Caouène !

Oui : caouène ! C’est une exclamation ici, qui signifie, au delà de sa traduction simpliste en « et merde ! », exprime la contrariété d’être empêché d’aller de l’avant, d’être bloqué par quelque chose. Et au sens propre, dans le patois de Buch, un banc de sable sous l’eau, mais pas assez profond pour éviter de s’y échouer si jamais on tente de passer dessus. Bien sûr la contrariété est de plus ou moins longue durée selon qu’on s’y échoue au montant ou au descendant :)

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Prendre de la hauteur sur le banc d’Arguin

Comment !? La Réserve Naturelle Nationale du banc d’Argin survolée par un SATELLITE !? Mais que faite Le Gestionnaire ? Interdire ! Interdire ! Assez de ces humains arrogants !

Caaaalme-toi fx… (respire…)

Bon, pour commencer, MERCI à Thomas Pesquet, héros des temps moderne, représentant de la brillante race Française à bord de la station spatiale internationale de novembre 2016 à juin 2017, qui nous régale de ses clichés sur la vie quotidienne et extraordinaire des occupants affairés de l’ISS, et de ses coups de cœur « planète Terre vue d’en haut ». Très haut.

Dune de Pilat

Ce jour ci, il a tilté sur ce petit bout de côte du bassin aquitain où sont concentrés tant de sites qui me tiennent à cœur : la vieille forêt de la Teste et de Cazaux, tellement chargée d’histoire(s) ; la pointe du Ferret avec sa conche du Mimbeau Continue reading

RV humide à la Hume et retour ventilé

Iboga à la Hume 28 avril 2012 - photo Chantal PivertOui, samedi, c’était déluge plus ou moins intense, mais ininterrompu et surtout suffisant pour traverser ma veste de quart (que je soupçonne HS malgré sa belle apparence). Résultat : iPhone HS :-( Mais malgré le froid qui commençait à gagner, le plaisir d’arriver sous voiles dans le port de la Hume. Pardon, à l’entrée du port de la Hume. Le temps, simple formalité, d’attendre sous la pluie encore battante que la marée consente à gagner 30 cm supplémentaires et nous permette d’arriver enfin. Juste à temps pour constater que le salon nautique de la Hume était devenu un brave désert. Pourtant, bien caché derrière un tamaris, une tente et sous cette tente, hormis le maire de la commune, que des amis ! Amis de l’APTRA, de la SNSM, du Pierre-Mallet qui avaient traversé le canal, et d’honorables représentants d’antan comme d’aujourd’hui de l’industrie navale traditionnelle gujannaise, et mais aussi surtout des #nndd et 680tistes de base. Toute cette assemblée réunie par Corentin Chatelperron, jeune ingénieur, venu nous motiver à soutenir son admirable initiative : sauver l’économie du jute au Bangladesh en commençant par construire un bateau en fibre de jute, et revenir du delta du Gange à la France dessus

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Comment l’Iboga est rentré de la plage

Bon, il est plus que temps de mettre en ligne la chronique de ce sauvetage solidaire et néanmoins réussi.

Je ne sais pas si je dois intituler « La journée du renflouement de l’Iboga » ou « J’ai enfin conduit un engin de chantier ! » ou « Une formidable mobilisation amicale et solidaire ». Les trois sont vrais, mais ce qui reste de plus fort, c’est quand même d’avoir vu 6 personnes qui ne se connaissaient pas, spontanément venues participer ensemble à l’Opération Iboga, en dépit des conditions très pourries et de l’indigente préparation du principal intéressé. En effet, pour toute anticipation, je n’avais prévu qu’un engin de chantier et de quoi faire l’apéro. C’est dire.

Twitter : @estouki Contre mauvais temps bon coeur… J’y vais, là. Départ de Bordeaux. 8:41 AM Dec 13th from twitterrific in reply to estouki

Twitter : Déjà pris de quoi faire l’apéro. Je suis a Lège. 10:10 AM Dec 13th from twitterrific

Twitter : Omw to Andernos. @estouki est déjà sur site. 10:31 AM Dec 13th from twitterrific

Avec ça, on va assurer
Avec ça, on va assurer

Le premier sentiment, en arrivant sur le port d’Andernos, c’est d’être hyper déçu : j’espérais un Manitou rouge, et le Petit Papa Aquiloc m’en a livré un jaune :-)

Apprendre à conduire, et amener l'engin sur site
Apprendre à conduire, et amener l’engin sur site

Et puis, un super temps, même pour la saison : avis de grand frais, jusqu’à 50 nds de vent annoncés. Pluies. Température env. 6°. Bah, ça pourrait être pire… non ? ah, non, c’est vrai.

Mathieu, venu d’Arcachon, premier arrivé sur site était allé voir si l’Iboga est toujours en place, intact, fermé. Tout est OK.

Convergent sur le port Roger avec son très utile 4×4, sa connaissance du terrain et son ingéniosité, et Niko, que ne ne connais que par mails et téléphone, qui a porté une nourrice de rechange, au cas où… Puis Pierre (et son fils), venu de Taussat ayant découvert l’infortune de l’Iboga sur mes tweets d’alarme1. Puis Marc, du Jouët 680 Askell, d’Arès, avec qui je n’avais eu que des échanges d’e-mail jusqu’alors. Une bonne occasion de faire connaissance.

Entre autres remerciements, merci à Niko pour avoir assuré le reportage photo dont on peut voir l’album complet en ligne.

Tout terrain, en vrai !
La première marche est toujours la plus impressionnante

 

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  1. Isolé à Niort le jour de la découverte de la disparition du bateau, j’avais arrosé mes réseaux, notamment Twitter. 

Les marées

Profiter du Bassin suppose de s’imprégner des horaires des marées. Entre la basse mer et la haute mer, le Bassin change complètement de configuration. Il y a des lieux magnifiques qui ne sont accessibles qu’à la pleine mer, surtout sur le côté de Cassy, Andernos, et vers la Leyre. Mais attention à ne pas s’y retrouver échoué involontairement ! Rien n’empêche par contre de programmer un échouement volontaire ; par exemple de 1 h avant marée basse à 1 h après : ça laisse 2 h pour le pique-nique.

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Pas de sortie pour l’Iboga

Mon nouveau jouet : le Garmin etrex Je ferais mieux de regarder devant moi au lieu de jouer, quand je barre : il a déjà failli me coûter quelques carambollages !

Mon nouveau jouet : le Garmin etrex Je ferais mieux de regarder devant moi au lieu de jouer, quand je barre : il a déjà failli me coûter quelques carambollages !

Un lever tardif me fait manquer la marée : quand j’arrive sans plus y rêver, comme prévu le bateau est posé sur le sable. A la place, je vais faire un grand tour de roller ; suivi d’un gros repas jusqu’à marée haute. En fin de journée, un tour de cata avec Vincent jusqu’à l’estey d’Afrique pour faire la bise Jef et Nath qui y campent. Quant à l’Iboga : d’un coup de moteur il rejoint son corps mort pour au moins 2 semaines.

Je vais arriver à y aller au départ de la Figaro ?!

Ce samedi commence très mal : réveil raté, malgré tous mes efforts, j’arrive 15 mn trop tard au bateau. Et il fallait que ça m’arrive un jour ; il est scotché au sable ; marée trop basse, il manque 15 cm d’eau. Alors là : merde ! Je trépignerais presque de dépit… Me voilà avec 2 h à patienter, le temps que la marée finisse de descendre puis remonte assez. Ca me laisse le temps d’un fastidieux nettoyage des fonds et des coffres. Non seulement ça nettoie, mais en plus, l’exercice a un petit côté autoflagellation ironique: ça m’apprendra à rater le marée.

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