Chroniques de l'IbogaChroniques nautiques, locales et ethnologiques. v6.0 1999-2011

Le site du Jouët 680 Iboga, sur son plan d'eau : le Bassin d'Arcachon ; ses équipiers et ières, les sorties, les destinations, la composition des apéros et autres pique-niques, les avanies et avaries (légères), la découverte du Bassin, de ses chenaux et de ses bateaux traditionnels, plus quelques coups de gueule, questions de corps morts et de jetskis et autres motifs d'humeurs. Plusieurs saisons de livre de bord, quelques considérations techniques sur l'excellent Jouët 680 signé Jean Berret en 1978 (son premier bateau !) pour le chantier local Yachting France, complètent cet immodeste site monomaniaque et passionné, signé fxbodin.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas utilisé ce blog pour râler. Ça ne manquait pas. Mais je ne manquais pourtant pas de sujets. Alors en voilà un, d’actualité.

Le banc d'Arguin, vu des Sabloneys Après avoir passé une journée de samedi au mouillage aux Sablonneys, sous le vent d’une dense, d’une intense et continue pollution sonore générée par la foule des engins mécaniques — jet skis, semi rigides, vedettes plus ou moins démesurées… — s’ébattant dans le chenal de la passe sud, au départ ou à destination du banc d’Arguin. Après avoir compté des grappes de jetskis sur la plage, jusqu’à 13 en bande, et vous voyez comment ils montent sur la plage : sur l’accélération. Maintes fois dans cette même journée, mais le lendemain aussi, et le WE précédent… déploré, les mains sur les oreilles, les acrobaties de ces gros ploucs sur leurs machines, et les runs, poignée dans le coin, d’un bout à l’autre du chenal et retour. M’étonnerait qu’ils respectent la limitation de vitesse dans la bande des 300m de la côte… Et subi le voisinage de jetskis avec 3 utilisateurs ! Autant dire que la machine, elle, ne se repose jamais. Je veux dire : n’arrête pas de tourner, fumer, mais surtout produire ce bruit horripilant. Pouah !

Après une telle marée, donc, qui n’a rien d’exceptionnelle, sauf que je me suis laissé surprendre en choisissant un mouillage sous le vent, sans anticiper cette nuisance totale, je reçois d’un informateur le texte d’un arrêté préfectoral en date du 29 mars 2011, « portant renouvellement de la Zone de protection intégrale de la réserve naturelle du Banc d’Arguin » (pour la capitalisation des mots zone et banc, ne cherchez pas, c’est préfectoral).

Qu’est-ce que la RNN du banc d’Arguin ? La DIREN nous informe que:

La Réserve Naturelle Nationale du Banc d’Arguin, d’une superficie d’environ 2200 Ha, a été créée le 4 Août 1972 sur la commune de La Teste dans le département de la Gironde. Sa gestion a été confiée par le Préfet à l’association SEPANSO.

Le site web de la SEPANSO en dit plus long. Allez le lire, mais j’y reviendrai.

Alors cet Arrêté (moi aussi je peux mettre des majuscules), de mars 2011, est assorti d’une cartographie en annexe (écrite « une carte » c’aurait été moins officiel)

La voilà, cette carte :

Périmètre 2011 de la réserve naturelle d'Arguin

Périmètre 2011 de la réserve naturelle d'Arguin

Deux remarques, de celles qui me font réagir, justement :

Périmètre 1986 de la réserve naturelle d'Arguin

Périmètre 1986 de la réserve naturelle d'Arguin

1° le périmètre de la réserve naturelle, il est gigantesque.

Abusivement gigantesque (j’en profite pour donner mon avis : je suis sur mon blog, finalement).

Non seulement il détermine un territoire quasiment totalement maritime, recouvert soit en permanence — chenaux — soit à toutes les marées et on se demande dans ces conditions en quoi ce territoire submergé participe au nichage des oiseaux, fussent-ils oiseaux de mer. Mais bon, chuis pas ornithologue, moué, un pôv’ plaisancier, hein. Mais en plus, c’est ça, l’impérialisme, il s’est développé « tout seul », ou plus certainement, pour citer l’arrêté préfectoral, « vu la demande de la SEPANSO ». En effet, comparons avec le même plan, annexé à l’arrêté ministériel de 1986, ci-contre. Vous ne trouvez pas qu’il y avait plus de place libre entre la pointe du Ferret et la frontière nord de la RNN ? Alors, quand cette extension de périmètre s’est-elle produite ? Quelle est sa justification ? Quelles sont les évaluations menées pour confirmer sa nécessité et ses résultats ?

Ajout du 25 mai : Bon, renseignements pris, et c’était pas dur de lire le décret de classement en RNN 86-53 du 9/01/1986, « … la partie du DPM sise dans le chenal du Bassin d’Arcachon (…) désignée aux plans annexés au présent décret comprenant le banc d’Arguin et autour de lui une zone d’un rayon d’un mille marin à partir de la ligne atteinte aux pleines mers de coefficient 45, au nord, à l’ouest et au sud et limité à l’est par une ligne fictive située à mi distance entre le banc d’Arguin et la côte, et parallèle à celle-ci. »

La réponse à ma question de périmètre est donc : c’est selon que l’on considère que le Toulinguet (sur l’autre rive du chenal de passe) fait partie du « banc d’Arguin », ou non. À votre avis ?

2° et puis il y a cette ZPI : « Zone de protection intégrale ». Édictée et mise en place il y a quelques années (de mémoire, vers 2006 ?) Dont l’emprise se développe depuis le décret de 86 plus vite que l’inflation, si l’on compare avec les précédentes cartes. On constate grâce à la « cartographie » de la SEPANSO qu’elle interdit l’accès à près de la moitié du banc, dans sa configuration actuelle. Encore des questions sur son opportunité et ses résultats, mais aussi un simple raisonnement. Pas la peine d’aller cherche bien loin pourquoi la densité de bateaux augmente sur le banc, les quelques jours de forte affluence : il suffit de diviser les côtes abordables par 2 pour multiplier a densité par 2 sur le reliquat d’espace. Et voilà comment on fabrique des stats alarmantes sur l’impact des activités de plaisance.

Et pendant ce temps, le kitesurf est toujours interdit dans l’emprise de la réserve naturelle. Déjà en 2005, mon billet dénonçant cette absurdité.

Comme l’indique le site web de l’APC Kite, qui se bat contre cette absurde interdiction :

Depuis 2004, un arrête préfectoral est en vigueur, visant à interdire la pratique du kitesurf autour du banc d’Arguin, dans une zone démesurément grande (1 mille autour de la ligne de marée basse) !!! Cet arrête, à l’initiative de la Sépanso, est totalement abusive et sans fondement. Il ne repose sur aucune étude. Malgré toutes nos demandes de concertations, cette décision a été unilatérale et son caractère arbitraire et injuste est confirmé par la présence tous les jours de centaines de plaisanciers, de touristes débarquant de bateaux de transports de passagers, de jet-skis, d’hélicoptères intervenants sur des sauvetages, d’incendies de bateaux, …

Cette interdiction est notamment bien signifiée à plusieurs reprises dans le Guide de la plaisance et des loisirs nautiques du bassin d’Arcachon, publié par le Préfet de la Gironde. Une très saine et instructive lecture par ailleurs, qui permet de se rendre compte du degré d’amputation auxquelles sont rendues les activités il n’y a pas si longtemps simples et naturelles…

Mais la peau de chagrin peut encore se réduire. Il suffit pour s’en convaincre, non seulement de constater comme vu précédemment dans quelles conditions de transparence et de concertation se produisent les dessins de périmètres entérinés préfectoralement, mais aussi de lire la littérature de la SEPANSO, notamment son bulletin « Sud-Ouest nature » n° 126. D’abord alarmiste et inquiet :

Ainsi, toutes les démarches entreprises et visant à appliquer des statuts de protection importants au Bassin d’Arcachon, au regard de son intérêt écologique pour la conservation de nombreux habitats et espèces, ont échoué.

Le dossier pour la convention relative aux zones humides d’importance internationale Ramsar n’a jamais abouti ; de la même façon, les espaces pouvant être incorporés au réseau Natura 2000 ne sont pas encore entièrement déterminés.

Mais ensuite « optimiste » :

Le Plan de gestion de la réserve a soulevé l’ensemble des problèmes qui viennent d’être évoqués. Adopté par le comité consultatif de gestion de la réserve il prévoit ou propose des dispositions nécessaires pour permettre au Banc d’Arguin de mériter pleinement son appellation de Réserve Naturelle. Les décisions qui vont être prises à court terme vont peut-être révéler quelques bonnes surprises quant à la prise de conscience des enjeux de préservation qui pèsent sur le site et des moyens à mettre en œuvre pour optimiser la conservation des espèces.

Par « optimiser la conservation des espèces », bien sûr, il faut lire : éradiquer les activités humaines de la réserve. Je vous renvoie à mon billet de 2007 Le bassin : une aire marine protégée ?.

Alors, quel responsable aura le courage de restaurer la cohérence dans cette politique de protection ? Pas seulement à Arguin, mais sur l’ensemble du plan d’eau :

- relire le rapport Geomer

- reconnaître une bonne fois que certaines pratiques, certaines activités, certaines embarcations de par leur nature, leurs capacités techniques, leur nombre contribuent plus lourdement aux désordres dont souffre le bassin (comment a-t-on pu laisser se répandre cette vérole de jetskis ? comment peut-on laisser les vedettes de plaisance croiser à 20 voire 30 nds !? combien de milliers de litres de carburant plus ou moins bien brûlé, sur l’eau les grosses journées ? etc. etc.)

- en tirer des règles nouvelles visant spécifiquement ces pratiques, ces embarcations… comment font-ils sur les plans d’eau où il n’y a pas de jetskis ? comment se fait-il que dans le golfe du Morbihan la proportion de voiliers soit encore aussi élevée par rapport à chez nous ? où sont les voiliers ? Ah, oui : sur les parcs de bateaux d’occasion, la faute au manque (paradoxal) de corps morts et au doublement des prix de places au port…

- et ainsi, permettre de relâcher la pression des prohibition, des interdictions, des exclusions… pesant aujourd’hui sans sélectivité sur les usagers du bassin les plus en phase avec la nature.

Actualisation du 3/6/2011 : De mon informateur dans les « instances de gestion », le 26 avril dernier s’est tenue une réunion de la commission de gestion du banc d’Arguin. Outre la présentation de l’arrêté du 29/03 (voir ci dessus), on apprend que, en attente depuis 1 an, le décret portant modification de la réglementation de la réserve sera soumis à enquête publique en fin d’été 2011 pour application en 2012. Ce décret prévoit l’interdiction du mouillage de nuit et la limitation de vitesse à 5 nœuds dans la ZNN. Je n’ai pas bien saisi si ces mesures s’appliqueraient exclusivement aux embarcations nuisibles, ou indistinctement aux voiliers, pinasses, Arcoa 520 et autres bateaux traditionnels, en phase avec l’environnement du bassin. Vous croyez quoi vous ? J’espère avoir l’occasion d’apporter mon grain de sel à cette enquête publique.

This entry was posted in Humeurs and tagged , , , , , , , , , , , . Bookmark the permalink.
  • http://www.sun2k.fr Estouki

    Wow… billet magistral… Ca se diffuse, ça se partage. Et cela vient parfaitement appuyer le mouvement naissant de « Promotion d’une navigation propre et respectueuse » lancée par Thomas: http://www.dailymotion.com/contest/989

  • Hiousi

    Tu as raison de râler. C’est injuste ! De plus les limites de cette RNN n’arrêtent pas de bouger (en fonction des marées ?) je pensais le Toulinguet épargné par toutes ces interdictions. J’ai demandé il y a quelques jours a la SEPANSO où trouver une carte précise et à jour. J’attends.

    Je cherche aussi un moyen a ma portée pour visiter régulièrement ce lieu magique. Le kitesurf étant interdit, je vais peut être me tourner vers le paramoteur (tu sais le truc de Hulot, parapente et moteur de tondeuse…) qui qui lui n’est pas interdit.

  • http://www.lecapferret.com Jacques Froissant

    Bravo pour ce billet si documenté.

    J’ai parfois l’impression que la non interdiction des jetski et bateaux surmotorisés a pour but d’arriver à un point de non retour pour justifier une interdiction totale du banc.

    Il va falloir un jour élever la voix en groupe : par ex en barrant l’accès au banc d’Arguin un 15 aout avec une flottille de voiliers en travers du chenal.;-)

  • boisnard

    Il y a, disons, 45 ans de cela, quand toute gamine mon grand-père, résidant et travaillant au Cap-Ferret, m’apprenait à ramer sur sa pinasse jusqu’au milieu du bassin, il me semble que oui, à cette époque, le bassin était LE bassin.

    Pour ma première visite sur ce blog, je constate que ce ne sont que rancoeurs, récréminations et pamoisons de bons mots dont on comprend derrière qu’il en va de l’intérêt de quelques uns de se dire grand profane d’un magnifique bassin et d’un cap-ferret libre.

    Non, vos billet sulfureux et redondants ne protègeront pas le bassin et le banc d’arguin des intérêts des uns et des autres.

    Vous ne voulez pas l’extension de réserve naturelle, vous ne voulez pas les jets skis, vous ne voulez pas les bateaux à moteur, les bateaux qui puent, les bateaux qui vont vite, les trucs, les machins, les bazars…

    De toute façon le bassin est devenu un repaire de people, qui je pense aide bien les autochtones à faire vivre leurs entreprises mais aussi de soi-disant vieux de la vieille de ce beau pays qui sont encore plus méprisants pour les « touristes » même s’ils sont des villes proches, que les personnes qu’ils jugent responsables de leurs malheurs personnels.

  • Xavier HESSEL

    Bonjour FXB et tou(te)s,

    Plaisancier depuis ma naissance (mon père a acheté un monotype quelques semaines avant ma naissance), j’ai beaucoup navigué sur le Bassin. Je ne le reconnais plus …

    D’abord parce que le front de mer d’Arcachon est maintenant un mur de béton. Ensuite parce que cet espace de liberté respecté par les plaisanciers « voileux », majoritaires autrefois, est devenu un espace de contraintes. Les interdictions se multiplient au point qu’on ne sait plus ce que l’on a droit de faire ou pas.

    La faute à qui ? D’abord à la transformation de la flotte navigante par excès du nombre de navires à moteur de toutes tailles. Ensuite par l’intervention des « écolos » qui, sous prétexte de protection de la nature, font imposer des restrictions de plus en plus importantes aux plaisanciers.

    Autrefois, avec mon elor 65, je remontais le vent et le courant, en solitaire et en tirant des petits bords, au milieu des corps morts (je l’avais bien en mains). Maintenant c’est interdit. Pourquoi ?

    Autrefois (bis), j’allais passer des week-ends en famille au banc d’Arguin. Seulement des voiliers au mouillage sur ancre. Aucun problème. On savait naviguer, mouiller, respecter les autres et le banc. Il faut revenir à ce temps béni du plaisir de profiter du Bassin avec respect, se saluer d’un petit geste du bras, s’entraider en cas de besoin. Tout ça est fini, et c’est bien regrettable.

    Mais sont arrivées les vedettes à moteur, des « navigateurs » qui, malgré leur permis, n’y connaissent rien. Leur bateau c’est une « voiture nautique » … Ils ne savent même pas ce qu’est un bon mouillage : Une bonne ancre, une chaine et un orin. Le tout surdimensionné car « trop fort n’a jamais manqué ».

    Amitiés voileuses.

    Xavier

  • Muriel et Eric

    Complément d’information.

    Le 21 mai 2011 : première sortie avec notre BJet Manouche au Banc d’Arguin… surprise !

    Une deuxième zone de réserve intégrale a été installée au sud des parcs ostreïcoles et s’étend jusqu’à l’estran. Impossible d’y jeter l’ancre ou de la traverser (à marée haute) pour rejoindre la passe nord.

    Les oiseaux ont changé de lieux et se sont installés sur ces dunes .

    Par contre, la zone initiale n’a pas diminué (à ce jour) et après quelques jours d’observations, nous avons constaté qu’il n’y avait plus de regroupement sur la réserve intégrale « nord ».

    L’espace de liberté est réduit doucement …dans le plus bel endroit au monde qui fait parti de notre univers. Nous habitons sur la Presqu’île depuis fort longtemps et depuis plusieurs générations et on veut nous interdire notre espace de vie ! Le Bassin se transforme en grand parc à touristes….dans lequel tout sera bien canalisé et organisé.

    Le non-respect de « quelques-uns » est en train de détruire les plaisirs et les libertés de tous ! ça suffit !

  • Taussatois

    …. un taussatois plutot en colere – principalement en reaction au debut de la publication!

    Pris à partie samedi dernier par un JetSetter pour cause de baignade en bordure de chenal ! … mis dehors aprés plusieurs passages au ras des moustaches !

    Au total, 9 jets à faire des ronds devant la plage ! inutile de preciser les nuisances visuelles et auditives !

    Phenomene en augmentation exponentielle … et problematique.

    PS: nouveau proprietaire d’un arcoa 520 de 1971 à la recherche de pieces ! peut etre avez vous de bonnes adresses ! d’avance merci.

  • http://www.fxbodin.com/fx/ fxb de l’Iboga

    @Taussatois: tentative d’interdiction du kitesurf, recrudescence de jetskis… j’ai l’impression que le petit paradis de Taussat se dégrade, ces temps ci :(

    Pour les Arcoa, une seule adresse : http://www.sanctuarcoa.com de notre camarade @estouki

  • http://nicolasforcet.com Nicolas

    Excellent article. J’ai toujours apprécié le bassin et malgré mon jeune âge, j’en vois déjà la triste évolution sur 20 ans… Horrible spectacle que ces évolutions pétaradantes de jet skis filant à plus de 30 noeuds dans la bande des 300m à Taussat tandis que le kitesurf est en passe d’être interdit car perturbant les oiseaux…

    Je vais me rapprocher de l’APC Kite et rejoindre les rangs. En tout cas je prends un réel plaisir à naviguer à la voile l’hiver mais de juin à aout, quelle horreur. Pendant 3 mois, le bassin est un gigantesque bac de rétention à pétrole, subissant les râles métalliques des moteurs poussés à fond et peuplé d’une minorité de gens irrespectueux qui donnent une bien mauvaise image du plus grand nombre, amoureux et respectueux de notre bassin.

  • http://twitter.com/hiousi hiousi

    La SEPANSO indique que la vitesse est limité à 5 noeuds sur l’ensemble de la réserve.

    Je ne suis ni motorisé, ni marin, mais en fonction des conditions de mer, je me demandais si c’était raisonnable de se présenter dans la passe nord à moins de 5 noeuds ?

    @fxbodin PS: carte de la réserve reçue de la part de la SEPANSO.

  • http://www.stephanescotto.com Scotto Stéphane

    Pour moi il est évident que le scénario catastrophe que j’annonçais il y a plus de 4 ans est en train de se produire : à force d’avoir laissé la situation concernant la plaisance empirer, on va en arriver à des interdictions radicales valables pour tout le monde.

    Il aurait pourtant suffit de mettre en place des mesures durant les 2 mois les plus fréquentés… mais non ! on a préféré fermer les yeux et maintenant nos élus sont dépassés, incapable de prendre des décisions courageuses et ce sont donc les « écolos » qui vont taper du point sur la table, et obtenir de l’Etat des mesures draconiennes qui nous déplaisent tous. Et ils auront raisons !

    La Sepanso se retrouve à gérer à la fois l’afflut de plaisanciers, le débarquement de centaines de touristes via les bateaux de « débarquement » de l’UBA, les parapentes à moteur qui s’aventurent maintenant au dessus du Banc, et les ostréos qui se sont installés, parfois en toute illégalité, gagnant chaque année un peu plus de terrain.

    Les responsables ce ne sont pas les écologistes, ni la Sepanso, ni les oiseaux… les responsables sont nos élus du Bassin qui sont des incapables, sans idée, dénués de bon sens, et qui cèdent à la pression des lobbys les plus influents.

    Cette situation n’est que le résultat d’une politique merdique menée depuis 10 ans.

    Un endroit comme le Bassin devrait être géré par des élus écologistes et non pas par des élus qui ne pensent qu’au fric, à la peoplisation et à leurs intérêts personnels.

    Je lis certains commentaires qui me choquent car d’un côté on continue à confier la gestion du Bassin à des élus qui ne respectent pas le site, puis, une fois que le mal est fait on fustige les « écolos » qui font ce qu’ils peuvent pour sauver non pas les libertés des plaisanciers et des touristes, mais la nature. Ne croyez vous pas qu’il serait temps de changer le paysage politique du Bassin.

    Car ne vous y trompez pas, la solution est bel et bien d’ordre politique.

    Je pense qu’on a quitté l’élégance pour la déchéance depuis 10 ans.

    Pour moi c’est très clair: le Bassin est FOU-TU !

    Alors un conseil, faîtes comme moi, cet été profitez à fond des libertés qu’il nous reste car cela ne va pas durer.

  • Pingback: Le guide de la plaisance 2011 est paru - Un article de Chroniques de l’Iboga

Les rubriques