Nouvelle jetée à Bélisaire
Bel effort d’investissement pour embellir le front de mer et offrir aux usagers une jetée plus large, plus agréable. Sa halte nautique, à hauteur variable avec la marée, améliore grandement sa fonction d’embarcadère aussi bien pour les bateaux des plaisanciers, certainement, que pour les bateaux des professionnels de l’UBA (les bateaux affiliés à l’AMI profitent, eux, de la jetée du Canon, traditionnelle).
Plus large que l’ancienne, on se dit que c’est bien : on n’aura plus à enjamber les cannes à pêche des locaux et des estivants qui taquinent le griset (on se demande pour quel intérêt gustatif, mais, bon, ça les regarde) et les trogues (friture)…

Panneau d’interdiction de tout
sur la jetée de Bélisaire
Ah, non. Plus de cannes à pèche du tout. La pêche ca fait sale, avec la rogue, les déchets d’appâts et les écailles de poissons morts qui pourrissent au sol et sur la rambarde… pensez-vous…
Les pêcheurs, moi, je ne me suis jamais trop entendu avec eux ; soit que je sois jaloux de leurs talents (je n’ai jamais pêché davantage que quelques loches depuis une jetée…) soit qu’ils aient été agaçés par les plongeons que je faisais, étant gamin, depuis la jetée de la Chapelle. Ah, non. plus de plongeons. Forbidden aussi. De même que la… baignade. Et oui, on est prié de nager plus loin. Bon. Evidemment, avec la rotation des navettes, la sécurité avant tout bien sûr.
De toute manière, la baignade et les plongeons, ça a toujours été interdit. Mais la pêche… bah, gageons que ces règlement feront l’objet d’aménagements pragmatiques avant peu…


Le Vendredi 8 février 2008 à 10:47
bonjour
eh oui les interdictions….. tout pour le tourisme chicos, l argent n a pas d odeur, et celui qui en a, a le droit de tout faire.
les locaux sont pries de ne pas se montrer, durant la saison, l etalage du fric a la primeur…. quel gachis et quelle honte pour nos jeunes locaux qui malheureusement ne peuvent plus se loger face a la puissance financiere de ces bobos… les corses auraient ils raison…..
allez bonne journee adichats
Le Mercredi 12 août 2009 à 16:40
Pourquoi empeche t on les gens de pecher sur la jetee belisaire .pourtant on paie DES impots pour agrandir la jetee .il me fair pas sailir les jolie souliers DES touristes .
Le Jeudi 13 août 2009 à 11:41
Gamin, on pêchait à la jetée du Bélisaire à la turlute pour attrapper quelques seiches. On attrapait parfois de belles pièces qu’on exposait sur la jetée mais c’était le côté farceur. Les touristes avides de curiosité et culture locale s’approchaient de la seiche encore vivante qui se sentant agressée crachait le jet d’encre quasi indélébile.
Oh la la, les petits souliers des touristes ! On pouffait de rire à voir les conséquences.
Quand on rentrait à la maison, on parlait des “prises”, pas de ce qu’on avait pêché, c’était le nombre de touristes qu’on avait piégés.
C’est peut-être la motivation de l’interdiction de pêche.
Le Lundi 24 août 2009 à 14:01
Le jeu des seiches qui crachent sur les touristes me fait beaucoup rigoler, ça me rappelle des vacances en bretagne dans la rade de Brest. Ces animaux sont très doués, j’en ai vu un dans un seau déposé au fond du bateau, réussir à balancer son jet à travers la fenêtre étroite destinée au passage de la barre dans le tableau arrière du canot et atteindre le chemisier blanc d’une touriste .
C’est d’autant plus rigolo que cette année, tous nos branchés étaient en tenue de blanc intégral ( je ne parle pas de la couleur de peau de nos visiteurs britanniques en juin ) mais celui qui était déjà à la mode il y a trois ou 4 ans, l’année où on fêtait le Brésil.
ps = je ne me pose même plus la question de savoir si les corses ont
raison !
Le Mardi 25 août 2009 à 19:03
Pauvre Fabrice qui pose la question pourquoi l’interdiction de pêcher sur la jetée du Bélisaire, il va nous en vouloir.
Donc on ne lui dira pas tout.
On ne dira pas qu’on venait pêcher la nuit à la marée montante. Les lampadaires attiraient les calamars, les raies. Pêcher à la mitraillette n’était que du bonheur, les leurres étaient plus efficaces qu’en plein soleil.
Mais il y avait les curieux, les traine-tards sortis de discothèque, les amoureux de la nuit à la belle étoile ou d’autres pêcheurs vacanciers qui venaient espionner notre technique.
Pour être prévenus de leur arrivée, on attachait du fil de pêche invisible entre les deux rembardes. Dès qu’un visiteur s’accrochait dans le fil, nous étions prévenus parce qu’il faisait du bruit, rigolait de la farce.
Parfois on mettait 3 fils espacés. Dès qu’un vélo arrivait, la rupture des fils faisait ding, deng, dong selon la tension. Le son se propageait dans la rembarde métallique. On pouffait de rire.
Je rassure, il n’y a jamais eu de chute, ni de blessé et personne n’est tombé à l’eau.
On ne dira pas non plus la farce qu’on faisait au batelier du coin.
La 1ère navette partait vers 4 ou 5h le matin. A cette époque, il n’y avait que des pinasses, navire emblématique de notre cher Bassin. Le pilote en tenue locale pantalon rouge et vareuse marine utilisait une annexe, petite barque en bois pour rejoindre sa pinasse. Chaque soir on déplaçait son annexe qu’on attachait solidement à l’autre bout de la jetée. Il ralait le pauvre Monsieur le matin qui allait au boulot et qui n’avait que le café dans le ventre.
Tout ça, c’était il y a très longtemps, donc je rassure Fabrice, ce n’est pas à cause de nous que la pêche est interdite sur la jetée.
Bonne pêche à Fabrice !
Le Mardi 25 août 2009 à 19:58
Un grand merci pour cette excellente évocation, Pierre. Espiègle et authentique… Ca ferait presque envie d’avoir été pécheur :-)
Et sournoisement, la plus efficace façon de saper l’esprit des actuelles prohibitions hygiéno-sécuritaires.
Bravo.
Le Mardi 25 août 2009 à 21:49
Et oui tous nos souvenirs de gamins sur les jetées. Pour moi c’était la jetée d’Eyrac à Arcachon. J’y pêchais aussi le soir avec mon père, j’y plongeais avec les copains et on se faisaient des batailles de sable mouillé qu’on mettait dans des annexes en plastoc qu’on piquaient sur la digue ! Et pourtant je n’étais pas un “local” mais qu’un gosse de banlieue parisienne que mon père amenait ici en vacances tous les été en location car il avait craqué pour la simplicité de l’endroit.
Nous sommes la dernière génération à avoir des souvenirs nostalgiques.
Pour les gosses d’aujourd’hui c’est jet ski à fond, ne pas rater les people de passage, et être figurant sur le film Camping, etc…
La simplicité.
Où est-elle passée ?
Le Vendredi 28 août 2009 à 0:13
Donc maintenant nous savons qui piquait les annexes des plaisanciers au mouillage !