Coup double à Arcachon et 1ère vraie nave de la « ya pu d’saison »

Le samedi, c’était un peu de bénévolat pour gratter et peindre la pinasse à voile Capricieuse, au club nautique de Claouey. Puis un repas de pinasseyre en quelque cabane claoueyenne. Suivi d’un acquis de conscience sur la Méhari : porter la roue à rechambrer, contrôler les lumières et se rendre compte que toutes celles de l’avant sont à remplacer de fond en comble (optique et gamelle comprises). Après seulement il sera temps de voir s’il y a d’autres raisons pour le non-fonctionnement généralisé. Et voilà la fin de journée. Il reste 1h de montant. Bruine assez conséquente. Vent ouest 15 à 20 nds.

À l'ancre pour la nuit au Mimbeau. Météo pour demain pourrie mais ça me va : meilleure pour la voile que pour le transport de bois volé. Au Ferret : embarquer sur l’Iboga.

Aller au moteur 500 m plus au sud, planter l’ancre dans la Lugue du Mimbeau en face de chez Boulan. Dîner chaud à bord. Installation pour la nuit. Nuit.

Dimanche, 07:50. C’est la PM. Installer le bateau plus au milieu de l’estey, à côté du Chiu’le Bent, pour profiter d’une petite heure de tranquilité avant d’affronter les conditions dans le bassin : 20 nds de vent, ouest, crachin, visibilité 1/2 mile. Armement de l’Iboga pour gros temps : GV sous 1 ris et Foc n°1 à l’avant. Départ sous voile. En sortant, on croise le Tante Sophie qui se prépare pour une manifestation de reconstitution historique sur laquelle j’aurais beaucoup à dire mais pas ici.

Et c’est la nave. Le but, c’est Arcachon. Le timing, c’est on a le temps, si on y est pour midi c’est bon. Alors va pour un tour de l’île par le nord, aux 3/4 à contre courant et intégralement au portant ou largue. C’est bien simple : pas une manoeuvre de voile (sauf réglages). Dans le paysage fantômatique, j’aperçois de rares voiles, je croise très peu de bateaux à moteur. Heureusement, il ne fait pas froid, parceque la pluie a raison de mon sous-équipement. Arrivé dans le Teychan, c’est la guerre du courant contre le vent : accélération du vent apparent, fort clapot. C’est dans ces conditions que j’affale la GV mais conserve le foc, démarre le moteur, positionne une aussière à l’avant et un parre-bat’, pour l’entrée au port. Dans l’abris du port, affalage du foc et prise de ponton, au fond. Je suis salué par Thomas, du First 18 Pilpouz, tout juste rentré avec les Sun 2000 Erak et Mouille-Col d’une nuit à Bertic après une régate à Claouey.

Arcachon : récupération de mon stick « Friend », auprès du nouveau dealer de bons plans de ceux-qui-se-remuent, Sun-Mathieu-2K, et échange de nouvelles. Arcachon suite dédiée à la fête de la mère.

16:00 et quelques embruns, armement du second ris sur la GV. Départ du port. Vent de face. Courant fort et de face aussi. Traversée du chenal puis tricottage au plus près des parcs afin de ne pas trop me faire embarquer par le courant. Le vent faiblit : lâcher du 2e ris (et perte d’1/2 bord). Assez engagé pour faire route directe vers le Ferret. Lâcher du 2e ris. Plus trop de crachin mais à cette vitesse, le retour est long. 18:30, enfin l’escoure du phare. Trois bords plus tard, toujours sous voile, l’Iboga pose sa proue sur la plage.

Mieux que le long discours que vous venez de lire : la trace interactive sur la photo satellite.

Litanie du ferlage des voiles, ramenage au corps mort, vaisselle du WE, ranreage du gouvernail et du moteur… Voilà, une vraie première sortie.