Iboga à la Pointe ! — #galere2017

Vendredi 31 mars, vers 10:00 coup de fil de la Gendarmerie Maritime : mon bateau est signalé échoué, sans mouillage, sur la plage de la pointe du Cap Ferret ! Les gendarmes ont été averti peu avant par les services techniques de la Ville. Je me procure immédiatement un mouillage de remplacement (emprunté au Nephtys de Renaud, à Claouey) et je me rends sur site, où j’ai pu faire les constatations suivantes :

  • le bateau est échoué au niveau de la laisse de haute mer ;
  • le mouillage du bateau a été tranché à quelques centimètres du chaumard, le bout ne présente aucun signe d’usure ;
  • la coque est grattée, principalement sur le flanc tribord ;
  • l’échelle de bain rivetée manque au tableau arrière ;
  • je ne constate pas d’autres dommages visibles, sous toutes réserves.

Comment le bateau est-il arrivé là ?

Mise à jour du 10 avril

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Un Jouët 680 de moins sur l’eau :-( #nécro

Avel Nevez épaveDe très mauvaises nouvelles d’Avel Nevez, ce 17 octobre 2011, de la part de North West Expertises Maritimes :

J’interviens pour le compte de l’assurance du propriétaire du JOUET 680 N° 48.

Malheureusement ce voilier est parti sur les cailloux. La coque et le pont sont trés sérieusement endommagés.

Le bateau est à détruire.

Quelques pièces sont à récupérer sur ce bateau : Balcon arrière , ferrures , chandeliers , winchs , dérive , hublots , bome , mât sous réserves , main courantes… Continue reading

Comment l’Iboga est rentré de la plage

Bon, il est plus que temps de mettre en ligne la chronique de ce sauvetage solidaire et néanmoins réussi.

Je ne sais pas si je dois intituler « La journée du renflouement de l’Iboga » ou « J’ai enfin conduit un engin de chantier ! » ou « Une formidable mobilisation amicale et solidaire ». Les trois sont vrais, mais ce qui reste de plus fort, c’est quand même d’avoir vu 6 personnes qui ne se connaissaient pas, spontanément venues participer ensemble à l’Opération Iboga, en dépit des conditions très pourries et de l’indigente préparation du principal intéressé. En effet, pour toute anticipation, je n’avais prévu qu’un engin de chantier et de quoi faire l’apéro. C’est dire.

Twitter : @estouki Contre mauvais temps bon coeur… J’y vais, là. Départ de Bordeaux. 8:41 AM Dec 13th from twitterrific in reply to estouki

Twitter : Déjà pris de quoi faire l’apéro. Je suis a Lège. 10:10 AM Dec 13th from twitterrific

Twitter : Omw to Andernos. @estouki est déjà sur site. 10:31 AM Dec 13th from twitterrific

Avec ça, on va assurer
Avec ça, on va assurer

Le premier sentiment, en arrivant sur le port d’Andernos, c’est d’être hyper déçu : j’espérais un Manitou rouge, et le Petit Papa Aquiloc m’en a livré un jaune :-)

Apprendre à conduire, et amener l'engin sur site
Apprendre à conduire, et amener l’engin sur site

Et puis, un super temps, même pour la saison : avis de grand frais, jusqu’à 50 nds de vent annoncés. Pluies. Température env. 6°. Bah, ça pourrait être pire… non ? ah, non, c’est vrai.

Mathieu, venu d’Arcachon, premier arrivé sur site était allé voir si l’Iboga est toujours en place, intact, fermé. Tout est OK.

Convergent sur le port Roger avec son très utile 4×4, sa connaissance du terrain et son ingéniosité, et Niko, que ne ne connais que par mails et téléphone, qui a porté une nourrice de rechange, au cas où… Puis Pierre (et son fils), venu de Taussat ayant découvert l’infortune de l’Iboga sur mes tweets d’alarme1. Puis Marc, du Jouët 680 Askell, d’Arès, avec qui je n’avais eu que des échanges d’e-mail jusqu’alors. Une bonne occasion de faire connaissance.

Entre autres remerciements, merci à Niko pour avoir assuré le reportage photo dont on peut voir l’album complet en ligne.

Tout terrain, en vrai !
La première marche est toujours la plus impressionnante

 

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  1. Isolé à Niort le jour de la découverte de la disparition du bateau, j’avais arrosé mes réseaux, notamment Twitter. 

Considérations, précautions et dispositions

Enfin, j’ai pu me rendre sur le site d’échouement de l’Iboga ce vendredi1. Près d’une semaine après l’arrivée de mon bateau sur la plage de Saint-Brice (Lire cet article pour ceux qui auraient raté le 1er épisode).

Rencontre avec Stéphane, le dynamique directeur du port d’Andernos, qui avait dépêché dans la semaine son beau Frère Pascal, du chantier nautique Bleu Marine (zone artisanale d’Andernos). Récupération du gouvernail et du HB de l’Iboga qui avaient été mis à l’abris dès mercredi. Ils sont chargés dans la benne du 4×4 de Roger (le découvreur de l’Iboga, comme raconté dans ce précédent article). En fait, mercredi, malgré la force motrice de son Unimog, Pascal n’a pas réussi mieux que de déplacer le bateau d’une 10zaine de mètres sans pouvoir aller plus près de l’eau. En effet le sable est trop mou à cet endroit.

Iboga échouée à Saint-Brice
Iboga échouée à Saint-Brice après tentative de déplacement par Pascal

Rendu sur site — effectivement il est bien monté sur la plage — je me rends compte de la situation. Le vent souffle en tempête ; c’est saoulant et en même temps ça donne envie d’être sur l’eau, 2 ris et foc n°1, à la barre…

Avec l’aide de Roger, nous effectuons une tentative de traction de l’Iboga sur 2 ancres, en accouplant les 2 winches. Peine perdue. Justegagné un mal au dos. En additionnant la traction du 4×4, pas mieux (la voiture s’enfonce sur place).

Comment faire ?
J’envisage plusieurs possibilités, parmi lesquelles le creusement d’une tranchée pour amener de l’eau à la prochaine grande marée…

Bon, et bien en attendant le bateau devra rester là quelques jours encore. Il convient donc de parer à l’essentiel, c’est à dire mettre à l’abris tout ce qui pourrait tenter un voleur. D’ailleurs, je déplore déjà le vol de la nourrice d’essence Yahama, ainsi que de mon aussière de 30 m, ma boîte à accastillage inox de rechange (sous réserve d’inventaire…)
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  1. Pendant ce temps, d’autres arpentaient la moquette toute neuve en avant première du salon nautique 

Rapport de mer

Une fois n’est pas coutume, je vous recommande la lecture de ce rapport de mer publié sur le blog de Pierre-Yves Lautrou. Il rapporte comment Benoît Sineau, engagé dans la transgascogne 650, s’est retrouvé sur le toit, démâté, puis le bateau plein d’eau, et dans l’incapacité d’extraire sa survie… Certes, on est loin des conditions habituelles des Chroniques de l’Iboga, mais je sais que c’est la même mer, et que choisir de naviguer, c’est accepter d’être exposé à des conditions défiant toutes nos compétences. Raison de plus :-)