Être sur l’eau le 26 octobre, c’est tout
Ce dimanche, vers 13:00, j’ai embarqué sur l’Iboga pour un petit tour, étant donnée la marée montante jusqu’à quatre heure à peu près, mais surtout l’heure d’hiver toute neuve qui peut surprendre en fin de journée.
Eventuel RV avec Mathieu, vers l’île si le courant et le vent le permettent.
J’ai d’abord traversé sous spi, si l’on peut dire : le bateau orienté au 90 (vers le Moulleau) mais faisant route au 54 (vers l’île).
Tu te dis “heureusement que je ne dois pas aller à contre courant, là”.
Et puis entre la bouée rouge 14 et la verte 15, de lassitude de voir ce spi pendouillant, j’affale et assez d’entendre la gévé claquer, je la blinde. C’est tellement rien, le vent, que le bateau ne s’y met même pas de face !
Le moment de finir le pique nique dans le lit du courant.
Alors la balise de l’estey d’Afrique me fait de l’oeil. Faute de projet précis, un coup de moteur propulse l’Iboga sur Pelourdey. Enfin un peu de calme : plus de vagues, plus rien. Sieste. Au loin les tcahnquées ; je distingue le gréement du Pdt-Pierre-Mallet. De l’autre côté de l’île je devine celui d’Escalumade.
En tenue d’été, la sieste : en maillot et torse nu… 25 octobre quand même.

Autoportrait d’un marin bien équipé
Voilà que le miroir se ride. C’est l’ouest qui rentre. Ouest et quelques, pas toujours le même. J’envoie le génois et je cape au près serré vers Piquey à travers terres. C’est 15:15, il reste 3/4 d’heure de montant. Avec le vent est arrivée une humidité relativement glacée. C’est là que j’enfile le pantalon, la veste polaire et les super bottes en cuir toutes neuves. Ainsi couvert, je traverse jusqu’à Canelon. Mais je ne sorts pas dans le chenal de Piquey : je vire de bord pour présenter tribord amure et ainsi remonter à l’abris du courant jusqu’à la pointe du Courbey, où je traverse les parcs en poussant un peu les pignots qui gênent.
La renverse a eu lieu. Le fort courant et le faible vent d’ouest conjugués me permettent — avec une petite inquiétude (serais-je assez manoeuvrant pour traverser le champ de mouillages dans le chenal ?) — de rallier l’escoure du phare où, en 2 bords, j’accède à mon corps mort.
Il est 17:00, heure d’hiver, et bien temps d’arriver.
31e journée d’Iboga 2008. Pas mal…


Le Lundi 27 octobre 2008 à 12:48
Merci FX de ces chroniques du Bassin, toujours bien écrites.
C’est un plaisir, même si, comme ce dimanche, il n’y avait pas beaucoup de “grain à moudre” pour un voilier !
On t’imagine bien avec Iboga, farnientant sur Pelourdey, glissant jusqu’à Canelon. C’est ça le plaisir du Bassin, pour un connaisseur.
Amitiés
JCF
Le Mercredi 29 octobre 2008 à 10:00
J’ai découvert un amoureux du bassin d’Arcachon vu de ses flots! Mon admiration pour ce coin génial se fait les pieds dans le sable, un crayon dans la main. C’est amusant de croiser les regards sous une autre approche. Je crois que nous partageons cependant le même ressenti : du bonheur. Bon vent Cap’tain !
Helene Ms last blog post..Moi, Moi Moi, SurMoi et re-Moi !
Le Vendredi 7 novembre 2008 à 14:08
bonjour FX.
Je vois à la lecture de l’iboga que nous avons toujours les mêmes joies en particulier la nav hors saison.
Déluray sort chaque fois que les heures de marées et les coefficients le permettent.
Cet été j’ ai fait le bateau accompagnateur des stages de voile du club tous les jours, si bien que j’ ai pris des couleurs.
Je n’ ai toujours pas le plaisir de t’ avoir rencontré sur l’eau, il est vrai que je navigue surtout vers le nord bassin, tu sais où il y a de la vase.
a +++++ sur le bassin ou ailleurs.
Raymonde rld07 ou deluray
Le Vendredi 14 novembre 2008 à 2:04
…je suppose que la marée haute était à 16h et non 4h, parce que , partant à 13h, ça fait une bonne session de navigation.
On va encore dire que je joue sur les mots et que je pinaille, mais essayez de vous pointer à 3h17 pour le train de 15h17, vous ne serez pas déçu.
Il est vrai que mon grand-père était cheminot et avait le “CHAIX” dans la tête, ce qui lui a permis de nous quitter à l’heure, à l’âge de 101 ans et 6 mois.
Moi aussi j’aime bien retrouver Mathieu sur l’eau, comme lundi dernier
.Et j’aime bien aussi les J680 . D’ailleurs le week-end dernier, j’ai prêté mon ber roulant pour sortir celui d’un copain à La Hume, puis mes bers de stockage; je vais lui demander, pour me remercier, de se recenser sur le site.
On se rencontrera certainement un de ces jours sur l’eau, peut-être lors de futures régates de la future “PREMIUM CLASS”.