Ferret – la Salie – Arguin sud (déferlante) – Teychan – Taussat – Claouey

Ferret - la Salie - Arguin (déferlante !) - Teychan - Taussat - Claouey

Une trace inhabituelle pour cette grande journée sur l’eau.

Dormi dans le bateau au corps mort. Levé tôt – 08:00 ou même un peu avant – pour ne pas passer la marée au sec. Il fait beau, vent 2-3 bft secteur ouest, marée descendante pour encore 3 heures : route sur les passes sud. Pendant que le thé infuse, traversée du chenal vers le Moulleau. Il est BM-2. On touche un peu. En grignotant la brioche, rapide descente au travers jusqu’à dépasser Arguin. Le bateau se barre tout seul. Des champs et des champs de pécheurs qui dérivent. Longer la bande déferlante qui prolonge le banc. Quelques pécheurs dans les vagues ; un Sun 2000 sous foc seul remonte le courant à faible allure, son skippeur actuellement pécheur, à l’arrière, vision paisible et en phase avec le lieu et le moment… 09:45. Continuera ? … pas ? La passe se ferme vers la Salie. Pas confiance dans ce vent un peu léger pour être stable. Pas envie d’être envoyé à la côte ou dans les brisants si le vent venait à tomber. J’assure, je prends le vent que j’ai. Demi tour. Face au courant au travers. Longer la côte. Côté Arguin, déjà du monde pour ce vendredi précédent le WE de 15 août. L’option : entrer dans la conche provisoire au sud de la conche sud permanente. Bientôt la BM. Chercher un passage sur la barre de sable qui bouche l’entrée. Toucher. Sauter à l’eau pour tirer le bateau, voiles toujours étarquées. Passer. Pénétrer dans ce magnifique endroit très peu investi : quelques 15 petits bateaux et semi-rigides, dont 3 petites voiliers. Tirer le bateau à pieds jusqu’au fond, face à la passe nord à l’abris du banc assez haut à cette marée. Baignade, casse croûte sommaire, lecture…

Déferlante !

Mais la marée monte et attaque le banc de sable. Il est temps de partir. Temps ? Plus que temps d’ailleurs : sous génois seul, tracté par le vent arrière, important ressac (shore-break en fait) à la côte du banc, la petite barre de sable est parcourue de petites déferlantes… Je manque de puissance. Une 1e vague de face, la 2e met l’Iboga de travers et puis la 3e bien formée recouvre le bateau et tout ce que j’avais de sec dessus… Bravo fx ! Pas fier… Mais le bateau reprend son cap et sort dans le chenal. Dégâts matériels sur un appareil non étanche qui, choc + flotte, est maintenant en convalescence mort…

Pacific #1Idée de passer au Ferret chercher le Lanaverre 510 Nadaü tout juste regréé pour les essais 2011. Mais cela ne pas. Surtout que l’appel de la Ruitort Family qui sortent après 2 (3) ans de chantier intermittent leur Pacific. Bonne idée : PM avec 12-15 nds de vent dans le Teychan un WE de quinzoute : excellentes conditions pour essayer un bateau pour la 1e fois :-) Bref, je trouve l’équipage en train de gréer sa GV vers le banc du Tès, en face d’Arcachon. Quelques tours pour photographier la scène familiale. C’est chouette, non ? un nouveau Pacific ancien qui reprend la mer…

Ronds au Tès puis Taussat

Pour suivre par un détours jusqu’à la plage de Taussat, essayer de trouver le chenal d’accès à l’aide de l’indispensable carte SHOM/dessous de table et du très geek équipement iPhone + Appli Navionics qui me rend de fiers services même sur le bassin. Heureuse surprise, une fois ancré face au vent à Taussat de trouver Estouki, son patron et sa famille. Déception de rater les propriétaires de cette superbe cabane en face du spot de #kite secret de Taussat, mais ce ne sera que partie remise. Il faut dire que la couverture du réseau mobile Orange étant essentiellement déficiente ce mois d’août sur la bassin, je n’ai pas pu m’informer de l’emploi du temps de mes amis connectés ni partager en ligne mes intentions. Dans ces conditions, comme autrefois et bien expliqué dans « L’ABC du Ferret » : « le Ferret Capien ne prévient pas de sa visite, il passe » … quitte à ne trouver personne !

Étale de PM. Il est temps de quitter ce mouillage qui ne possède cette qualité qu’à la PM. Cap sur le Ferret direct au travers des terres. Trop compliqué le chenal. Mais là, un essai de réseau et ça passe. Remontent mes mails. Parmi lesquels, une invitation pour la Pinasse-Tapas de Claouey. Concept d’animation créé par le Président Kerpignot : les participants font un tour de pinasse à voile devant Claouey, entre le Four et les prés salés, à marée haute, puis causent un peu du programme des rencontres à venir, voire de l’entretien, et tout ça finit par un tiap’ en commun devant le soleil couchant tandis que la mer se retire de l’estey de Madone. Immortel, jamais pareil et chaque fois exceptionnel.

3G, mails et pinasse-tapas par conséquent

C’est ainsi que l’Iboga vire de bord et pique, toujours sur les terres, au plus près vers Claouey (trace). À l’aide de Navionics, je tente de repérer les esteys, mais le balisage traditionnel des parcs à huîtres fait cruellement défaut en dépit des efforts de balisage « officiel » du SIBA et de la préfecture maritime… Quelques touchers de dérive et virements de bords plus tard, j’échoue enfin le bateau à la plage de Claouey devant Sylvosa.

Soirée à terre. RV pris pour le lendemain samedi : régate de pinasses à Andernos. Première nuit à bord à Claouey. Réglage de l’ancre et du réveil dans l’idée de dégager à la PM pour profiter de la matinée sur l’eau… Et fin de cette journée de 12 h de bateau et 29 miles nautiques parcourus. Pas mal pour un si petit bassin !