Solo Ferret-Pyla-Arguin-Ferret

Iboga mouillé au Pyla
Iboga mouillé au Pyla

Lendemain de 1,5 jour de bringue et voile traditionnelle, besoin de silence, de repos, de solo.

La marée ne me laisse pas le choix de l’horaire : je dois décarer à 10 heures pétantes. Même pas le temps d’aller chercher du pain. C’est coëf de 101, autant dire qu’il y a un sacré jus et avec ce vent très moyen, il est hors de question de choisir son trajet.

Ce sera donc Arguin.

Alors que le bateau déboule vers le sud, il me prend l’idée d’aller chercher mon pain au Pyla. Et pourquoi pas ? Alors je fais demi-tour et bataille un peu contre le courant pour remonter assez pour passer entre les bancs de sable qui encombrent le grand chenal entre le Cap Ferret et la côte Moulleau-Pyla.

Je sais à peu près où je veux aller : sur la route qui va d’Arcachon à la dune, avant la route de Biscarosse, il y a un semblant de commerces. Par contre depuis la mer, je ne sais pas à quel niveau atterrir. Alors je suppute et je choisis de mouiller près d’une importante cale de mise à l’eau. Calcul de mouillage pour que le bateau reste en eau jusqu’à mon retour. Il s’agit de ne pas le laisser échouer…

Sur la plage du Pyla.

En fait, mon épicerie est 1 bon km plus au nord. Pas grave je n’ai rien d’autre à faire. J’aime beaucoup ce quartier du Pyla. Il y règne une atmosphère particulière.

Ce jour là, il y avait cette odeur de grépin broyé après la pluie, qui sentait l’arrivée de l’automne. Il y avait aussi la lumière matinale qui éclaire les pins sur l’est. Et l’animation des 78 et autres 92 qui fermaient leurs villas, les Volvo chargés de vélos, motos sur remorque… Quelques Méhari et autres voitures de luxe.

Je suis reparti. Fin de marée descendante, j’ai moins l’aide du courant. Mais je descend jusqu’à l’entrée de la grande conche du sud. je tente d’y entrer seulement sous voiles mais ça ne passe pas : je serais obligé de tirer des bords contre vent mais je ne n’ai pas assez d’eau pour descendre la dérive. Un coup de moteur pour passer le cap, puis voiles seules pour remonter au coeur de la conche.

Je découvre la configuration 2008 que je n’avais pas encore expérimentée.

Profitez de la photo aérienne qu’a prise Muriel, une autre passionnée du Ferret et du Bassin.

C’est excellent comment se sont formés 2 creux très bien abrités. Sites idéaux d’une nuit paisible. Bientôt.

A l’ancre au pied de la plage. Aller sentir l’océan, tout près de l’autre côté. Se faire un casse croûte grâce au pain pylatais. Café ? Sieste. Et puis vers les 15:30, songer à repartir pour m’occuper d’affaires impératives à terre.

Le retour plus direct sur les bancs qui prolongent le Matoc. Amusantes les grosses vagues. Le moteur devant le Ferret, pour aider à gérer une trajectoire entre les corps morts étant donné ce courant montant de folie. Et les eaux calmes de l’escoure du phare. Plage. Débaquage des affaires, accrochage de l’annexe et retour du bateau à son corps mort. Il est 18:00.

La trace de la journée sur l’eau (version plein écran)

Où l’on remarque qu’à un moment, j’ai reculé en remontant vers la bouée 13 pour mieux passer vers le Pyla entre les bancs…