Nuitée à Saous et, #NNDD !

Le premier WE avec une prévision météo estivale. À ne pas rater. Samedi la marée commence par une déception : j’ai mal évalué la marée et le bateau ne flotte plus à mon arrivée à 13:20. Je devrai attendre 19:30 voire 20:00 pour partir. Même pas assez de vent pour aller kiter à l’océan… Alors contre mauvaise fortune bon cœur.
Bricolage : reconstruire le râtelier. 2h quand même ! #talent #deuxmainsgauchesDeux heures de bricolage pour commencer, reconstruire le rack sur lequel reposent les longs objets : la perche, le tangon, le taud roulé, l’aviron, la gaffe…
Puis casse croute. Puis bouquinage au soleil. La visite de mon voisin au Saxo vert ; en plus de partager notre zone de mouillage, nous avons queques amis en commun dans l’aristocratie du Snipe en particulier et une passion pour le petit croiseur sur le bassin. Le temps passe vite.
La journée se tire. Plus grand monde sur l’eau. À la VHF, quelques amis — Bonaire, Mouille-Col — coordonnent leur navigation de conserve. Ils sont devant Lavergne… à Péreire… à la Chapelle. Et ça y est, l’Iboga flotte ! Il y a 15 mn que j’avais tout hissé et bordé. Le bateau démarre comme une flèche !

C’est un petit W-NW qui me pousse dans le courant vers Péreire, la bouée 15; la pointe du Grand banc, l’entrée de l’estey d’Afrique, l’estey de Pelourdey qui rejoint les cabanes tchanquées.

Le RV aux cabanes tchanquées

Le RV aux cabanes tchanquées

Arrivent en face les potes de la flotte #NNDD : Bonaire, Estouki, Makila, Uka et Sun Way l’Extra-Paulette (merci Mathieu pour la précision). Deux tours de piste le long de Pelourdey, pour trouver le mouillage idéal. Bonaire tranche en jetant l’ancre vers le quartier de Saous. Les autres s’agglutinent, certains amarrés à la traine, les autres à couple. Voilà un beau ponton pour une soirée conviviale. Et La Bulle arrive. Nous voici au complet, la flotte intergénérationnelle, 6 bateaux, 16 marins des plus jeunes (10 ans ?) aux plus jeunes (70 ans !)

Ce qui se passe au sein des #NNDD reste au sein des #NNDD.
Qu’il suffise d’évoquer les libations, les toasts portés aux amis absents et au soleil couchant, et les plateaux de charcuterie, et les salades familiales, et le bidon de planteur de Jérôme, et le Pique-Caillou de Jean-Louis…
Jusqu’à ce que certains dont l’Iboga, la nuit noire venue avec cette lune couchante à l’horizon sur Piraillan, s’écartent pour trouver un mouillage pour la nuit.

Une nuit exceptionnellement calme. Pas de vent, pas d’eau non plus. Le clapotis à partir de 6 ou 7h du mat. L’eau revient. Le soleil. Les ponts sans rosée. C’est vraiment l’été.

La flotte se regroupe pour les petits déjeuners, les conversations à bâtons rompus, les bricolages et bullages en profitant du soleil. Ainsi comme jusqu’à 10-11 h. Pas pressés : le vent d’est reste très léger.

Peu avant l’heure de la PM, je quitte la flotte pour rejoindre mon mouillage. J’ai le temps en principes mais je ne veux pas rester coincé cette fois-ci.

Vent arrière à travers les terres sud ouest de l’île. Croiser les esteys d’Afrique, puis la Réousse. Viser entre les parcs à huîtres, à la hauteur de la Vigne, et me voilà dans le chenal de Piquey. Encore du portant, Arrière à grand largue avec le courant. Le vent est molasse mais permet d’évoluer. Du bruit ! Que de bruit : bateaux à moteurs qui se précipitent vers Arguin, Jetskis par 2 ou par 6 qui font les cons sur l’eau, avions… le bruit omniprésent. Et les remous artificiels… Pas fâché de quitter le plan d’eau. Un comble, non ?

Au corps mort largement à l’avance. Baignade, pique nique, re-bouquinage… Il fait si beau ! Vive l’été.