Je suis sur le bateau depuis minuit, après avoir croisé un sanglier et un couple de chevreuils sur la route du Truc-Vert. Marée basse, lune pleine et lumineuse, vent d’est - suet soutenu et tiède.
Au matin, un coup de moteur pour aller profiter du soleil levant pendant le petit déj’ au mouillage dans le chenal. 09:00, décrochage. Le vent est encore assez fort pour évoluer sans contrainte à contre courant. La marée baisse depuis 3 heures pourtant. Cap au nord, vent de travers, passage sur le bancot, parcours du Courbey au près sur un bord tribord amure. Descente vers le Moulleau. Regard inhabituel pour moi. Traversée des bancs de Bernet à plusieurs reprises scarifiés par la dérive de l’Iboga. L’idée, c’est d’aller passer la basse mer de midi entre les bancs du Toulinguet. Mais à l’approche, le plaisir de faire marcher le bateau l’emporte et je zappe l’escale. Direction le grand sud : les Terribles Passes du Bassin d’Arcachon. Ce dimanche, elle n’ont rien de terrible, c’est pourquoi je m’autorise à suivre le chenal balisé jusqu’à la bouée 1, la dernière avant ATTARC : la bouée d’atterrissage.
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Le ridicule coefficient de marée - 34 puis 26 - qui commande une extrême prudence sur les hauteurs d’eau au corps mort : départ et retour organisés à la PM. Le panier des Capus ; l’embarquement samedi vers 10:30 ; la route vers Arguin au portant vent faible à très faible (il fait chaud, vive l’été indien) puis revenant après avoir passé la dune ; l’arrivée à PM+2 dans un mouillage assez fréquenté ; choix d’ancrer dans 1,2-1,4 m d’eau, avec ancre auxiliaire au large, pour être sûr de repartir libre dimanche ; le type qui fait la révision de sa Guy Couach vintage à côté de l’Iboga, paraît qu’il doit faire tourner pour évacuer l’eau de son carbu - je l’interpelle ou pas ? ; le casse croûte puis la sieste à bord ; la traversée du banc de sable jusqu’à la passe avec sa baignade dans les vagues (pas de micro méduses ce coup ci) et l’exceptionnel plaisir d’une plage déserte ; l’émotion d’un paysage unique et sans limite aux improbables couleurs ; les bulles au coucher du soleil ; la recette du jour - casserole de chorrizos aux quartiers de tomate ; Le Breuil-Renaissance 2006 ; la nuit étoilée * ; le taud de bôme pour prévenir l’humidité - ça marche, mais il ne faut pas de vent ; le petit déj. sous le soleil du matin ; le dernier coup d’oeil sur le banc encore différent ; le retour au Ferret sous la poussée du moteur faute de vent suffisant ; l’arrivée au corps mort, comme prévue à la PM, avec une heure de marge bien occupée, mais je n’aurais pas parié dessus.
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A l’instigation de mon ami Jacques, créateur du fameux Blog on the Beach, je me suis offert 24h de Bassin en pleine semaine pour aller passer une nuit à Arguin entre hier mardi et ce mercredi.
Peut-être que le bateau me manquait après ces 2 semaines de croisière en Sunshine 38 entre Faro et Saïdia en passant - “la route des enclaves” - par Gibraltar, Ceuta, le Peñon de Velez et Melilla, plus quelques autres ports et marinas dans leurs pays respectifs (photos iPhone de la croisière) ? peut-être que j’avais fait une infidélité dimanche dernier en allant emporter à bord de la Légeotte la régate de pinasses du Moulleau, avec les amis pinasseyres mais toujours sans l’Iboga ?
Mais revenons au journal de bord. Déplorer rapidement le manque de vent qui m’a contraint à de fastidieux trajets au moteur, surtout le retour à contre courant.
En revanche, les paysages précédant le crépuscule et l’aube à pleine mer de 06:00 : à couper le souffle ; la qualité de l’amicale compagnie, les rhums, la promenade sur un banc encore quasi désert… à la hauteur, et plus encore. Consommation : 1/4 de La Mauny 50°, 1 frontignan de côtes de quelque part, 3 godets de ce vieux rhum arrangé antillais laissé récemment en cadeau et qui ravit les papilles les plus blasées :-)
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Avec la chaleur de l’été fleurissent les initiatives festives et c’est encadrée de nuits blanches ou gris clair que se situe cette journée voileuse et sableuse.
Le point culminant est dans le titre, et le point de vue de cette dune des Gaillouneys* vaut bien une pause contemplative allongée dans le sable brûlant.
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Samedi 30 mai 2009
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Alors que les girondins de Bordeaux allaient se faire sacrer héros populaires par 80 000 personnes place des Quinconces.
Arrivé tard - 12:00 - sur le Ferret, mais pas de speed : le temps est estival, la marée encore haute quoique descendant, la glacière plein de bonnes choses du marché des Capucins, Jacques en route lui aussi…
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