Traversée, tradition, émotion, Arcachon, solidarité, potron-minet

Ce WE, je me suis levé tôt.

Samedi, 6:30, pour avoir le temps d’avitailler aux Capus avant de partir de Bordeaux. L’objectif d’être au bateau vers 11:15 est tenu. Mais je vais devoir attendre le flot une heure de plus, la faute au petit coefficient de marée.

Dès que possible, le cap est mis sur le Moulleau, de l’autre côté du chenal. Là bas, la flotte des bacs à voile et quelques canots mixes ont RV pour la régate. Traversé rapide, au portant. Mouillage à portée de touline de la plage. Le vent porte vers la plage et le courant est insuffisant à maintenir le bateau dans le lit du chenal. Situation du bateau à contrôler avant de partir en régate.

Les équipages sont déjà à l’apéro. Déjeuner des équipages superbement organisée et servi par les bénévoles du Moulleau (ou du Pyla ?) Brieffing et mise à disposition du comité de course. Ah, je vous ai pas dit ? je suis équipier sur le Président-Pierre-Mallet.

Le bac à voile Suit une régate de bacs à voile parmi d’autres, avec un départ assez mauvais. La faute à Les Copains à bord, mieux placé, faut reconnaître, qui nous ferme la porte devant le bateau comité que nous sommes obligé de faire volte face, un tour complet avant de pouvoir passer la ligne. L’Umbria en profite pour prendre une avance que nous ne parviendrons pas à refaire malgré un bon parcours vers la bouée au vent qui nous permet de prendre la 2e place parmi les bacs. Pendant la course, nous sommes talonnés par Tante Sophie qui ne nous rattrapera pas non plus. Un parcours un peu « facile », avec seulement une bouée au vent, donc peu de manœuvres et surtout de longs bords de bon plein ou de largue.

Edit du 1/06 : le compte rendu et les photos de Julie-Marie (je kiffe ! :-)

Tiens, vers la fin, les Copains à bord qui affale. Qui écope. Et alors ? Puis tandis que nous effectuons le tour d’honneur (la régate était vraiment rapide) Les Copains à bord est allé s’échouer à la plage. Bien mal en point : il est quasiment coulé. La coque pleine, quoi.

Alors quand la flotte a rejoint la plage, c’est la consternation, les questions, les avis, les coups de main pour remettre le bateau dans le bon sens, les décisions… Arrivera la vedette SNSM qui dépose un groupe motopompe avant de repartir au secours d’un autre bateau. La mise en œuvre de la pompe, l’assèchement du bac qui en fait ne présente pas de voie d’eau mais s’est vraisemblablement rempli d’abord par le pont en naviguant puis quand il a percuté une pinasse qui n’avait rien à faire là. La remise des prix est finalement reportée. Escalumade est reparti depuis longtemps à Claouey, Tante Sophie au Ferret. Il ne reste que le Pdt-Pierre-Mallet et l’Umbria, qui tracteront le bac avarié et regonflé jusqu’à Arcachon car son moteur est évidemment momentanément HS.

Ajout du 20 juin : Allez lire le compte rendu de Denis, et l’épilogue de Jean sur le blog de l’APTRA

Mais moi à ce moment là, je suis déjà parti.

Sous GV aidée du moteur, j’ai déhalé l’Iboga bout au vent et au courant, jusqu’à la pointe de la plage Péreire. Puis envoyé le foc, remisé le moteur, tiré un long bord de travers, tout le long de la plage d’Arcachon (au milieu des corps morts et je te merde) jusqu’au port. près de 4 nds de moyenne contre le courant, quand même. Devant le port, affalage de la gévé mais pas du foc qui me permettra d’entrer jusqu’au fond du port vent arrière et en silence. Le pied.

La Google Carte satellite avec la trace du bateau, c’est là.

Prise de ponton pour la soirée. Migration à pied le nez dans le soleil couchant, direction l’autre côté d’Arcachon pour une soirée amicale en ville à parler que de choses intéressantes et importantes, pour changer.

Puis nuit à bord.

Ne pas confondre nouveau riches avec nouveau winch. #iboga Puis réveil à 07:00 pour une matinée de bricolage avec le sympathique voisinage du Muscadet d’Emmanuel. De son côté, celui-ci optimise l’accastillage régate tout en textiles pétrochimiques de sa bête de course jaune au look désuet et aux performances régulières. Tandis que sur l’Iboga, je m’affaire à remplacer le winch cassé quelques marées plus tôt, par le Lewmar n°6 en parfait état que m’a cédé très amicalement Emmanuel. Très agréable matinée à parler de bateau et de voile avec ce professionnel qui a réussi à faire de sa passion son métier. Ce qui est toujours encourageant.

Plaisant : au port je rencontrerai deux lecteurs des Chroniques. Séb, équipier d’Emmanuel alors que celui-ci animait les Croiseurs Andernosiens, qui témoigne « c’est grâce à ton blog que j’ai connu les Croiseurs ». Et avant d’appareiller, l’équipage d’un Melge de retour de régate ; dessus l’équipière (désolé, nous n’avons pas échangé les présentations) : « Oh ! mais c’est l’Iboga ! »

Le reste de la journée à terre.

Et à partir de 16:30, le départ vers le Ferret. Le vent irrégulier, 8-15 nds, de NW. La marée descendante. C’est la transhumance des bateaux qui rentrent au port. Bruit, vagues, stress. Arcachon, quoi. J’ai le temps et l’envie de traverser le Teychan et de faire la route en longeant les parcs. J’approche du Ferret au niveau des Américains. L’arrivée sur l’escoure après avoir longé les parcs. La prise de corps mort sous voile dans 1m d’eau. As usual :-)