18 heures d’Arcachon : Iboga est de retour dans la course !
Pas de temps pour un compte rendu extensif, pour le moment, alors pour attendre, une photo (prise depuis la plage par Pierre Contré, défenseur des plaisanciers au mouillage), et la trace interactive de la régate de l’Iboga, sur Google Maps.
Ah, au fait, l’Iboga, son skipper et son équipage sont heureux de vous révéler leur excellent classement de 1er Jouët 680, sur 6 engagés. Sous réserve d’autres palmarès spécifiques, que je ne manquerai pas d’établir à la lecture du classement complet publié par le CVA.
Complément d’enquête
Les photos du Sun 2000 Erak, une belle bande de voileux, encore.
Les superbes photos de Noël Courtaigne
Un beau duel Jouët 680 - Sun 2000, par Mathieu “estouki”
Les photos par le photographe de bord : Jacques
Revenez plus trad, quand j’aurai eu le temps de coucher sur le clavier les petits et grands moments de ces 32 heures de voile avec Vince, Emmanuel et Jacques.
En attendant, le live tweeting initié par Jacques : #18hdarcachon
Une rapide analyse en réponse à Stan, d’Oxygène, qui me demandait mon “secret” pour faire plus de 6 tours
Secret ? Mais c’est un ensemble… tu peux aussi demander à Jef, de Jeficau, ou à Patrick, de Galip… le bateau propre, des voiles pas trop sac, un peu (beaucoup, en fait) d’expérience du plan d’eau et de cette course très particulière, motiver l’équipage en dosant la concentration et les ti-punch, rester régulier la nuit (et éviter les autres !) et quand la fatigue tombe, en cas de mouillage, rester au pit pour décarrer à la première occasion ou, mieux : juste avant.
Tu vois, rien de bien sorcier. Et Poséidon sait que je ne suis vraiment pas régatous dans l’âme…
En plus, j’ai de vraies lacunes en réglage de gréement, réglage de voiles, et de dérive. J’ai une bonne marge de progression si je décide de me fâcher pour de bon.
Point par point, pour que tout le monde soit à égalité la prochaine fois
Bateau propre : carénage frais de moins de 2 mois après 4 mois de séchage à terre ; indispensable pour un bateau aux tissus et gel coat de plus de 30 ans
Voiles pas trop sac : c’est un euphémisme pour des voiles très bien ; la GV semi-lattée taillée sur mesure par le maître voilier de Bordeaux Voiles l’an dernier, et le génois medium Tasker d’époque à la forme très honorable pour son âge. Un seul regret : de ne pas avoir pu gréer les bastaques, comme j’avais prévu, rapport aux vandales qui m’ont coupé celle qui servait d’antivol à l’Annexe au Ferret (bien fait pour moi mais quand même) ; le premier propriétaire de l’Iboga (alors Cupidon) m’a confirmé l’intérêt de raidir l’étai avant par fort vent. Ceci dit, nous n’avons pas eu de très fort vent durant ces 18 heures, donc la différence ne se serait pas faite là.
Expérience du plan d’eau : ben… oui. Sans me vanter, c’est quand même un peu mon jardin, la rade d’Eyrac, la pointe de Bernet, le chanel de Piquey, le grand Banc et les bords de l’île. Alors ne pas faire une seule faute de trajectoire, en fonction du courant, c’est déterminant.
Motiver l’équipage en dosant la concentration et les ti-punch : aucune difficulté avec l’équipage de cette édition ; une motivation au top, prêts à en découdre sur la base d’objectifs clairs - tous les 680 (Jouët, Gibsea, Blue Djinn), les Sun 2000 et si possible les Djinn 7, voire autant que possible de First 211, 21,7 etc. plus difficile - mais aussi, la prestation irréprochable (sauf au petit déj…) de Vince, équipier débutant et motivé au moins autant à la manœuvre de virement qu’à la confection de nos boissons dopantes favorites et des sandwiches. Respect. Respect aussi à notre lest mobile et intelligent, Emmanuel, un équipier de poids qui sait aussi participer à la manœuvre en toute synchronisation. Et Special Hommage à Jacques pour avoir pris les choses en mains dès son réveil, là où certains mettent des heures à émerger… mais nous y venons…
Rester régulier la nuit (et éviter les autres) et quand tombe la fatigue : l’un des paramètres clé du classement, continuer à régler inlassablement, scruter les penons et les moindres variations de vent, projeter la trajectoire du bateau en fonction du courant, rester vigilant vis à vis des concurrents que l’on croise, et c’est pas toujours facile au beau milieu de la nuit noire… Souvenir d’avoir failli passer sous Umbria, tel le vaisseau fantôme qui nous passe à 10 cm sans nous avoir anticipé ; souvenir d’avoir évité à 3 reprise des concurrents tribord amure lancés avec le courant, chaque fois un peu surpris…
Pour la pétole de Bélisaire, mouiller le plus tôt possible ET relever le plus tôt possible : et là, force est de reconnaître :
1. la vigilance de Jacques qui a donné le signal du départ parmi les premiers et qui a tenu la barre avec persévérance, à 0,7-1,0 nd, dans le lit du courant, à la poursuite du Corbageau et d’un 590 qui nous ouvraient la route (voir la trace de de “M” complètement en dehors du circuit, entre la Vigne et le Bancot)
2. que c’est là que c’est jouée la place de l’Iboga contre Jeficau et Galip qui étaient arrivés en avance à la bouée, mais pas assez pour la passer.
J’ajouterai aussi prendre un départ pas trop dégueu, c’est à dire par trop longtemps enfumé dans le vent perturbé des autres, assez proche de la marque au vent (bateau comité) sans cogner ni gêner un concurrent sérieux ; toutefois, mauvais point pour la tenue du chrono de la procédure de départ. A améliorer la prochaine fois mais le départ est un moment de haute adrénaline quand on est au milieu. L’un de mes moments favoris de cette course.
Aussi, aborder les marques de parcours avec détermination, anticipation et autant que possible, respect des règles d’engagement (que je ne connais que vaguement, y substituant une étiquette de bon aloi). Mais souvenir d’avoir été un peu poussé à deux reprises par le YSA 10 de Jean-Pascal Doursat à la marque du CVA, et ce fabuleux passage de Cuty-tou (évitez son éperon si vous le pouvez…) à la marque de Péreire, où il s’est engagé dans une sorte de “S” entre la bouée et 2 bateaux plus lents qui semblaient entourer cette bouée, sans toucher…
Et pour finir, sauf si autre chose me revient ultérieurement, QUEL PIED de faire bien marcher le bateau comme ça, de ne pas commettre d’erreur, d’avoir la reconnaissance du résultat… cette édition des 18 heures d’Arcachon valait vraiment le coup.


Le Lundi 6 juillet 2009 à 20:02
Superbe ! Bravo tous les 4 !
Je ne l’ai faite qu’une fois, mais j’avais beaucoup aimé cette course. J’espère qu’on arrivera à se caler ça une autre année. D’ici là, à moi de montrer au capitaine que l’équipier n’est pas trop mauvais ;-)
Le Lundi 6 juillet 2009 à 20:17
Bravo. Vite des photos.
Le Lundi 6 juillet 2009 à 20:22
Félicitations à Fx, Vince, Emmanuel et Jacques. Et bien sûr à l’Iboga, faut pas oublier la bête ;-)
Le Lundi 6 juillet 2009 à 21:25
Faudra vraiment que tu me donnes ton secret pour faire plus de 4 tours…

Le Lundi 6 juillet 2009 à 22:49
Félicitations à l’IBOGA, à son valeureux skipper et à son équipage.
Je suis très fier du comportement de “mes” Jouët 680″ à cette course.
Après les galères de l’hiver, cette superbe régate et … la récompense !
Nous donnons rendez-vous maintenant à tous les jouëtistes pour la 680 CONNEXION (29 août 2009) et pour la Route de l’Huître (7 novembre).
Que pour l’année 2009 de leur trentenaire, les Jouët 680 aient une belle fête !
JCF (Association “Les Jouët 680″)
Le Lundi 6 juillet 2009 à 22:53
Très très belle performance !!! En plus j’ai vu qu’au classement compensé tu est devant des bateaux plus rapides que le Jouet 680 (en tout cas sur le papier). Pour avoir eu la chance de participer au 18 heures, je sais a quel point cette régate nécessite une attention de tous les instants et un bon équipage.
Encore bravo.
Le Mardi 7 juillet 2009 à 10:51
salut FX,
C’est David Collinet (VOGUE FIRST 21.7) tu termines les 18 h juste devant moi!!!
la prochaine fois ce sera derrière… A+
Le Mercredi 22 juillet 2009 à 22:46
Après les Jouët, voici que les First lancent le défi. Méfiez vous des Sun2K, regardez quelques images. Attention, 12 mégas ça peut être long selon votre PC. Bonne lecture, bonne navigation et bon mouillage.
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Le Lundi 24 août 2009 à 19:35
[...] voile à la plage. Un dernier ti punch à bord avec les Froissant Brothers (Jacques et Emmanuel, mes équipiers des dernières 18 heures d’Arcachon) avant de remiser le [...]
Le Mercredi 14 juillet 2010 à 21:37
[...] Édition 2009 Épreuve zappé en 2008 En 2007, avec Benoît 2006, 5e participation de Fred 2005, l’année où on casse le safran avant le départ ; Benoît et Fred à bord, l’une de mes photos five stars 2004, avec Fred ? trou dans les chroniques… 2002, Fred de nouveau Fred rallie l’Iboga pour l’édition 2001 La première pour l’Iboga, en 2000 [...]