Traversée, tradition, émotion, Arcachon, solidarité, potron-minet

Ce WE, je me suis levé tôt.

Samedi, 6:30, pour avoir le temps d’avitailler aux Capus avant de partir de Bordeaux. L’objectif d’être au bateau vers 11:15 est tenu. Mais je vais devoir attendre le flot une heure de plus, la faute au petit coefficient de marée.

Dès que possible, le cap est mis sur le Moulleau, de l’autre côté du chenal. Là bas, la flotte des bacs à voile et quelques canots mixes ont RV pour la régate. Traversé rapide, au portant. Mouillage à portée de touline de la plage. Le vent porte vers la plage et le courant est insuffisant à maintenir le bateau dans le lit du chenal. Situation du bateau à contrôler avant de partir en régate.

Les équipages sont déjà à l’apéro. Déjeuner des équipages superbement organisée et servi par les bénévoles du Moulleau (ou du Pyla ?) Brieffing et mise à disposition du comité de course. Ah, je vous ai pas dit ? je suis équipier sur le Président-Pierre-Mallet.

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Iboga au sec, enfin…

Calé Cette petite note pour dire que enfin, j’ai réuni les conditions pour faire mettre l’Iboga au sec :

– avoir consolidé mes bers en bois, mais ça c’était prêt depuis début décembre, date initialement prévue pour la mise au sec…

– m’être fait motiver par mes hôtes du port d’Anternos (voir ci-après)

– me faire prêter un moteur parceque le mien est en panne la faute à avoir dû utiliser son réservoir intégré à la place de la nourrice volée ; et merci à Patrick pour sa disponibilité et son moteur (même si ce dernier était un peu juste, en profondeur…)

– trouver un chantier nautique ouvert, disponible et serviable pour effectuer la manoeuvre au départ d’Andernos, ce qui m’a épargné une traversée supplémentaire (et merci à jfd pour m’avoir conseillé son prestataire : « Vous êtes plus cher que Machin ! » « Oui, mais moi, je suis là »).

L’opération

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Comment l’Iboga est rentré de la plage

Bon, il est plus que temps de mettre en ligne la chronique de ce sauvetage solidaire et néanmoins réussi.

Je ne sais pas si je dois intituler « La journée du renflouement de l’Iboga » ou « J’ai enfin conduit un engin de chantier ! » ou « Une formidable mobilisation amicale et solidaire ». Les trois sont vrais, mais ce qui reste de plus fort, c’est quand même d’avoir vu 6 personnes qui ne se connaissaient pas, spontanément venues participer ensemble à l’Opération Iboga, en dépit des conditions très pourries et de l’indigente préparation du principal intéressé. En effet, pour toute anticipation, je n’avais prévu qu’un engin de chantier et de quoi faire l’apéro. C’est dire.

Twitter : @estouki Contre mauvais temps bon coeur… J’y vais, là. Départ de Bordeaux. 8:41 AM Dec 13th from twitterrific in reply to estouki

Twitter : Déjà pris de quoi faire l’apéro. Je suis a Lège. 10:10 AM Dec 13th from twitterrific

Twitter : Omw to Andernos. @estouki est déjà sur site. 10:31 AM Dec 13th from twitterrific

Avec ça, on va assurer
Avec ça, on va assurer

Le premier sentiment, en arrivant sur le port d’Andernos, c’est d’être hyper déçu : j’espérais un Manitou rouge, et le Petit Papa Aquiloc m’en a livré un jaune :-)

Apprendre à conduire, et amener l'engin sur site
Apprendre à conduire, et amener l’engin sur site

Et puis, un super temps, même pour la saison : avis de grand frais, jusqu’à 50 nds de vent annoncés. Pluies. Température env. 6°. Bah, ça pourrait être pire… non ? ah, non, c’est vrai.

Mathieu, venu d’Arcachon, premier arrivé sur site était allé voir si l’Iboga est toujours en place, intact, fermé. Tout est OK.

Convergent sur le port Roger avec son très utile 4×4, sa connaissance du terrain et son ingéniosité, et Niko, que ne ne connais que par mails et téléphone, qui a porté une nourrice de rechange, au cas où… Puis Pierre (et son fils), venu de Taussat ayant découvert l’infortune de l’Iboga sur mes tweets d’alarme1. Puis Marc, du Jouët 680 Askell, d’Arès, avec qui je n’avais eu que des échanges d’e-mail jusqu’alors. Une bonne occasion de faire connaissance.

Entre autres remerciements, merci à Niko pour avoir assuré le reportage photo dont on peut voir l’album complet en ligne.

Tout terrain, en vrai !
La première marche est toujours la plus impressionnante

 

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  1. Isolé à Niort le jour de la découverte de la disparition du bateau, j’avais arrosé mes réseaux, notamment Twitter. 

Considérations, précautions et dispositions

Enfin, j’ai pu me rendre sur le site d’échouement de l’Iboga ce vendredi1. Près d’une semaine après l’arrivée de mon bateau sur la plage de Saint-Brice (Lire cet article pour ceux qui auraient raté le 1er épisode).

Rencontre avec Stéphane, le dynamique directeur du port d’Andernos, qui avait dépêché dans la semaine son beau Frère Pascal, du chantier nautique Bleu Marine (zone artisanale d’Andernos). Récupération du gouvernail et du HB de l’Iboga qui avaient été mis à l’abris dès mercredi. Ils sont chargés dans la benne du 4×4 de Roger (le découvreur de l’Iboga, comme raconté dans ce précédent article). En fait, mercredi, malgré la force motrice de son Unimog, Pascal n’a pas réussi mieux que de déplacer le bateau d’une 10zaine de mètres sans pouvoir aller plus près de l’eau. En effet le sable est trop mou à cet endroit.

Iboga échouée à Saint-Brice
Iboga échouée à Saint-Brice après tentative de déplacement par Pascal

Rendu sur site — effectivement il est bien monté sur la plage — je me rends compte de la situation. Le vent souffle en tempête ; c’est saoulant et en même temps ça donne envie d’être sur l’eau, 2 ris et foc n°1, à la barre…

Avec l’aide de Roger, nous effectuons une tentative de traction de l’Iboga sur 2 ancres, en accouplant les 2 winches. Peine perdue. Justegagné un mal au dos. En additionnant la traction du 4×4, pas mieux (la voiture s’enfonce sur place).

Comment faire ?
J’envisage plusieurs possibilités, parmi lesquelles le creusement d’une tranchée pour amener de l’eau à la prochaine grande marée…

Bon, et bien en attendant le bateau devra rester là quelques jours encore. Il convient donc de parer à l’essentiel, c’est à dire mettre à l’abris tout ce qui pourrait tenter un voleur. D’ailleurs, je déplore déjà le vol de la nourrice d’essence Yahama, ainsi que de mon aussière de 30 m, ma boîte à accastillage inox de rechange (sous réserve d’inventaire…)
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  1. Pendant ce temps, d’autres arpentaient la moquette toute neuve en avant première du salon nautique 

L’Iboga retrouvé à Saint-Brice

L’expérience, c’est ce qui nous rend capables de reconnaître une erreur quand nous la recommençons. (Franklin Jones)

Mais… ne sautons pas au bilan. Dans l’ordre.

Le jour se lève. Je suis donc à la recherche de l’Iboga qui s’est fait la belle commme je raconte dans mon article d’hier.

Chronologie factuelle

De Claouey à Saint-Brice
Le parcours de l’Iboga, de Claouey à Saint-Brice

Alors, ce mardi matin, comme convenu, point avec Jean-Pierre. Depuis le port ostréicole de Claouey, il n’y a rien à voir qui resemble à l’Iboga, me confirme-t-il.
Sur sa suggestion, j’appelle la police municipale d’Arès. En effet, il y a eu un relevé des bateaux échoués… On me rappellera. Pour me dire que non, il n’y a pas de Jouët 680 Iboga sur les côtes arésiennes.
Puis la police municipale d’Andernos. Qui me suggère de poser la question à Stéphane, le responsable du port. BON SANG, mais je le connais Stéphane… Je laisse un message sur son répondeur.
Pendant ce temps, Roger, mon collègue Jouëtiste d’Andernos (Cool, c’est le nom de son 680) s’est rendu disponible pour arpenter la côte.
C’est lui qui découvrira le premier l’Iboga. Continue reading

[retrouvé] Perdu de recherche

Avis de recherche
Avis de recherche mise en ligne par fxbodin.com

Message de solidarité avec les dériveurs de 6 m 50 et autres bateaux idéaux du Bassin. Cet avis de « Carguefond » Bernard

Dans la nuit de Lundi à Mardi, le BLUE-JEAN N° 75 "MA ANNA II" de notre ami Gilbert a disparu.

Il était au corps-mort sur la plage devant CASSY.

Il est de couleur blanche, et équipé d’un moteur hors-bord de marque "MARINER" 4 CV.

Nous supposons qu’il a été volé, son amarre était proprement coupée. Continue reading