Comment l’Iboga est rentré de la plage

Bon, il est plus que temps de mettre en ligne la chronique de ce sauvetage solidaire et néanmoins réussi.

Je ne sais pas si je dois intituler « La journée du renflouement de l’Iboga » ou « J’ai enfin conduit un engin de chantier ! » ou « Une formidable mobilisation amicale et solidaire ». Les trois sont vrais, mais ce qui reste de plus fort, c’est quand même d’avoir vu 6 personnes qui ne se connaissaient pas, spontanément venues participer ensemble à l’Opération Iboga, en dépit des conditions très pourries et de l’indigente préparation du principal intéressé. En effet, pour toute anticipation, je n’avais prévu qu’un engin de chantier et de quoi faire l’apéro. C’est dire.

Twitter : @estouki Contre mauvais temps bon coeur… J’y vais, là. Départ de Bordeaux. 8:41 AM Dec 13th from twitterrific in reply to estouki

Twitter : Déjà pris de quoi faire l’apéro. Je suis a Lège. 10:10 AM Dec 13th from twitterrific

Twitter : Omw to Andernos. @estouki est déjà sur site. 10:31 AM Dec 13th from twitterrific

Avec ça, on va assurer
Avec ça, on va assurer

Le premier sentiment, en arrivant sur le port d’Andernos, c’est d’être hyper déçu : j’espérais un Manitou rouge, et le Petit Papa Aquiloc m’en a livré un jaune :-)

Apprendre à conduire, et amener l'engin sur site
Apprendre à conduire, et amener l’engin sur site

Et puis, un super temps, même pour la saison : avis de grand frais, jusqu’à 50 nds de vent annoncés. Pluies. Température env. 6°. Bah, ça pourrait être pire… non ? ah, non, c’est vrai.

Mathieu, venu d’Arcachon, premier arrivé sur site était allé voir si l’Iboga est toujours en place, intact, fermé. Tout est OK.

Convergent sur le port Roger avec son très utile 4×4, sa connaissance du terrain et son ingéniosité, et Niko, que ne ne connais que par mails et téléphone, qui a porté une nourrice de rechange, au cas où… Puis Pierre (et son fils), venu de Taussat ayant découvert l’infortune de l’Iboga sur mes tweets d’alarme1. Puis Marc, du Jouët 680 Askell, d’Arès, avec qui je n’avais eu que des échanges d’e-mail jusqu’alors. Une bonne occasion de faire connaissance.

Entre autres remerciements, merci à Niko pour avoir assuré le reportage photo dont on peut voir l’album complet en ligne.

Tout terrain, en vrai !
La première marche est toujours la plus impressionnante

 

Essai en vase
Essai en vase

Bouge pas : on arrive...
Bouge pas : on arrive…

 

Reviens fx : tu vas d'embourber
Reviens fx : tu vas d’embourber !

 

Première tentative : par dessous
Première tentative : par dessous

2e tentative : suspendu
2e tentative : suspendu

Twitter : Dans l’ engin tentative de levage. Portée pas possible. 11:58 AM Dec 13th from twitterrific

Trop long !
Trop long ! L’élinguage devra être repris 3 fois.

 

Pierre racourcit les élingues
Pierre racourcit les élingues

 

Iboga a décolé !
Iboga a décolé !

 

Le transport est en cours
Le transport est en cours

 

Le bateau est déposé
Le bateau est déposé

 

Acheminement du HB (débauche de moyens ?)
Acheminement du HB (débauche de moyens ?)

 

Ya plus qu'à attendre la marée
Ya plus qu’à attendre la marée

Twitter : Manutention réussie l’iboga attend la marée maintenant. Sauveteurs à l’apéro. 1:20 PM Dec 13th from twitterrific

Un apéro bien mérité
Un apéro bien mérité.
De gauche à droite : Niko, du Tanaïs, Marc, du 680 Askel, Laurent, du 680 Bonaire, Roger, du 680 Cool, Mathieu, du Sun 2000 Estouki. Manque sur la photo Pierre, de l’agence web Odyssée qui avait dû quitter notre agréable compagnie.

Twitter : En route pour l’Incontournable, à Ares, avec le Team autoconstitué de l’Operation Iboga. 2:06 PM Dec 13th from twitterrific

L'Iboga reflotte pour la première fois depuis 2 semaines
Vue de l’intérieur du 4×4 de Roger, : l’Iboga reflotte pour la première fois depuis 2 semaines !

Session on se réchauffe autant que possible d’une pizza + rosé, à Arès. Annie nous a rejoint pour le repas. Dehors, le temps s’agrave, mais il va falloir se jeter à l’eau.

Ca tombe bien…

Pour cette dernière partie de la manoeuvre, Roger nous amène, Mathieu et moi, un peu transis mais le sentiment de n’en avoir que pour le temps d’un coup de moteur jusqu’au port… tu parles. Grâce à Marc, qui m’a fourni un bidon de mélange, j’ai rempli le réservoir intégré du Yamaha (rappel qu’une charogne de pilleur d’épave m’a piqué la nourrice). Le moteur pête, démarre… et cale. Nous n’arriverons plus à le faire démarrer. Il faut une fois de plus faire appel à Roger. Celui-ci cavale au port chercher son Jouët 680, parvient à prendre l’Iboga en remorque. C’est le moment que choisit le vent pour atteindre son maximum de la journée en levant une clapot assez important. Roger galère pour tracter l’Iboga qui vire et volte derrrière, sans gouvernail, tandisque Cool fait le plein d’eau par le puits de dérive et que son moteur hâche l’air à chaque vague… La nuit tombe pour de bon. Et enfin à l’abris des vagues dans le port, mais pas encore du vent – c’est la pleine mer – en à peine 2 ou 3 tentatives, Roger arrive à amener l’Iboga au ponton d’accueil et à rejoindre sa place.

Non sans galère, l'Iboga est enfin à l'abris au port d'Andernos
Non sans galère, l’Iboga est enfin à l’abris au port d’Andernos

Twitter : Iboga à l’abris du port d’Andernos. Objectif atteint mais non sans galère. 7:44 PM Dec 13th from twitterrific

Et avec la nuit tombée, et surtout l’envie d’un bain chaud, une pensée et un regret de n’avoir pas pu aller participer au vernissage de Stéphane Scotto, au Pyla.

Lire les commentaires de quelques participants

  1. Isolé à Niort le jour de la découverte de la disparition du bateau, j’avais arrosé mes réseaux, notamment Twitter. []