Retour au Ferret

A bord de la navette Bélisaire-Eyrac : Maguy, Hélène et myself

Un peu de marche à pied jusqu’au port de plaisance où le bateau nous attend. la pluie tombe à grosses gouttes. Le vent est bien mou à tel point que, face au risque de manque d’eau pour atteindre le mouillage à l’arrivée, nous nous résignons à finir la route au moteur… Rangement et débarquement dans 30cm à 1m d’eau, pour une pause dans ces petites et excellentes vacances arcachonnaises.
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Je n’aime pas les mouches.

Quiconque fréquente le Bassin a remarqué ces bateaux-promenade qui nous font, à beaucoup, regretter l’esthétique des véritables pinasses navettes et tours de l’île devenues hélas trop rares. Mais plus pour longtemps ! J’apprends en effet, par un ami de l’UBA de pères en fils depuis plusieurs générations, que bientôt nous ne verrons plus – du tout – ces « vraies » pinasses pour cause de réglementation prochaine imposant la présence à bord d’un « marin » en plus du barreur et réduisant le nombre de passagers possibles de 40 à 15 (de mémoire). Alors dans ces conditions, évidemment, plus aucune rentabilité à espérer. Seules pourront subsister ces embarcations vitrées, type « bateau-mouches » qui, il faut quand même l’admettre, sont beaucoup plus en harmonie avec l’esthétique du front de mer actuel. Place à la modernité, que diable !
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Le Teich – Toulinguet – Ferret

Après la nuit passée au milieu du port du Teich nous avions résolu de quitter le port au petit matin pour pouvoir naviguer dimanche plutôt que de profiter de l’escale ornithologique et culturelle sous la canicule annoncée. Aussi, à 07:30 quittions nous ce mouillage d’un calme inhabituel (du point de vue de la houle et des remous), au moteur bien sûr, le courant descendant avec nous.

Première étape : la balise K11, face à l’entrée du port du canal pour une pause petit déjeuner. Quelle belle lumière de soleil levant ! Ah, une première moto-crotte (jetski) vient polluer cet instant, avec ce ridicule pilote les fesses rejetées en arrière ; pfff… Puis, sacs roulés, cabine rangée, vaisselle faite et pont débarrassé de sa rosée matinale, nous prenons la route des passes, sous spi. Très peu de vent apparent, encore réduit par la vitesse du courant de coëf. 94 ce matin. Le spi porte juste juste. La matinée étant avancée, de très nombreux bateaux débouchent des chenaux de Gujan, Tous à moteur, hormis un 590 avec lequel nous ferons route jusqu’au Mouleau. Mais en attendant, chenal haché de vagues d’étraves dont certaines fort discourtoises, ce qui ne manque pas de faire râler Hélène. (à suivre)
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