Carénage saison 2018 épisodes 1, 2 et 3

Cette année, excellentes conditions avec le bateau au sec au port de la Barbotière, comme 7 autres 680. Le confort d’un bateau calé assez haut, pas besoin de le démâter, eau courante et électricité à dispo, et plein de camarades de Jouët pour venir aider, conseiller ou blaguer.

Ce matin du samedi 24 février commence comme indiqué dans le programme. Il a bien gelé la nuit mais — déjà 11:00 — le soleil est au RV et la température est supportable. Le seul inconvénient, il y en a 2 : le chantier a purgé son robinet d’eau par sécurité, et la résine époxy n’est pas dans sa plage idéale de températures.

Un tour à la coopé de Gujan : un pot d’antifouling Neptal SE 307, une éponge et une recharge de colle MS Polymère.

Premier geste au chantier : débarrasser le reliquat de lèvres de dérives. Les têtes de vis inox sont pleines de cracoys et impossible à ravoir au cruci. Obligé de défoncer les lames alu, les casser au niveau des vis pour ensuite serrer la vis à la pince-étau. Mais ça se fait. Nettoyage appuyé à la brosse rotative nylon et rebouchage des trous au mastic polyester.

Le quai de la cabane des Jouët 680

Le quai de la cabane des Jouët 680

Déjà 14:00 et une bande de joyeux jouëtistes menés par Laurent de Bonaire (le fameux) m’entraîne à la cabane de l’asso, au port du Canal tout proche, pour un apéro-barbecue en terrasse. Ça ne se refuse pas. Quelques libations plus tard. le chantier peut recommencer. Il ne reste plus beaucoup de temps…

La sole protégée de 4 couches d’époxy l’an dernier a bien tenue. Juste 1 pet à couvrir. Une nouvelle couche ne fera pas de mal.

Et avant de clore cette journée, un passage des œuvres mortes à l’acide oxalyque, pour la blanchir. Fin de la journée.

Antifouling 2018 en place

Dimanche matin. Il a bien plu dans la nuit mais au matin c’est passé. Essuyage de la coque puis masquage de la ligne de flottaison (le nez sur cette pauvre peinture de coque de 2014 qui ne tient pas et s’arrache en plaques le long de la ligne, plus tous les pets de raclements de l’échappée 2017… bah.)

Enfin, passage de la couche unique d’antifouling ; arrachage du ruban de masquage. Avant de conclure la journée, encore un peu d’époxy noir sur la sole.

Coup de fil à l’ex jouëtiste Thierry, qui travaille dans les métaux, pour lui commander une paire de lames alu en remplacement de celles de 2008.

Fin du WE.

Vendredi 2 mars, course à Villenave d’Ornon récupérer ces lames alu. Finalement ça sera du 5 mm au lieu du 4. Merci Thierry.

Samedi 3 mars, un seul objectif : refaire les lèvres de dérive.

Visite chez Baillargeat à la Teste, où l’on trouve le caoutchouc parfait : 3mm d’épaisseur, armé, vendu à la coupe à partir d’un rouleau de 1400mm. Il en faut 115 mm. Accessoires : vis inox de 4 x 25 et une fraise.

Au chantier, préparation des lames : arrondir 2 angles à la meuleuse et ébarber au papier de verre ; tracer puis percer 10 trous de 4 mm ; fraiser les trous pour que les têtes ne dépassent pas.

Ensuite, prise de tête : comment vais-je monter ça, le caoutchouc tout mou, les lattes de 1400, coller, percer dans quel ordre ? … ma spécialité la prise de tête quand je me lance dans un truc qui demande du sens pratique. Heureusement, j’ai un beau frère, c’est exactement le contraire : pragmatique et expérimenté. Et il passe à ce moment précis.

Nous décidons de pré-coller la bande de caoutchouc à la MS-Polymère et l’aidant à tenir avec de l’adhésif (en fait, ça aurait tenu sans), ensuite présenter une lame — pour ça je m’aide d’un plot en bois de la garde au sol du bateau — percer l’avant-trou à une extrémité, visser. Faire de même à l’autre extrémité. Continuer avec les 8 trous restant. Ça se passe pour l’essentiel comme ça. Sauf la vis qui se casse (pas assez avant-troué). Et la 2e qui se casse, de sorte que je dois recréer un trou à côté parce que çuilà il est perdu. Et un peu plus tard, c’est le foret de 3 qui se casse dans le trou ! À ras : je ne peux pas l’extraire. tant pis, je perce en biais et la vis passe. Ensuite, vers l’arrière, sale surprise que l’avant trou révèle une (petite) poche d’humidité liquide dans la coque. Argh ! D’où elle vient celle-ci ? de toutes façons c’est pas le moment pour traiter. On va juste boucher avec une vis et on verra si c’est sérieux plus tard…

Enfin les 10 vis sont en place. Apparemment bien serrées toutes. Un coup de cutter en long au milieu du caoutchouc et voilà !

Lèvres de dérive neuves
(voir d’autres photos)

Beau boulot.
Et fin de chantier.

Certes, il reste tout l’intérieur du bateau à nettoyer. J’ai encore laissé trainer le hublot droit à étancher…

Et le moteur à réviser.
Pour ça, RV est pris avec un spécialiste Yamaha local qui s’en occupera dans la semaine.
RV est pris pour la mise à l’eau samedi 10 à la pleine mer de 11:45.