La remise en route

Iboga au Four prêt à repartir

Le bateau m’attend dans le port du Four, à couple du chaland de FJ Marine, où Thomas l’a laissé vendredi. Samedi je n’ai pas pu venir, accaparé à Bordeaux par une session de rédaction d’un rapport qui n’a que trop trainé.
Dimanche, T4 avec pique nique et Manou. Le port du Four sous un grand soleil. Pas d’urgence, la mer monte. Transbordement du moteur et les articles de bord qui avaient été hivernés à Bordeaux. Puis le départ !

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Ma route est incertaine en sortie de port : c’est que je ne suis pas familier des esteys locaux et je m’y prends à plusieurs fois avant de trouver de l’eau, si l’on peut dire. Puis cap sur Claouey, premier port au Nord, via la dune perdue. On est vraiment très près !
Voilà une fois de plus le bateau à l’ancre devant la villa Sylvosa.

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Nettoyage des coussins, dépoussiérage des sacs à voile et des accessoires laissés tout l’hiver chez les cousins ici. Installation à bord.

Lundi matin (enfin… midi)
Mâtage avec François et l’aide bienvenue d’un locataire (Nicolas ?)
Tant pis pour le pied de mât : on verra ça à la fin de la saison…

Réglage des haubans.
La GV et ses lattes.
Prêt à partir.

16:00 route sous GV puis Génois. Madone, Chenal de Lège au travers, Chenal de Piquey d’abord au près puis de plus en plus débridé… Un petit 4 rafaleux. Croiser Eric et Muriel qui rentrent au mouillage à Piquey après une marée dans les passes. Débridé jusqu’au Ferret. Au loin, le grand cyprès et le phare. La routine. Je chante à la barre. Bélisaire. Les parcs. L’escoure. Concentration pour ce premier atterrissage de la saison. Je rate la bouée. Ancre.

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De toutes façons le mouillage est complètement emmêlé. Je vais en chier pour le remettre en ordre. Pour constater que la chaine est déjà à changer si je peux être tranquille.

L’épisode du pote qui est sorti solo sur son 420 et qui désalle à répétition avant de partir en galère le long des parcs sud avec le courant qui l’emporte vite. Mon voisin de mouillage a une pinassotte à HB. J’essaie de le motiver à aller secourir le pote, mais en vain, l’autre fait le sourd. Je pars, même si je sais être peu manœuvrant dans ces circonstances… mais heureusement le pote est récupéré par une vedette qui le ramène à terre. Le 420 est perdu (2 jours plus tard il est signalé 6 miles au sud du cap…) En attendant faites moi penser à ne pas avoir besoin d’aide s’il n’y a qu’une pinassotte rouge aux alentours.

Bref, Manou m’a descendu l’annexe et je peux faire ma dernière manœuvre de la marée, et première de la saison.
Pour constater, en arrivant à terre, que le barreur de cette pinassotte rouge, il a foutu son annexe à la place de la mienne ! Complet…

Mais bon : la joie d’être sur l’eau et de bientôt profiter du privilège de naviguer bord à bord avec les potes #NNDD, explorer les petits ports tout autour du bassin et leurs restos secrets, passer des nuits seul au monde à Arguin…