…
Estouki d’Arcachon, via Mapouchet et chenal de lîle avec @estouki et @hiousi grand kiter néo-Taussatais ravi de l’aubaine de découvrir le spot de l’île
Iboga du Ferret via chenal de Piquey et chenal de l’île avec les mêmes équipiers que la veille, forcés à un réveil matinal pour embarquer à 09:30
même pas le temps d’un thé avec les croissants-sud ouest !
la chance de ce vent de nordet vigoureux : 15 nds ; beaux bords avec la marée montante, ras de plage, ras de villas et slalom entre les corps morts jusqu’à la villa Les Hirondelles
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Une bonne moyenne pour ce WE d’été et la saga du corps-mort

J’ai deux engagements pour ce week-end :

1° déplacer le corps mort à l’intérieur de la zone autorisée sous peine d’encourir les foudres de la police des mouillages municipaux ;

2° embarquer la petite famille de Corine et Olivier pour une découverte de l’île aux oiseaux.

Le reste est open.

Autant le dire tout de suite : grâce au beau temps et au vent de force 4 soutenu, le programme sera non seulement tenu mais outre passé pour le plus grand plaisir de tous les participants et le mien aussi.

Ca commence vendredi en fin de journée, juste après un apéro chez quelques autochtones du village des pécheurs du Ferret à qui je viens d’emprunter une pelle. Continue reading

Comment l’Iboga est rentré de la plage

Bon, il est plus que temps de mettre en ligne la chronique de ce sauvetage solidaire et néanmoins réussi.

Je ne sais pas si je dois intituler « La journée du renflouement de l’Iboga » ou « J’ai enfin conduit un engin de chantier ! » ou « Une formidable mobilisation amicale et solidaire ». Les trois sont vrais, mais ce qui reste de plus fort, c’est quand même d’avoir vu 6 personnes qui ne se connaissaient pas, spontanément venues participer ensemble à l’Opération Iboga, en dépit des conditions très pourries et de l’indigente préparation du principal intéressé. En effet, pour toute anticipation, je n’avais prévu qu’un engin de chantier et de quoi faire l’apéro. C’est dire.

Twitter : @estouki Contre mauvais temps bon coeur… J’y vais, là. Départ de Bordeaux. 8:41 AM Dec 13th from twitterrific in reply to estouki

Twitter : Déjà pris de quoi faire l’apéro. Je suis a Lège. 10:10 AM Dec 13th from twitterrific

Twitter : Omw to Andernos. @estouki est déjà sur site. 10:31 AM Dec 13th from twitterrific

Avec ça, on va assurer
Avec ça, on va assurer

Le premier sentiment, en arrivant sur le port d’Andernos, c’est d’être hyper déçu : j’espérais un Manitou rouge, et le Petit Papa Aquiloc m’en a livré un jaune :-)

Apprendre à conduire, et amener l'engin sur site
Apprendre à conduire, et amener l’engin sur site

Et puis, un super temps, même pour la saison : avis de grand frais, jusqu’à 50 nds de vent annoncés. Pluies. Température env. 6°. Bah, ça pourrait être pire… non ? ah, non, c’est vrai.

Mathieu, venu d’Arcachon, premier arrivé sur site était allé voir si l’Iboga est toujours en place, intact, fermé. Tout est OK.

Convergent sur le port Roger avec son très utile 4×4, sa connaissance du terrain et son ingéniosité, et Niko, que ne ne connais que par mails et téléphone, qui a porté une nourrice de rechange, au cas où… Puis Pierre (et son fils), venu de Taussat ayant découvert l’infortune de l’Iboga sur mes tweets d’alarme1. Puis Marc, du Jouët 680 Askell, d’Arès, avec qui je n’avais eu que des échanges d’e-mail jusqu’alors. Une bonne occasion de faire connaissance.

Entre autres remerciements, merci à Niko pour avoir assuré le reportage photo dont on peut voir l’album complet en ligne.

Tout terrain, en vrai !
La première marche est toujours la plus impressionnante

 

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  1. Isolé à Niort le jour de la découverte de la disparition du bateau, j’avais arrosé mes réseaux, notamment Twitter. 

Considérations, précautions et dispositions

Enfin, j’ai pu me rendre sur le site d’échouement de l’Iboga ce vendredi1. Près d’une semaine après l’arrivée de mon bateau sur la plage de Saint-Brice (Lire cet article pour ceux qui auraient raté le 1er épisode).

Rencontre avec Stéphane, le dynamique directeur du port d’Andernos, qui avait dépêché dans la semaine son beau Frère Pascal, du chantier nautique Bleu Marine (zone artisanale d’Andernos). Récupération du gouvernail et du HB de l’Iboga qui avaient été mis à l’abris dès mercredi. Ils sont chargés dans la benne du 4×4 de Roger (le découvreur de l’Iboga, comme raconté dans ce précédent article). En fait, mercredi, malgré la force motrice de son Unimog, Pascal n’a pas réussi mieux que de déplacer le bateau d’une 10zaine de mètres sans pouvoir aller plus près de l’eau. En effet le sable est trop mou à cet endroit.

Iboga échouée à Saint-Brice
Iboga échouée à Saint-Brice après tentative de déplacement par Pascal

Rendu sur site — effectivement il est bien monté sur la plage — je me rends compte de la situation. Le vent souffle en tempête ; c’est saoulant et en même temps ça donne envie d’être sur l’eau, 2 ris et foc n°1, à la barre…

Avec l’aide de Roger, nous effectuons une tentative de traction de l’Iboga sur 2 ancres, en accouplant les 2 winches. Peine perdue. Justegagné un mal au dos. En additionnant la traction du 4×4, pas mieux (la voiture s’enfonce sur place).

Comment faire ?
J’envisage plusieurs possibilités, parmi lesquelles le creusement d’une tranchée pour amener de l’eau à la prochaine grande marée…

Bon, et bien en attendant le bateau devra rester là quelques jours encore. Il convient donc de parer à l’essentiel, c’est à dire mettre à l’abris tout ce qui pourrait tenter un voleur. D’ailleurs, je déplore déjà le vol de la nourrice d’essence Yahama, ainsi que de mon aussière de 30 m, ma boîte à accastillage inox de rechange (sous réserve d’inventaire…)
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  1. Pendant ce temps, <a href="http://www.flickr.com/photos/altaide/3084634647/">d’autres arpentaient la moquette toute neuve en avant première du salon nautique</a> 

L’Iboga retrouvé à Saint-Brice

L’expérience, c’est ce qui nous rend capables de reconnaître une erreur quand nous la recommençons. (Franklin Jones)

Mais… ne sautons pas au bilan. Dans l’ordre.

Le jour se lève. Je suis donc à la recherche de l’Iboga qui s’est fait la belle commme je raconte dans mon article d’hier.

Chronologie factuelle

De Claouey à Saint-Brice
Le parcours de l’Iboga, de Claouey à Saint-Brice

Alors, ce mardi matin, comme convenu, point avec Jean-Pierre. Depuis le port ostréicole de Claouey, il n’y a rien à voir qui resemble à l’Iboga, me confirme-t-il.
Sur sa suggestion, j’appelle la police municipale d’Arès. En effet, il y a eu un relevé des bateaux échoués… On me rappellera. Pour me dire que non, il n’y a pas de Jouët 680 Iboga sur les côtes arésiennes.
Puis la police municipale d’Andernos. Qui me suggère de poser la question à Stéphane, le responsable du port. BON SANG, mais je le connais Stéphane… Je laisse un message sur son répondeur.
Pendant ce temps, Roger, mon collègue Jouëtiste d’Andernos (Cool, c’est le nom de son 680) s’est rendu disponible pour arpenter la côte.
C’est lui qui découvrira le premier l’Iboga. Continue reading

Pourquoi ils n’étaient pas sur l’eau les autres ?

Pas mécontents de poser pied à terre après 1,5 heures de baston au près

C’est un bon WE qui s’achève : 2 soirées amicales, un tour en forêt à La Teste et un tour en bateau, les 2 encore avec des amis. Quoi de plus ?

Le tour en bateau, c’était la 29e journée du journal de bord d’une saison 2008 décidément bien chargée.

De la soirée de samedi, une invitation lancée à Marie, Marcelo et Pablo pour profiter de la marée propice. Marie et Marcelo connaissent bien le bateau puisqu’ils en avaient déjà fait un tour… en 2001 (souvenirs du journal de bord).

Les diverses prévisions météo étaient convergentes — toutes annonçaient un vent fort — mais ne s’accordaient pas sur la force : 3 à 4 bft pour winguru et windfinder, tandis que météofrance annonçait 5 à 6 bft. C’est pas la même chanson à 18-20 nds de vent qu’à 30 !

Finalement, c’était un bon 4 beaufort avec des risées dans le 5, mais pas davantage je pense.

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Tour de l’ile sous un ris

trace29juin2008

Session venteuse et remueuse, au début surtout rapport à la conjonction vent fort du nord contre courant montant. Alice barre tandis que j’établis la GV avec un ris. Puis elle va à l’avant gréer le foc n° 1. Et le bateau s’élance, au travers vers le grand banc. La trace ci-dessus dira plus vite que moi le parcours. Comme nous sommes à PM, toutes les fantaisies sur les parcs et les bancs sont permises.

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Juste un run sous le ris pour le fun

Sous le ris
Sous le ris mise en ligne par fxbodin.com

Dimanche 15:30. Beau temps, coefficient encore élevé à 81. A la basse mer, le bateau est encore échoué juste au bord du chenal, là où je l’ai amené ce matin. Le temps de quelques menus travaux :

– remanier le bout de descente de safran, jamais parfaitement satisfaisant

– balayer et faire sécher sous les planchers (encore du verre…)

– faire le plein de la nourrice, la corvée.

Et l’eau soulève le bateau.

Le vent souffle un bon 4 beaufort établi. Je suis seul à bord. La réduction s’impose : 1 ris dans la GV et le foc n° 1 habillent l’Iboga. Vent contre courant + les vagues des bateaux à moteur : le chenal est secoué d’un clapot hâché heureusement géré par la puissance du bateau, sauf vent arrière, allure à éviter parce que le bateau n’est pas appuyé.

A peine lâché, travers au vent, au courant et au chenal, l’Iboga se propulse à 6,5 nds ! Continue reading

Iboga aux 16 heures d’Arcachon 2007

J’en entends d’ici des qui interloquent : mais… pourquoi il dit « 16 heures » ? Euh, c’est « les 18 heures d’Arcachon », non ?

On se calme… j’explique :

Patrice à la barre, fx à l'écoute de spi
Patrice à la barre, fx à l’écoute de spi
Photo : Benoît Chochon

En fait, l’Iboga n’a couru que 16 heures car j’ai choisi de « décrocher » à 09:00. Décrocher, oui, je veux dire « lever l’ancre qui nous empêchait de reculer devant le Ferret depuis 7 heure du matin », privilégiant le confort de la journée à venir à un hypothétique gain de quelques miles supplémentaires. Pour être clair, je suis allé prendre mon corps mort tant qu’il était encore en eau plutôt que de rester jusqu’à la fin en course et alors obligé d’attendre le soir pour ranger le bateau. Bon, tant mieux pour le reste de la flotte : le vent s’est levé entre 10:00 et 11:00, lui permettant effectivement de grignoter quelques miles supplémentaires. Continue reading