Iboga à la Pointe ! — #galere2017

Vendredi 31 mars, vers 10:00 coup de fil de la Gendarmerie Maritime : mon bateau est signalé échoué, sans mouillage, sur la plage de la pointe du Cap Ferret ! Les gendarmes ont été averti peu avant par les services techniques de la Ville. Je me procure immédiatement un mouillage de remplacement (emprunté au Nephtys de Renaud, à Claouey) et je me rends sur site, où j’ai pu faire les constatations suivantes :

  • le bateau est échoué au niveau de la laisse de haute mer ;
  • le mouillage du bateau a été tranché à quelques centimètres du chaumard, le bout ne présente aucun signe d’usure ;
  • la coque est grattée, principalement sur le flanc tribord ;
  • l’échelle de bain rivetée manque au tableau arrière ;
  • je ne constate pas d’autres dommages visibles, sous toutes réserves.

Comment le bateau est-il arrivé là ?

Mise à jour du 10 avril

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J’ai laissé le bateau à la plage de Bertic le matin du jeudi 30 mars en vue d’une mise au sec pour carénage le lendemain (je n’ai même pas eu le temps de vous raconter le retour du corps-mort !) Ce n’est quand même pas de chance ! Mais cette fois-ci il n’y a pas de négligence de ma part… Il n’y a qu’un scénario possible :

  • le 30 mars, entre sans doutes 11:00 et 19:00, vol du mouillage du bateau alors que celui-ci était asséché, sur ancre, à la plage de Bertic ;
  • le même jour entre la pleine mer de 20:00 et la basse mer de 2h du matin, le bateau dérive librement jusqu’aux passes du bassin (il fait nuit, ce qui explique que aucun signalement du bateau à la dérive n’ait été donné) ; possible échouage du bateau sur les bancs de sables de la passe nord…
  • entre la basse mer et la pleine mer, le bateau est emporté par le flot jusqu’à la plage de la pointe où il est progressivement drossé à la côte jusqu’à la laisse de pleine mer, vers 08:00 le 31 mars ;
  • le matin du 31 mars, les services municipaux découvrent le bateau à la côte et alertent les gendarmes de la brigade surveillance du littoral, basés au Canon.

Présent lors des pleine mer suivantes, le soir même et lendemain matin samedi, je m’assure que le bateau ne pourrait pas être entraîné par une prochaine pleine mer. Je pose 2 ancres, dont une nouvelle ligne de mouillage achetée à la coopé et je reviendrai dimanche retirer le moteur.

Un renflouement à marée haute n’est pas envisageable pour 2 raisons : 1° la mer ne monte pas assez haut 2° quand bien même, le plan d’eau à la PM n’est pas praticable (ressac, déferlantes de plus de 2m, mer chaotique)…

Il y a 2 options de renflouement :
1. soulever la bateau à l’aide d’un engin de manutention 4×4 téléscopique, et le déplacer jusqu’au bord du chenal à marée basse (méthode d’Andernos #galere2008), à partir de quoi, je pourrai le rentrer dans le bassin par mes propres moyens au moteur.
2. à défaut, soulever le bateau pour le poser sur une remorque qui serait tractée le long de la plage jusqu’au sec à terre ; à partir de quoi, le bateau pourrait être remis à l’eau de façon conventionnelle à une cale de mise à l’eau (Mimbeau, la Vigne ou Grand Piquey).
La première option, si elle est réalisable, a ma préférence car elle immobilise beaucoup moins de moyens et de temps.

Le départ à la dérive du bateau est la conséquence du vol d’ancre. J’ai déposé plainte pour vol.

Depuis vendredi je consulte amis, experts et voisins connaisseurs de la presqu’île pour choisir la bonne solution pour sortir le bateau de là ; je contacte des chantiers navals en vue d’avoir un devis de renflouement depuis la plage à l’aide d’engins ; je suis en contact avec l’entreprise TGM, qui m’a été recommandée, dont le gérant est allé sur site pour évaluer les conditions d’interventions. J’espère son accord et son devis demain.

Merci pour vos précieux conseils et soutiens Olivier @legote_cap_ferret, de la SNSM (mais le Gema est en carénage), Expert Herber (qui m’oriente vers), Eneko, de Bat’Expess, le gros semi-rigide taxi jaune (qui m’oriente vers), Sensey Nautique (qui ne peut pas me renflouer mais m’oriente vers TGM)… Merci aux amis Cécile et Jean-Louis, qui me raisonnent (non, même si le bateau flotte à la PM, tu ne part pas avec dans cette mer…) ; merci à Marie et Jérôme pour leur soutien et appui aussi ; merci à Fabien, l’incontournable expert des choses marines et du transport de navires ; merci au chef Bagieu et au gendarme de permanence ce WE, merci enfin aux marins du sémaphore, les premiers à s’inquiéter dès qu’ils voient une coque à la dérive, de savoir s’il y a quelqu’un à chercher… Merci bien sûr à tous les amis en ligne pour leurs messages de sympathie et leurs offres de service sur Instagram, sur Facebook (et pas sur Twitter, les temps changent).

À suivre…

En attendant, une petite vidéo de la situation après mon « intervention » :

UPDATE du 10 avril : enfin, l’assurance a mandaté un expert ; on repart sur l’option standard, avec entreprise de travaux maritimes officielle, je mets de côté la belle option « populaire, solidaire et traditionnelle ».
Merci à tous pour votre soutien et vos promesses de participation.
Je vous tiens au courant…

  • Merci de la précision Jean. Article corrigé.

    • Jean

      Je regarde régulièrement le bon coin également sur mon temps perso.
      On ne vous oublie pas

  • Joao

    Lamentable!
    voler la ligne, déja c’est limite, mais laisser un bateau partir au gré des flots..celui qui fait ça est vraiment un piétre animal, et même pas un marin!
    ton mouillage est il reconnaissable?
    on peut enquêter sur les mouillages asséchants?
    @+
    Joao sur J680

    • Merci de ton message Joao.
      C’est une FOB HP 6kg avec 4m de chaîne de 6 manillé à un œil nylon épissé sur 4m de bout de 12 (?) Je scrute le bon coin point fr…
      On est bien d’accord que ça n’est pas un marin. Un maraudeur plutôt… C’est imparable.

  • Bernard RAQUET.

    Bonjour François-Xavier, je connais hélas ce genre de situation car à l’époque de mon Pen Duick 600,entre 1976 et 82,j’ai subi les affres du mouillage à la différence que SIC, son nom, avait été retrouvé dans un parc à huîtres et que le locataire du lieu voulait me faire payer « sa part » qu’il avait estimée à la 1/2 valeur du bateau. Je te souhaite bonne chance pour la récupération de ton bien et te propose toute l’aide qui te semblerait utile. Bernard.

    • Merci de ton soutien Bernard. Vu la situation du bateau, ça devrait être les grands moyens mécaniques pour le sortir de là…

  • Jean

    Bonne nouvelle, j’espère que l’Iboga pourra reprendre la mer rapidement
    Cordialement

    • Merci encore Jean. j’apprécie.
      Opération renflouement demain (si vous avez l’occasion d’y passer…)

  • Philippe Montalban

    et alors, où est notre cher Iboga ??

    • Salut Philippe !
      L’iboga a été tracté sur le sable par une pelle mécanique, puis derrière un chaland, jusqu’au Four, où il a été mis au sec pour expertise et carénage.

      Le carénage est en cours — kärcher, acide faits, mais là je prends du retard car je n’ai pas reçu la résine de chez SVB…
      Merci de ton suivi !

      • Philippe Montalban

        Qu’Iboga reprenne rapidement la mer pour profiter de ces premiers beaux jours avant que la vague Toutou vienne nous submerger, et nous dégoûter parfois ….

  • Joao

    résine?
    Donc des dégâts, au final…et l’acide c’est pour quoi?
    @+
    Joao

    • Oui, la résine c’est pour boucher les pets « annuels » que se fait un bateau dériveur dans le bassin (parfois les parcs à huitres…) et cette année, en plus, pour étancher la sole qui a été décapée jusqu’à la strat lors du tractage sur le sable du Ferret…
      L’acide oxalyque, pour blanchir les œuvres mortes, sans quoi il y a un jaunissement organique qi ne part pas au nettoyage à cause de la porosité de la surface.