Arguin en plein mois d’août la nuit c’est…

A l’instigation de mon ami Jacques, créateur du fameux Blog on the Beach, je me suis offert 24h de Bassin en pleine semaine pour aller passer une nuit à Arguin entre hier mardi et ce mercredi.

Peut-être que le bateau me manquait après ces 2 semaines de croisière en Sunshine 38 entre Faro et Saïdia en passant – « la route des enclaves » – par Gibraltar, Ceuta, le Peñon de Velez et Melilla, plus quelques autres ports et marinas dans leurs pays respectifs (photos iPhone de la croisière) ? peut-être que j’avais fait une infidélité dimanche dernier en allant emporter à bord de la Légeotte la régate de pinasses du Moulleau, avec les amis pinasseyres mais toujours sans l’Iboga ?

La Mauny et maintenant Mais revenons au journal de bord. Déplorer rapidement le manque de vent qui m’a contraint à de fastidieux trajets au moteur, surtout le retour à contre courant.

En revanche, les paysages précédant le crépuscule et l’aube à pleine mer de 06:00 : à couper le souffle ; la qualité de l’amicale compagnie, les rhums, la promenade sur un banc encore quasi désert… à la hauteur, et plus encore. Consommation : 1/4 de La Mauny 50°, 1 frontignan de côtes de quelque part, 3 godets de ce vieux rhum arrangé antillais laissé récemment en cadeau et qui ravit les papilles les plus blasées :-)

Recherche du mouillage idéal dans la conche sud du banc nous amène tout au fond, finalement, après avoir fait le grand tour par le sud vu que la marée est mi-descendue ; le spot est occupé par une 10z de bateaux, 50/50 voile et moteur ; pas de quoi vraiment se gêner.

Anecdote au matin de l’admonestation des gardes-réserve à l’encontre de 3 jeunes (les enfants de Jacques, venu sur son Lanaverre 510 « Nadaü ») suspectés d’avoir passé la nuit sur le banc.

La découverte, parce que je n’y étais pas revenu depuis, de l’implantation des 14 ha de parcs à huître dans la conche sud ; bah, c’est pas gênant pour la plaisance, un peu plus pour la planche à voile et le kite… Topologie : l’ouverture qui s’était formée en début d’été entre la passe et la conche semble résorbée ; la continuité du banc est rétablie pour le moment.

Départ tant qu’il y a assez d’eau au descendant vers 10:00 pour honorer une invitation à déjeuner à terre. Consommation : 1,1 réservoir du Yamaha 5CV 2T, vu le retour à contre courant.

Todo list : rapidement corriger le système de descente de safran qui est inutilisable en l’état et oblige à de pénibles acrobaties…

Dépôt du bateau à basse mer en lisière de l’escoure du phare et du chenal ; encombré et remué mais pas le choix. Jacques s’occupera de le remonter à son corps mort à la prochaine marée en principe (n’est-ce pas, Jacques ? d’avance, merci.) Et détection d’un nouveau Jouët 680 — Grenadines, n° 61 de 1979 — pour le recensement qui passe à 161.