LECTURE pour ceux qui voudraient que la nature reste dans son état actuel, supposé naturel.
En 1895, Ch. Duffart communique son rapport “Géographie rétrospective du Bassin, projets et essais d’amélioration des passes”. Alarmé par l’érosion des plages d’Arcachon “laissant sans défense les propriétés riveraines”, l’on comprend sa motivation. Par chance, en 2006, la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch publie le texte intégral de cette communication sur son site (merci Aimé).
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Samedi vers 13:00, vivres embarqués, plein de la nourrice à essence et du gérican d’eau douce, Alice et Hélène composent l’équipage de cette sortie qui aurait pu être victime du fatalisme météo mais qui a résisté et s’est laissé convaincre que l’embellie serait au RV.
Bien qu’il n’y ait pas grand chose à raconter : pas de phoque, pas de bateaux extraordinaires, pas d’avarie sauf la fin de la bouteille de gaz, pas de phénomène météo, pas de cadavre sous le château de sable, pas de star ni de ministre rencontré, pas de contrôle de l’équipement de sécurité… place aux faits.
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Samedi 15:00, beau temps, vent d’ouest assez soutenu, fin du montant, embarquage de Alice et Julie avec leur père. Annexe au cul de l’Iboga, destination Arguin, projet de nuit tout au fond du sud du banc, la petite crosse repérée 15 jours plus tôt et validée comme mouillage forain confortable.
Confirmation du confort. Par contre nous ne sommes pas les seuls : une onzaine de bateaux, la plupart motorisés, y ont élu domicile comme nous. Pas de chance, l’un d’entre eux balade un jet, à bras, il y a moindre mal, mais qui ne cessera de passer de mains en mains tout le WE et malgré leurs efforts de discrétion, une véritable nuisance sonore et des vagues intempestives. Bon… Super tranquille, la nuit. Au point du jour, réveillé par la renverse de PM, petit vent d’est bien sec, lumière irréelle, calme clapotis, le phoque qui dors sur le bord de la conche… Je retourne à la couchette.
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Samedi 15:00, reste une heure de montant. Ferret, embarquement de Alice, Hélène et fx.
Cap sur Arguin.
Les sacs de couchages sur la couchette et 4 jours de vivres dans la cambuse, faut pas se laisser abattre. Projet de passer la nuit là bas. Navigation au portant, hachée, heurtée, pas très agréable. Arrivée sous voile dans la conche, encore une dizaine de bateaux qui partiront tous avant la nuit. Au crépuscule, nous sommes seuls. La marée baisse. De l’autre côté de la dune, quelques mats émergent. En fait, de l’autre côté, barbotant dans un marais saumâtre, près de 40 mobil-home à voile et à moteur sont à l’ancre ou à l’échouage. Parmi eux, notre ami J.-F., sa petite famille et des amis outre-atlantiens (ça a son importance).
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Samedi, 18:00, marée haute, aller chercher la bateau où je l’avais laissé, à l’ancre. Embarquement de l’équipage : Hélène, Julie et Alice, avec les sacs de couchages, la glacière, de la lecture… Cap sur le banc d’Arguin pour y passer la nuit. Nous avons vaguement RV avec nos amis d’Andernos et ceux de Claouey.
Envoi du spi… puis du moteur pour la plus grande partie du chemin. Nous croisons le MinouMinou II de retour. Je cite Jean : “Ce soir ya bcp de vent ! Non je suis sûr que c t mieux hier.”

Un trés beau coucher de soleil, par Hélène
Arrivée peu avant le coucher de soleil dans la grande conche du sud, un peu trop fréquentée, mais mouillage tranquille assuré. La marée baisse depuis plus d’une heure. Nous quittons ce mouillage pour une tentative de rejoindre nos amis qui se sont arrêtés plus amont, dans la conche derrière les igloo des gardes. Mais peine perdue : il faut faire le grand tour par le chenal à contre courant, le temps passe et la nuit tombe et, quand nous présentons l’Iboga devant l’estey d’accès, il manque d’eau pour passer… Pendant ce temps, Eric et Muriel arrivant de Claouey sur leur Bjet Manouche sont en avarie de HB et s’activent à exploiter le souffle de vent mais ne peuvent aller mieux que sur la plage nord du Banc.
Nous les y rejoignons pour une marée à couple. (à suivre)
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