Le retour de Filou

Le retour de Filou

Ce samedi, départ tranquille de Bordeaux après avoir fait un gros marché aux Capus, embarqué Alice et dealé chez le ship des bassins à flots une manivelle de winch à 25€ (pour remplacer les précédentes) et une pièce d’inox spéciale ancrage de hâle bas (pour remplacer celle qui a sauté le WE dernier). Ma todolist est checkée. Nous arrivons au bateau vers 13:00 alors que l’eau caresse la coque. Parfait. Sur le canal 73 de la VHF (et sur le canal SMS pour ceux qui n’ont pas d’abonnement VHF illimité) c’est l’effervescence des #nndd : Filou arrive aujourd’hui !

Filou est à 8 nm d’AttArc (traduction : Filou est à 8 miles nautiques de l’entrée des passes du bassin, la bouée d’atterrissage d’Arcachon).

Where is Filou ? Filou is in the kitchen.

Who/what is Filou? Filou, qu’es aquo ?

Filou est un bateau, Bénéteau First 18 — 5,05 m à la flottaison seulement — à notre ami Bastien. Bastien s’est mis à la voile il y a quelques mois. Comme son ami et compère professionnel Thomas, il s’est procuré un First 18 à bord duquel il a passé l’hiver 2010-2011, naviguant par tous temps dès que possible chaque fois que ses engagements professionnels lui permettaient de séjourner sur le bassin. Et puis Bastien a participé à l’initiative « Mettez les voiles« . Et puis Bastien a fait un tour d’Espagne « par la Corse, la Sardaigne, les Baléares, le Maroc et le Portugal » (précisions de l’implacable lecteur @estouki). C’est de ce tour d’Espagne que Bastien revient, ce samedi, sur son Filou. Oui.

En plus, Bastien écrit plutôt bien. Son blog « FirstFilou » se lit comme se lisent les grands récits de voyages qui nous ont tous fait rêver : ceux de Moitessier, Slocum, Gerbault…

Tout ça pour revenir à l’actualité du samedi 10 septembre.

Donc, La Bulle est à Arguin, Pilouz attend au Toulinguet, Estouki quitte le port d’Arcachon et passe chercher Mouille-Col aux Arbousiers, Uka est en route, vers la Vigne, depuis Claouey, Makila est désolée mais ne pourra pas venir, de même Erak ni le Lascar. Mais, physiquement ou par la pensée, les #nndd convergent vers les passes pour former un cortège d’honneur au héros.

Usinage sagouin et pragmatique

Pendant ce temps, escoure du phare, sur l’Iboga, Alice et le patron saccagent une bôme à la perceuse pour y loger la pièce achetée le matin même. Désendrailler la bordure de GV, dériveter la tête de vit de mulet, se mettre à l’aise sur le capot, pratiquer une affreuse saignée irrégulière en élargissant l’existante avec une mèche de perceuse, passer un messager, s’y reprendre à 3 fois, parvenir à positionner la pièce à l’intérieur de la bôme, riveter. Clac. Clac. Constater que le montage moche pourra tenir. Re-riveter le vit de mulet etc.

Il fait très chaud.

Et pas de vent.

Et très faim : Alice explore la glacière et c’est pas dommage.

Cap vers le sud, pour participer au cortège. Mais face au courant.

Moteur + GV pour faire de l’ombre. Longer le Mimbeau, dépasser Uka qui courageusement sous voile fait une sorte de surplace depuis une heure qu’il est passé nous saluer. Viser droit sur le Toulinguet.

S’enquérir sur le 73 qui est où : Pilpouz et La Bulle escortent Filou ; ils sont dans mon 180, vers Arguin ! Nous convergeons.

À bord de Filou, Bastien et, depuis le nord du Portugal, son équipier Richard.

Modeste mais héros

Voici du vent. Enfin envoyer les voiles et tirer de grands bords courant aidant. Tourner autour de Filou pour le photographier… Le but : le Mimbeau pour la soirée. Ne pas rentrer dans la civilisation d’un coup :-)

Le retour de Filou Voici Estouki, puis Mouille-col. A part la Bulle qui fait un détour par Arcachon, tout le monde converge vers l’escoure du phare, sous voiles, pour venir échouer à l’entrée du Mimbeau.

Arrangement des ancres. La plupart restera là jusqu’à la PM de 5h du mat. Puis champagne ! Et huitres, et ti-punchs… et la fête à Bastien, les questions, les contents de le revoir bronzé et heureux d’avoir réalisé son projet, tout simplement.

Mais l’Iboga doit partir : engagement à Claouey pour le (bientôt) traditionnel couscous pinasseyre. Mais c’est une autre histoire…