L’expérience, c’est ce qui nous rend capables de reconnaître une erreur quand nous la recommençons. (Franklin Jones)
Mais… ne sautons pas au bilan. Dans l’ordre.
Le jour se lève. Je suis donc à la recherche de l’Iboga qui s’est fait la belle commme je raconte dans mon article d’hier.
Chronologie factuelle

Le parcours de l’Iboga, de Claouey à Saint-Brice
Alors, ce mardi matin, comme convenu, point avec Jean-Pierre. Depuis le port ostréicole de Claouey, il n’y a rien à voir qui resemble à l’Iboga, me confirme-t-il.
Sur sa suggestion, j’appelle la police municipale d’Arès. En effet, il y a eu un relevé des bateaux échoués… On me rappellera. Pour me dire que non, il n’y a pas de Jouët 680 Iboga sur les côtes arésiennes.
Puis la police municipale d’Andernos. Qui me suggère de poser la question à Stéphane, le responsable du port. BON SANG, mais je le connais Stéphane… Je laisse un message sur son répondeur.
Pendant ce temps, Roger, mon collègue Jouëtiste d’Andernos (Cool, c’est le nom de son 680) s’est rendu disponible pour arpenter la côte.
C’est lui qui découvrira le premier l’Iboga.
Lire la suite de cet article »
Nous avons rendez-vous, Alice (6 ans bientôt), Julie (8 ans 1/2) et moi, leur père, à midi à Arcachon avec Julien (9 ans), Patrick et David, pour un pique-nique au banc. Après quelques bricolages, le départ. Il faut dire que le temps s’est carrément dégradé depuis la canicule du vendredi : vents de 22 nds, horizon très bouché, clapot serré même en haut du Bassin. Résultat : malgré le ris dans la GV et le petit foc, au près serré la bateau bouge fort et Alice n’apprécie pas du tout (euphémisme). Alors, à peine dépassée Hautebelle, je ne contrarie pas : on annule tout et retour au vent arrière (là tout va bien !). Le reste de la journée sera de rêve : à l’ancre au bout de la plage de Bertic, presque à l’abris du vent, on laisse la mer descendre doucement, puis visites aux amis à terre tout l’après midi.
Là où elle m’étonne, ma fille, c’est au moment de reprendre le corps mort : elle me dit : “alors, papa, on y va à Arcachon ?”
Bon, OK, on fait un essai. Le vent est bien tombé, on reste quand même dans le force 3, il est 17 h 30, on a largement le temps de rallier le port de plaisance avant la nuit. Et Alice sera très courageuse : elle a encore peur, mais elle participe et serre le dents. Julie, un peu inquiète sur ses capacités, barre quand j’ai des manoeuvres à faire. Aucun problème. Vers 20 h 30, on a enquillé le chenal d’Arès, le Chenal de l’Ile et Mapoutchet et nous voilà devant le port. Pose des pare-battages (ils ne servent pas souvent), préparation des aussières, affalage devant le CVA, et c’est au moteur que nous prenons le ponton sans coup férir. Tous le Figaro sont là , alignés, en préparation du prologue de la solitaire, la semaine prochaine. Une bonne soirée s’annonce.