Où Cécile et Tim participent à l’écriture des Chroniques de l’Iboga

Partis de Claouey vers 10:30.
Marée descendante, fort coef.
Vent bizarre mais pratique : SE 10-15 nds.
Grand soleil de dingue.

À bord, Manou, Cécile, Tim. Tim touche sa bille en 420 (sauf le spi me prévient-il). Cécile n’a peut être jamais fait de bateau. Mais elle comprend vite où ne pas mettre pour que la manœuvre se passe bien. C’est déjà un talent.

Suet

Le moteur cale au départ : il faut sortir de l’estey de Madone sous voiles. Surencombré en ce mois d’août, l’estey. Mais cette fois-ci, on assure : pas un coup d’hélice ou autre choc…
Chenal de Lège en 2 ou 3 bords (vérifiez sur la trace GPS), chenal d’Arès puis chenal de Piquey à longer les pignots, passage entre le Grand Banc et les bancs de sable du Bancot, un peu de sud et piquer vers la plage des Arbousiers, pour éviter le grand tour des bancs de Bernet.
Le but, c’est « pas Arguin parce qu’il y aura trop de monde » ; donc j’ai pensé qu’on serait mieux aux Sabloneys, vers les blockaus.
Le chenal devant le Moulleau serait presque bien s’il n’était obstrué par des bancs de sable aussi. Pas familier des lieux, nous touchons plusieurs fois. Mais « ça passe ».

Ah, et puis ça casse aussi : Tim ne mesurant pas sa force arrache littéralement la drisse de palan de dérive !

Avarie !

Réaction rapide : Manou prend la barre, fx et Tim en mode information – action. Pour l’information, déposer la table de carré, qui recouvre le puits de dérive. Et là, déjà, ouf : c’est seulement la drisse de palan qui est en cause. Le bout de relevage en kevlar, qui a remplacé le câble inox trop fragile, est intact et accessible. L’action, c’est repasser la drisse dans le palan 6 brins, faire un nœud, et reposer la table.

Après, devant le Pyla, assez d’eau. Nous descendons comme ça le long du banc d’Arguin qui est comme prévu saturé de navires, le long des côtes et dans les conches. Le salon nautique !

Côté dune, beaucoup plus de monde que d’habitude, mais c’est fréquentable. On est entre connaisseurs.

Je m’en vois un peu pour obtenir un mouillage sécurisé… Vent tourbillonnant contre courant, et le bateau ne se cale pas… Je dois renoncer à garder un touline vers la plage. Mais l’eau est tellement bonne que ce n’est pas un problème de plonger pour rallier la côte.

Une séquence classique : mettre une bouteille de rouge à rafraîchir, apéro au ti-punch, casse croûte copieux, siestes, affrontement du sable brulant de la dune pour voir le mouillage d’en haut, sieste sous les pins en haut…

Pendant ce temps, James est venu mouiller son Clouds Strider à côté de l’Iboga.

Tea time

Pendant ce temps aussi, le vent est complètement tombé. Pas une voile sur l’eau.

Vers 19:00 nous reprenons la route du Ferret, ligne droite au moteur. Tim à la barre, cap sur le château d’eau. Trois quarts d’heure de nave. heureusement avec le reste du courant montant. Il est presque 20:00 quand nous jetons l’ancre à ras de la plage du phare pour décharger et clôturer cette belle journée sur l’eau.

Et voilà la trace