Sous le signe de l’Afrique

Iboga mouillé à Afrique 26 septembre 2015

Iboga mouillé à Afrique 26 septembre 2015

Ce samedi, près d’un mois depuis la dernière sortie de l’Iboga. La régate des startups dans laquelle j’ai skippé un Grand Surprise, à la Rochelle1, est déjà loin. Je piaffe.

Cédric a eu la bonne idée de provoquer une sortie.

Nous appareillons à 13:30. À bord : Cédric, donc, accompagné de Hadjé (première sortie à la voile ; lourde responsabilité !), Manou et moi. Et un panier pique-nique vite attaqué avec la bouteille de blanc « tant qu’il est frais ». Cédric connait les usages : il navigue habituellement sur le Djinn 7 familial mouillé devant la propriété à Piraillan.

Grand beau temps. Pas trop chaud, mais doux. Vent annoncé dans les 12 nds, secteur N-NE. Marée montante fort coef. J’envisage une remontée du Teychan. Du près vers Péreire en faisant connaissance un peu. Un bord vers le nord pour reprendre du champ.

Mais arrivés au Grand Banc, il faut se rendre à l’évidence : le vent est éteint. Ça tombe bien, nous sommes à l’entrée de l’estey d’Afrique. D’un coup de moteur nous voilà à l’ancre le plus haut possible. Il reste 1h30 de montant, nous avons donc 3h devant nous.

Pour commencer par achever les vivres.
Puis baignade, tirer le bateau plus près de la côte, et une virée à terre.

Aborder une île c’est toujours une expérience. Visite du quartier d’Afrique. Pas grand monde dans les cabanes ostréicoles supposées être attribuées à des inscrits maritimes… Ah, oui, l’une est ouverte. Et puis une autre. Mais c’est tout là. Sur la faune, deux rencontres à déplorer : d’abord, les nuées de moustiques, qui nous motivent à presser le pas et rallier la partie sèche de l’île, et aussi un saurien lézaroïde qui impressionne beaucoup Hadjé, laquelle redoublera de prudence pendant l’exploration. Notre expédition se rend ensuite au NW de l’île, visiter une cabane particulière. Puis le retour en nous donnant des claques (les moustiques, ¿recuerdes?). Embarquement.

Iboga à Afrique 26 septembre

Pendant ce temps, le vent est revenu.

Départ sous voiles. Cédric mène le bateau, au travers puis bon plein, pour sortir dans le chenal de Piquey. Nous avons le temps de tirer 2 bords vers le nord, avant d’opter pour — selon les versions « le circuit des promène-couillons » (Cédric) ou « le salon nautique » (moi) — bref : la descente de la presqu’île au plus près de la côte, entre les corps morts en commentant les bateaux et les villas. Dialogue de mes équipiers : « — Mais quoi ? Ce ne sont que des villas… — oui mais elles sont belles ». Autrement, discussion très sérieuse sur le climatoscepticisme…

Voilà, comme ça jusqu’au Ferret où je reprends la barre pour l’arrivée au mouillage.
Le débarquement de l’équipage.
Et la poêlée de cèpes à terre, qui sort du cadre de ces chroniques.

Le mot de la fin :

Ma première sortie en bateau a été géniale ! J’ai bcp aimé. Encore merci pour cette belle expérience, en si bonne compagnie.Hadjé

Et la trace du parcours :


  1. La #FrenchStartupCup, où nous étions engagé, avec mon associé James, pour Linguali, Benjamin et Marc, pour leur startup Transmitio, Betty, son mari Emmanuel, et François pour leurs entreprises respectives, mais surtout pour le plaisir