24 heures d’Iboga, rencontre de 680 et régate de bacs à voile

Comme je disais là, j’avais un beau programme pour ce samedi 7 juin.

Pour commencer, aller au RV des Jouët 680 à la Sableyre, initiative lancée par Jean-Claude Faucher (Le Gaillard, absent) et reprise au bond par Jacques Migné, patron d’Emilie Borgadion. Oui mais Emilie Borgadion est retenue à quai la faute à un toron farceur au niveau de l’étai… Alors Jacques, il embarque sur l’Iboga.

Grands espaces
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Peu après pleine mer, vers 09:00, l’Iboga s’élance au près serré, cap au 60, vers Arcachon. Las ! un fort courant nous dépale jusqu’en dessous de la jetée du Moulleau (voir la trace qui en dit long)… Qu’à cela ne tienne, nous tirerons un bord au 180 (Nord). En effet, ce bord de près nous amène… à notre point de départ, ou presque ! Diantre, à ce rythme, nous ne sommes pas rendus au RV. Une série de coups de fil et de sans fil lancée par le camarade Laurent Berton (Bonaire) lui aussi empêché de venir mais dévoué à faire circuler l’info : il devrait y avoir Patrick Lucas (Galip) et François Belly (Abou Yaya). Mais comment les prévenir de notre « retard » ?

Pendant ce temps, les voiles auriques des gréements de tradition – bacs à voiles, canots mixtes et répliques de maquereautiers… – convergent vers Bélisaire pour leur régate de 15:00.

Et puis le vent monte juste un peu et nous permet de gagner au courant, dans les corps morts face à la plage des Américains et jusqu’au banc de La Vigne. De là nous traversons et, très près des parcs à huître du Grand Banc, courant presque neutre, au bon plein, nous pénétrons enfin dans le chenal du Teychan. Toujours longeant au plus près des parcs du sud de l’île, nous atteignons, vent de travers, la pointe de la Humeyre, puis le Bourrut. Là, étant donné qu’il n’y a pas une voile de Jouët à l’horizon, et que l’heure du RV est largement passée, nous décidons d’un demi-tour. Enfin un peu de courant porteur. le vent est bien maintenant.

Un tour de l’île ? Allez. Mapoutchet (où la dérive touche à une cahouène perdue…), la pointe du Congre à babord, une série de virements de bords, évidemment : nous sommes dans le chenal de l’île à l’heure du noroît, la beauté du port de l’île, au quartier Nord, les grosses vedettes échouées haut sur la matte de l’île, spécialité locale, et c’est le débridé grand largue à vent arrière dans le chenal de Piquey en direction de la pointe.

Tiens ! Deux copains -
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Et c’est là que nous croisons 2 Jouët 680 en maraude : Galip et Abou Yaya !

Alors, nous descendrons le long de la presqu’île de conserve jusqu’à la pointe et retour. Il fait avouer que l’Iboga ne brille pas par sa vitesse, comparé à ces deux unités bien entretenue…

Cette descente est agrémentée, et plus encore, par le spectacle tout proche de la régate des bacs à voile qui va vent arrière virer la bouée n°13 avant de remonter au près jusqu’au Mimbeau, leur arrivée. Magnifique. Un moment, l’on ne voit sur le Bassin que des voiliers, et ça, c’est exceptionnel.

Enfin, il a fallu saluer nos collègues et ramener le bateau à la plage du phare, pour un apéro au ti-puch avant de débarquer mon équipier du jour.

Ensuite, d’un coup de moteur, j’ai amené l’Iboga à la plage ostréicole après le club de voile. Là, la remise des prix de la journée des voiliers traditionnels s’achève heureusement par un gros apéro-buffet dressé sur la plage. J’y retrouve les amis du Pdt-Pierre-Mallet, les amis de l’Umbria, les amis du club nautique de Claouey, les amis du Cap-Ferret et quelques autres amis. Et puis les bacs à voile ont du reprendre la mer pour rejoindre leurs ports lointains : la Teste, Arcachon, Gujan, Claouey…

Alors j’ai traversé la Lugue et remonté le Mimbeau jusqu’à trouver un bon mouillage pour la nuit.

Musique, salade, bouquin. Coucher de soleil. Bannette. Le vent souffle nord, il amène la musique d’une fête plage du centre.

Nuit sans rêve. Premier réveil vers 07:00. 2e réveil à la pleine mer. Thé. Puis sous GV seule, lente sortie du Mimbeau. Quelques virements pour dégager, et envoi du génois.

L’idée du matin, c’est d’aller passer la journée à Arcachon.

La réalité du matin, c’est ce courant descendant de 78 conjugué à un faible vent de nordet. Alors, après une vingtaine de virements de bord, bords au mieux carrés et autrement en 8 (on est plus bas à l’arrivée qu’au départ), je jette l’éponge.

C’est le retour au corps mort. Il est 11:00. Ca fait 26 heures, moins 2 heures de buffet sur la plage = 24 heures sur l’Iboga.