Nuit à bord suivie d’un tour de l’île dominical

La veille, c’était Atelier « noeuds et cordes » à la cabane des #jouet680, Port du Canal, animé par Edward Amade, maître noueur de la Guilde Internationale des noueurs de nœuds (IGTK). C’est là que j’ai appris à faire le nœud de chaise. Bon, enfin, appris… surtout à le faire dans tous les sens et même avec une efficacité de 95%, en le commençant par un nœud en 8. Un nœud à découvrir. Aussi, j’ai enfin appris à épisser le Dyneema, cette fibre 100% synthétique aussi solide que l’acier. En fait c’est super facile, à condition d’avoir les bons outils : aiguilles creuses, tire-fil, épissoir, adhésif, fil à surlier, un bon couteau et un mini-chalumeau pour les finitions.

Tout d'abord, apprenez à couper une corde

Bon, super facile, mais pour que ce soit en plus esthétique, pas mal de pratique… Toujours est-il qu’à la sortie de l’atelier (en vrai, à la sortie du repas qui a suivi l’atelier) je me suis précipité à la coopé pour m’équiper. Plus d’excuses pour ne pas remplacer toutes mes manilles inox par du textile, les anneaux par des erseaux épissés etc. Et c’est là que tu te rends compte qu’en fait ton ignorance des nœuds et épissures s’est agrandie ! Apprentissage à poursuivre donc.

C’est la pleine nuit quand j’arrive au bateau. Et la pleine mer ou à peu près. J’embarque dans l’annexe. Temps très calme pour une nuit qui se termine alors que l’eau remonte. Il n’y a pas d’urgence à partir. J’ai le temps de déplacer le bateau un peu plus au nord et le laisser à la plage le temps d’aller avitailler au marché du Ferret. C’est un des derniers WE d’avant-saison : le stand Lemoîne est fermé, ainsi que certains stands dans le marché couvert. Le calme avant la tempête.

En route.

J’ai un N-NW molasse. La marée monte. On va déjà traverser le chenal et après on avisera. Teychan, avec le courant montant. Cap sur l’embouchure du Mapoutchet. Remonté de celui-ci jusqu’à virer la pointe du Congre. Un peu de tricot face au vent dans le chenal de l’île ; rien que de très habituel. Puis la descente entre la pointe aux chevaux et la plage du Phare. J’avais le choix entre la petite marée — revenir à mi-descendant — et la grande marée — revenir 3h après la basse-mer. J’ai choisi la petite. Il est 14:10. Comme on voit sur l’image, il reste juste assez d’eau sous le corps-mort. Observez la buse qui a juste encore les pieds dans l’eau.

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Ah, et ladite buse du SIBA n’a toujours pas encore de signalisation — pignots traditionnels ou balise de danger officielle, qu’importe — malgré mes signalements restés sans réponse depuis plus d’un mois ! Ils doivent attendre qu’un bateau vienne s’y éclater à pleine mer…

C’est le bon moment pour casser la croûte à bord et m’entraîner au matelotage avec mes cordes d’entraînement et ma nouvelle compétence !

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