Les huîtres : faudrait voir à arrêter les conneries… mais, n’est-ce pas trop tard ?

L’huître tueuse a encore frappé, hé hé hé…
Ca faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu un billet d’humeur sur ce blog, mais là , on a décroché le cocotier avec cette affaire de ces deux pauvres gens qui sont venus mourir à Arcachon en pleine interdiction sanitaire à contretemps.
A contretemps parce que, soit-disant, le préfet aurait tenté d’éviter de perturber la saison déjà un peu amochée par le climat d’août, en demandant d’opportuns complément d’expertises. Ainsi, l’arrêté d’interdiction qu’il aurait dû en principe (de précaution, ha ha !) prendre en plein été est tombée à la fin de la saison.
Rien de grave pour le tourisme si les ostréiculteurs chahutent un peu en septembre. N’est-ce pas ? Ca, c’était le WE dernier, feux de palettes et de pneus, lâcher de souris, escalade de bâtiments publics, plus quelques heurts… La nouvelle jetée Thiers ayant été incendiée l’an dernier, je crois qu’elle a été laissée tranquille cette année.
Parce que, il faut bien avouer que vu de l’extérieur, le scénario (pardon, le “Protcôle”) auquel sont soumises ces mignonnes souris, subissant l’injection d’extrait d’huîtres en concentration à peine imaginable et on s’étonne que quelques unes en crèvent ! Excusez-moi les scientifiques, mais vous avez intérêt à ramer dur si vous voulez nous faire gober la légitimité de ces interdictions.
Ah, c’est pas vous ? C’est qui ? Le principe de précaution. Ben voyons, bonne affaire pour le Préfet : maintenant, il est dans le préambule de la constitution ! “C’est pas moi non plus ; j’ai pas le choix : c’est une décision constitutionnelle d’ordre public”. Elle a bon dos la constitution; des fois, on aimerait qu’elle protège ou promeuve d’autres causes non moins légitimes que la santé publique des mangeurs d’huîtres. Tiens, au fait, il en dit rien sur les bidaous le Préfet ? Sur le tabac et le pinard non plus d’ailleurs.
Alors, évidemment, les deux personnes qui sont venues défunter (toute ma sympathie à leurs familles, sincère) d’on ne sait encore quoi, elles ont joué bien malgré elles un bien curieux rôle dans le genre scandaleux, les huîtres de la mort qui tue ont encore frappé ! Heureusement que Sarkozy n’en a pas mangé ! Ces inconscients d’ostréiculteurs qui regimbent à se faire harakiri avec le couteau à désatroquer au motif mesquin de leurs gagne pain de campagne. La même année ou le lobby des restaurateurs et du fisc réunis, armés de la poigne ferme du même Préfet, leur interdit de continuer à créer de véritables dégustations en front de mer en leur imposant de réduire ces dégustations au fruste triptyque huîtres, pâté, vin blanc.
L’aubaine était trop belle.
Oui mais, pour qui ?
Au delà du principe de précaution dont nul ne songerait à se plaindre, qui avait intérêt à modeler et médiatiser cet amalgame entre deux décès inexpliqués et le calvaire de quelques souris de laboratoire ?
Qui ?


Le Vendredi 22 septembre 2006 à 11:08
Bien possible mais il est tout aussi péremptoire d’affirmer que le test de la souris (j’acorde volontiers qu’il est assez rare pour un amateur même passionné de s’injecter de l’huitre concentrée!) est inepte que le contraire. Je me demande bien qu’elle aurait été ta réaction si le préfet, passant outre les résultats, avait autorisé la consommation et que quelques dizaines de dégustateurs avaient défunctés?
Le sujet qui me parait le plus important n’est pas tant de savoir si les huîtres sont propres à la consommation mais pourquoi tous les ans il y a des interrogations. Nous savons tous que le Bassin est de moins en moins propice au développement de la vie marine. C’est bien là qu’il fautdrait agir et j’aimerai mieux voir les maires s’activer à inverser la tendance qu’à faire les neuneu démagogues à la tête de manifestations.
Par ailleurs, je fais partie de ces connards de contribuables qui aimeraient bien que les ostréiculteurs, les agriculteurs, les éleveurs et autres professions en -eurs vivent de leur travail et qui sont condamner à payer sur leurs impôts les dégradations de bâtiments publics commises en toute impunité (la plupart du temps, l’arrestation des coupables menaçants de révolution) par les énergumènes de la bande.