Chroniques de l’Iboga S16E16 et E17

Pique nique du samedi midi sur le Cap Cod 1 Un peu en manque, non pas de bateau — le WE dernier à bord du bac à voile Escalumade sur la Garonne reste une excellente expérience — mais de bassin — ma dernière sortie, rapide tour de l’île, remonte à bientôt 10 jours, et Pas mal contraint par un excès d’engagements professionnels, je suis résolu à partager mon WE entre les deux. Peut-être pas en part égales, quand même !

Samedi matin, ramassage d’Alice à Piquey, embarquement vers 10:00, route directe vers Arguin. Contre courant de petit coef 40, dernière heure du montant. Vent portant. Ça change, de passer sur les bancs et d’entrer dans la conche sud à la pleine mer.

À Arguin, c’est un peu différent : une centaine de bateaux dans la conche. Une quarantaine restera pour la nuit. Pas débordements à déplorer.

Mouillage à cul de la partie la plus accore de la plage afin de gérer le descendant : pas se retrouver échoué trop haut, pour pouvoir partir assez tôt après la basse mer de 08:00 dimanche. Stéphane sur son Cape Cod 1 nous a rejoint. A couple. Casse croûte sur le confortable pont Iroko. Petite balade. Baignade dans la passe. Siestes…

Déplacement des bateaux pour la nuit, anticipation d’un vent d’est au matin, considérations d’évitement…

À l’apéro, dans le cockpit de l’Iboga, l’équipage du Sun 2000 Erak. Conversations, ti-punchs… L’interminable crépuscule : nous sommes dans les 10 jours les plus longs de l’année. Dîner à bord. Vent d’Est exceptionnellement doux. Coucher du soleil et débat sur la nature fumeuse ou brumeuse de ce nuage gris, seul dans le ciel, qui sort derrière la dune. Incendie ou nuage ?1 Débats sur la nature, la nature humaine et la nature humaine de certains personnages politiques, société civile et people labellisés…

Nuit.

Lever de soleil à Arguin À l’aube, Alice shoote le lever du soleil. Pas moi.

Clapot contre le bateau : le vent s’est mis au Sud-Est force 4, chaud. Ambiance universelle d’un mouillage au matin. Je me crois aux Antilles. Sociabilité des navigateurs qui contrôlent l’évitement de leurs dériveurs quand l’eau les laisse flotter à nouveau…

Bonne baignade matinale dans les passes.

Et départ, pour la 2de « moitié » de mon WE.

Manœuvre d’ancre sans faute, avec Alice devant. GV à 1 ris, foc n° 1 ferlé. Au moteur à travers parcs, face au vent, jusqu’au chenal puis abattée, extinction du HB, hissage du foc et barre amarrée, le bateau file ses 6-7 nds. Séance de photos croisées avec Stéphane (il est possible que les siennes soient plus belles que les miennes ;-). Et panne du HB de Cap Cod ! Satanée panne aléatoire : alarme chauffe… Iboga à la cape, Attente, redémarrage, route lentement, re arrêt… Comme ça entre la dune et le Pyla (voir les petites encoches sur la trace du bateau). Et finalement Stéphane se débrouillera à ramener son bateau jusqu’à La Teste tandis que nous avons bifurqué en direction du Cap.

Pétole aux abords des parcs à huître du Ferret, clapot des sillages des innombrables bateaux à moteur… Leçon de lâche de ris ; mais fin de parcours sous Yamaha pour l’Iboga, tant pis. Il est 13:30. La canicule règne à terre. Route pour Bordeaux.

Fin de la 17e journée sur l’Iboga cette saison.


  1. Apparemment, un incendie à Cestas. La bonne foi m’oblige à admettre…