Risées, clapot et RV sur l’eau

Ce dimanche de Pentecôte, enfin, un vent d’ouest – nord est normal. Belle occasion de passer la pleine mer sur l’eau.

Avec la marée, remonter le chenal de Piquey puis d’Arès, jusqu’à Hautebelle, en face de Claouey. Croiser la pinasse de Claouey La Légeote, sous 1 ris. Faire demi-tour jusqu’à la pointe de Graouères et embouquer le chenal de l’île au vent arrière. Le vent forcit, avec des rafales à 20 nds. L’Iboga porte toute sa toile. Anticiper le bord de travers qui arrive. Laisser la pointe du Congre à tribord et faire cap au sud ; prendre un ris dans la GV. Ça calme la bête. Choisir le chenal de Cousse. Croiser là une flottille de bateaux traditionnels — bacs à voile, canots mixtes, autres embarcations aux gréements auriques… un peu malmenés par les risées. Nombreux d’ailleurs sont au moteur. Apparement ils ont RV aux cabanes. Puis traverser le Teychan devant le port d’Arcachon. Hésiter à aller mouiller à l’abris du vent, dans la Canalette, derrière l’Aiguillon, mais choisir de remonter un peu pour mouiller sur le banc du Tès. Il est 13:30. Plus de 3 h de nave sportive en solo.

La dale : casse croute ! La pinasse d’Audenge est à la peine pour remonter au vent en travers du Teychan et son équipage doit demander assistance pour rallier la flotte. C’est une bonne expérience.

Ce qui devient sportif, c’est le mouillage…

La pause au banc du Tes à la pleine mer avec vent d'ouest = erreur de planning. J'en peux plus de remuer. #iboga680

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Et oui parce que maintenant la marée descend, le vent toujours soutenu et rafaleux ouest-nord ouest lève un sale clapot, typique du Teychan, entretenu par les bateaux à moteur… Essayer de compenser les mouvements est un très bon exercice de micro-musculation… Bouquinage. Mais pas très longtemps : je serai plus confort bien appuyé au près. Remplacement du génois par le foc. Renvoi de la GV arisée et route Ferret. Grands bords entre la plage d’Arcachon et les parcs en face. Petit courant aidant.

Au niveau de l’estey d’Afrique, l’Iboga est rejoint par le Clubman 26 de Vincent, avec ma nièce Julia à bord, qui a accepté de lâcher son iPad parait-il, pour ce RV sur l’eau. Échange une paire de femelots inox pour le 590, contre un billet d’euros. Échange de nouvelles. Embarquement de Julia sur l’Iboga pour une découverte de la navigation de croisière. Là, le clapot est beaucoup plus faible. Le bateau est bien lancé, calé tribord amure, barre amarrée. Transbordement de Julia qui rejoint son père.

Fin de la traversée par un contre bord à contre courant, pour entrer sur l’escoure du phare, où juste assez d’eau m’attend au corps mort.

Re bouquinage au soleil, en attendant l’échouement.
Remplacement d’une manille du mouillage.
Et débarquement.

Résultat : banane et coup de soleil.

Et quelques photos :
Iboga 15 mai 2016