680 Connexion : une victoire annoncée donc obligatoire


Photo : Mathieu Couach sur Estouki ; merci à lui pour son sacrifice

L’Iboga termine donc 1er de la 680 Connexion.
Équipage composé de Éric Berron et Vincent Bodin.
Éric, l’un des plus fins barreurs du Bassin est classé au niveau européen en Snipe et au niveau mondial avec plusieurs titres de champion du monde de pinasses à voile du Bassin d’Arcachon, autrement avec le concours de sa compagne Muriel, il pèche à la barre de son BJet Matonnat préparé comme pour le championnat ; gare s’il décide de revenir à la course croisière !
Vincent est un équipier apprécié sur certains 50 et 60 pieds du Vendée Globe, il a à son actif plusieurs saisons de Melges 24 et avait en son temps mené l’équipage du port d’Arcachon taquiner le palmarès du défi des ports de pèche ; il se consacre maintenant à taquiner le podium du championnat de France de kitesurf, en longue distance.

Des équipiers sélectionnés pour la gagne

Leur connaissance du plan d’eau, leur goût de la victoire, leur expérience de la régate, en font de redoutable équipiers sur ce bateau affuté qu’est l’Iboga. Non… là, je déconne : le bateau est tout juste acceptable avec sa carène à peu près propre grâce aux bons soins des locataires de la semaine. Et puis, l’élingue en câble de palan d’écoute de GV qui se barre en sucette pendant la course, moyen ; moyen aussi le câble de pantoire du hâle bas de tangon qui se casse… je sais, j’ai un chantier câbles cet hiver… à moins que je ne remplace par des câblots en textiles modernes.
En revanche, ses sa GV neuve de chez Bordeaux Voiles ainsi que son génois médium Tasker d’origine (quoique rectifié aussi chez Bordeaux Voiles) sont autant d’atouts dans le bon 4 à 5 bft dont nous bénéficierons.

Duel Iboga-590 sous spi
Duel Iboga-590 sous spi Photo : Pierre Contré – association Mouillages CDROM Arcachon

Bon, je ne m’attarde pas sur le convoyage aller, avec Éric. Le petit vent d’est du départ s’estompe, nous forçant à lancer le moteur devant Arcachon pour rallier le CVA où Vincent a inscrit l’Iboga et récupéré les IC.

Ah, j’ai mis la trace de la journée sur la photo satellite. Allez-y voir c’est rigolo de zoomer là ou il y a des pâtés.

La ligne de départ est juste devant le CVA. Il n’y a pas de vent. Le départ de 14:00 se fait attendre pendant que les concurrents évoluent au ralenti dans un courant très faible et un vent minimum.

Si vous voulez un rapport objectif et extérieur sur la course, il faut absolument aller lire le compte-rendu de Jean-Claude, du Gaillard, Président de l’association des Jouët 680 et organisateur de la 680 Connexion.

La course

Bon, avec le vent thermique de noroît force 3-4, enfin le départ : pas trop mal. Bon, disons très bon. La trajectoire jusqu’à l’entrée du Mapoutchet, bof bof, mais pas plus mal que les autres. Nous sommes déjà devant les autres 680. Et puis le reste, sans faute. Nous restons largement devant nos concurrents. Trajectoire incurvée jusqu’à la pointe du Congre, 6 bords de près dans le chenal de l’île, de plus en plus débridé dans le chenal de Piquey, enroulement de la 14 et passage par la 15, de plus en plus au portant. Le vent fraîchit. C’est bon, ça. Spi ? pas spi ? le First 210 sous spi qui nous passe malgré le vache lof que nous lui infligeons (on est en régate, c’est vrai…) nous convainc que le spi s’impose. Donc, spi jusqu’à l’arrivée.

La course est en jaune sur la trace GPS.

L’Iboga termine en 2h23:58, près de 16 mn avant le 2e Jouët 680.
Ce qui va m’étonner, c’est que nous sommes 5e sur les 27 concurrents de la régate dans laquelle s’inscrivait la 680 Connexion. C’est un beau classement.


Éric et fx posent avec le Trophée tandisque Vincent est peut être déjà parti au kite…

Il va y avoir l’attente des résultats au club house, la remise des prix avec notamment la passation du trophée Voilerie du Bassin que Patrick Lucas (Galip) détenait depuis l’an dernier, le verre de sangria de l’amitié et le retour jusqu’au Ferret avec Éric.

Analyse d’une victoire annoncée (donc obligatoire) :

Je crois comme Patrick Lucas que nos bateaux allaient sur l’eau près de leur vitesse de carène : avec des carènes propres, des voiles correctes, pas possible d’aller plus vite… Sur une course comme ça avec ce niveau de vent, la navigation fait vraiment la différence : trajectoires, économies de distances… l’avance acquise est difficile à perdre, sauf accident ou inattention. Les manoeuvres aussi, aussi peu en avons nous eu : virements avec bonnes relances, envois et affalages du spi, réglage du spi. Et le départ aussi. En tout cas, c’est sur ces points, je crois, que nous avons fait la différence.

Rendez-vous l’an prochain pour la 6e édition de la 680 Connexion et, si ça se trouve, la 3e victoire de l’Iboga ?