Contact décisif entre bancs et esteys

Julie D’abord, les dominantes de cette journée sur l’eau, ce sont :

  • l’insigne chance de naviguer avec les filles, Julie exceptionnellement présente, parenthèse dans son séjour Lillois, Alice, juste revenue d’un voyage de l’Autre côté de l’eau, là où le soleil se couche, à la rencontre de l’histoire Ètatsunienne et du shopping new-yorkais ;
  • le plaisir d’avoir aussi à bord Jean-Daniel, alias @Sanji, ami blogueur, équipier du Gwada Blog on the Beach 971 de novembre dernier, mais aussi membre actif de l’Ordre des Ponçeurs d’Iboga, ayant acquis une couleur verte permanente lors du carénage du 2 avril ;
  • la satisfaction d’avoir accompli un programme défini 3 mois auparavant qui passait par le carénage, la mise à l’eau et donc, cette régate « Entre bancs et esteys » organisée par le CVA.

Ensuite, les impressions générales, ce vent d’est soutenu à peu près toute la journée, permettant une navigation dynamique ; le soleil généralisé faisant heureusement mentir les prévisionnistes météo ; l’embarquement assez tôt pour un mois d’avril — entre 07:30 et 08:00 — pour se donner une chance d’arriver à Arcachon juste à l’heure pour l’enregistrement du bateau…

Bon, nous ne nous étendrons pas sur le classement, ayant passé la ligne parmi les derniers concurrents, pratiquement derrière tous les Jouët 680, les Sun 2000, le First 18, les First 21*… un score tout à fait inhabituel.

Pourtant, le 1er bord sous spi (voir les photos de Sanji) nous avait amené à la bouée 14 parmi les premiers. La remontée à contre courant, en tricotant le long du grand banc, avait bien commencée, jusqu’à ce refus de tribord. Hé ! … merde. Boum ! Ziiip. Le Gibsea 31 touche l’Iboga sur bâbord. Son balcon croche dans le génois qui s’ouvre sur 1m. Évitement de part et d’autre. Un peu tard hélas. Sur l’Iboga, je songe à réparer la voile, mais Alice sort avec le foc n°1. Bonne réponse. Thomas, témoin de notre accident, depuis son Pilpouz, nous propose généreusement un génois de rechange. Nous continuerons la course avec notre n°1, mais sous-toilé par rapport à la concurrence. Pendant ce temps, nos concurrents directs s’échappent… Différence de vitesse évidente qui se traduira par un beau retard à l’arrivée.

Alice et Sanji La remontée du Teychan en passant par la marque de Thiers, contre vent et contre courant. La brève session sous spi entre le fond du Teychan et Mapoutchet, puis de nouveau au près… Au total, la course aura nécessité 50 virements de bord (comptés sur la trace GPS).

Enfin… l’essentiel, c’est ce que je disais au début du billet. Et puis les sandwiches préparés par les filles, et puis la qualité des manœuvres de virement, d’envoi de réglage et d’affalage du spi (euh, sauf peut être le dernier affalage ;-), et puis l’efficacité grandissante de Julie au poste héroïque de n°1…

Et à l’heure où l’on refait la course au bar du club house, après avoir convenu des réparations de voile avec mon courtois adversaire retrouvé à la remise des cagnards, le contact avec Emmanuel, journaliste nautique, pour mettre au point un prochain RV sur lequel je reviendrai bientôt sûrement…

Quant au retour, contre courant qui même sous un coefficient modéré contrarie la marche du bateau à peine poussé par un reliquat insuffisant de vent arrière… nous le ferons sous la bruyante et vibrante poussée Yamaha. Tout ne pouvait pas être parfait, n’est-ce pas ?

choc sur le rail de fargue Après, il y a le constat tardif du choc sur la liaison coque-pont, sous le rail de fargue enfoncé. Le gelcoat du pont, étoilé. L’humidité à l’intérieur, sur le plafond. Le probable délaminage autour du choc. Les traces d’infiltration sur la cloison structurelle, celle où est ancrée la cadène bâbord… Là, c’est grave, sinon immédiatement, du moins à moyen terme. Une galère de réparation à gérer, et quelle prise en charge. Est-ce le choc avec le GibSea, ou un accrochage plus ancien ? Il y a 2 coups visibles sur le rail. celui-ci ne semble pas récent… Photos. À faire expertiser…