Ferret Gaillouneys Arguin Claouey

Ce dimanche matin, j’ai un peu pressé mon équipage pour être prêt à quitter le corps mort à 09:30. Ça a quand même laissé le temps à Mylène, Elie et Manou de s’arrêter chez Lemoîne, au marché, tandis que Pascal et moi nous occupions de préparer le bateau.

Il ne fait pas bien chaud sous le vent de NE force 3. On reste couvert à bord. La poche de viennoiseries, la baguette-beurre-confiture et le thé occupent le temps de traverser le chenal dans un courant descendant assez fort, Pascal à la barre, en surveillant les caouènes au large du Moulleau puis du Pyla. Et nous voilà dans le chenal le long du Pyla, il n’y a plus qu’à se laisser glisser vers le sud.

Le petit déj en navigation à bord de l'Iboga - photo par Mylène

Le petit déj en navigation à bord de l’Iboga – photo par Mylène

En passant devant la conche sud d’Arguin, on voit bien qu’il est trop tard pour entrer. C’est l’occasion de prendre un mouillage sur l’autre rive du chenal, le long de la plage des Gaillouneys, un peu au nord des bunkers. Un mouillage à l’ancre, dns le lit du courant et à l’abris du vent (toujours N-NE), avec une 2e ancre à la plage en guise de touline, pour les débarquements et embarquements.

Il y a quelques volontaires pour la baignade. Et l’équipage se disperse dans les dunes pour jouir du spectacle du street art balnéaire, de la vue sur les passes et les bancs, la forêt, l’enfilade de dunes et leurs végétations et vestiges d’occupation… Mylène enchaine avec un 2 x 3km en courant dans le sable, histoire de découvrir la forêt derrière la grande dune blanche… Elle en reportera de belles photos.

Manou lézarde en contemplant l'art pariétal sur architecture balnéaire nazi mi-20e siècle

Manou lézarde en contemplant l’art pariétal sur architecture balnéaire nazi mi-20e siècle

Et puis, les yeux brillants de panoramas uniques, je rembarque l’équipage. Il est temps de changer de mouillage car le vent a tourné NW et la marée remonte, ce qui pousse le bateau vers la plage dans un ressac inconfortable. Traversée vers Arguin.

Mouillage le long du banc pour le repas à bord (non, on ne descend pas dans le sable quand on a un cockpit confortable). Un bien beau repas bien arrosé…

Et vers 15:30; le vent est bien monté, les marins à bord ont envie de naviguer. Une belle réduction de voile s’impose : foc n° 1 et 1 ris dans la GV quand même. Elie à la barre expérimente la remontée d’Arguin, puis la traversée tourmentée des déferlantes (molles) entre le nord du banc et la pointe du Ferret.

Intéressante cette frontière bien visible entre les eaux du chenal d’Arcachon (rade de’Eyrac, Teychan…) et celles du chenal de Piquey qui ont repris leur couleur habituelle d’eau de mer, tandisque celles du sud sont encore sous l’influence des surcotes d’eaux douces, ferugineuses.

En arrivant devant le phare, c’est décidément allé trop vite pour les amoureux de la voile. L’équipage opte pour pousser jusqu’à Claouey où le bateau sera laissé à l’ancre. Entre temps, la toile a été renvoyée. La route de la côte noroît, toujours attrayante, les villages des Jacquets, du Four, la dune perdue (ça touche un peu) et l’arrivée sur l’estey de Madone, port d’attache des Lalesque puis des Bodin de la Presqu’île depuis 1910.

L'arrivée à la voile sur l'estey de madone

L’arrivée à la voile sur l’estey de madone

C’est le désarmement et la mise à l’ancre devant la villa familiale.
Une super marée, pour une fois avec plein de photos et comme d’habitude, la banane pour l’équipage.