Boudins : 0 – Barge : 1

Ça prend la forme d’un score. Comme un score de Rugby 🏉 qui verrait Lège-Cap-Ferret s’imposer au stade Sesostris et monter en 2e division à la saison prochaine. Parce que c’est au stade que j’ai rencontré l’une des 2 infos importantes qui ont débloqué la situation. Mais n’anticipons pas.

État des lieux #galere2017 #iboga680

A post shared by François-Xavier Bodin (@fxbodin) on

Nous avons laissé l’Iboga échoué haut sur la plage « interdite » de la Pointe depuis plus d’1 semaine. Au pointage de dimanche, fin d’après midi, la situation ne s’est pas aggravée. Il y a même quelque chose de mieux : j’ai un Projet de renflouement populaire, solidaire et manuel.

Suite à mon appel à volontaires, j’ai déjà beaucoup de recrues qui se déclarent. Des amis que je connais et certains que je ne connais pas encore. C’est toujours un moment émouvant de voir se lever des gens qui ont envie d’aider… J’avais déjà bénéficié d’une belle solidarité lors de ma galère 2008, à Andernos1 et certains volontaires sont devenus de véritables amis…

Quand même tout comptes faits, l’histoire des rails en bois, ça ne va pas être simple. Quand vais-je pouvoir me procurer le matériel (je bosse toute la semaine) ? Comment le porter sur site ? Serons-nous assez nombreux le moment venu ? Comment faire démarrer le mouvement ?

C’est ainsi que je me retrouve au stade, le soleil dans les yeux, où je sais que je vais trouver Jean-Louis. Et j’espère aussi Marie et Jérôme, mes autres supporters locaux. Bref, au milieu de l’excitation de ce match qui finit bien, Jean-Louis. Bière. Je remets l’histoire du bateau sur le tapis.

De fil en aiguille, j’invoque le Tirfor que j’ai à la cabane. Ça serait pas mal : pas besoin de déplacer tant de monde pour amener le bateau à la côte. Oui, mais de taille le oui : sur quoi je le prends le Tirfor, pour tirer ? … résultat : il me faut l’une de ces vrilles qui servent de corps mort vissées au fond des chenaux. Certains modèles encaissent des tonnes de traction sans s’arracher. Facile à mettre en œuvre, point d’ancrage solide… J’ai un nouveau plan, plus simple et réaliste que celui des rails. Plus qu’à trouver l’une de ces vrilles…

Là, les histoires se croisent, parce que avant de partir je partage une dernière bière avec ce bon Henri et quelques copains qui viennent de triompher (ça doit faire 2h qu’ils viennent de triompher mais il reste de la bière ; ambiance). Je raconte le truc à Henri. Qui s’exclame que oui il a vu le bateau en partant à la pèche vendredi dernier ! Qu’il est allé voir si tout allait bien etc. Sympa. Un marin normal, quoi. Et comment je vais faire ? Et je pense que je vais faire ça (le Tirfor et la vrille, vous suivez ?), mais ça me rassurerait si un pro prenait l’affaire en charge… Et là Henri, il me donne une info déterminante : le nom du chantier de travaux maritimes chez qui il a travaillé récemment –
FJ Marine. Ils font des renflouement à l’occasion, appelle-le de ma part, tiens tu veux une autre bière ? …

Pendant ce temps, le Plan, il arrivait au détour d’un commentaire sur Facebook, sous la photo que j’ai prise dans l’après-midi. Le commentaire devient une bonne conversation téléphonique avec François, avant de se transformer en nouvelle Idée : les boudins ou rouleaux de halage ! Les 2 heures suivantes deviennent étude de faisabilité : définir la liste des matériels, trouver des fournisseurs2, anticiper l’organisation… RV est pris lundi avant midi pour confirmer l’action qui reste calée en toute hypothèse le samedi suivant au descendant.

Ouf, un dimanche bien rempli !

Voilà lundi matin. Les choses s’accélèrent. Les plans décantent.

Je relance l’assureur. Oui, ils ont mandaté un expert. Pas trop tôt ! Une semaine après le sinistre… J’appelle TGM dont je n’ai pas eu d’écho depuis lundi dernier : répondeur. J’appelle le contact d’Henri (du Rugby, vous suivez ?) à FJ Marine : très bon accueil, oui on fait ça, je vais voir sur site et je vous fais un devis, ça peut se faire demain, pas de souci… J’appelle l’expert, qui reçoit mes photos et attend le devis. Cette affaire me semble bien partie. Je décommande le plan Rouleaux. Grand merci à François pour m’avoir donné de l’espoir et passé du temps à se creuser la tête pour trouver toutes les conditions de réussite. Grosse démo de solidarité. Je suis sûr que ça aurait marché. Je ne dis pas « la prochaine fois » mais presque !

Voilà le devis de FJ Marine. Si je comprends bien, il va amener sa barge à marée basse. Débarquer une pelle qui va tirer le bateau jusqu’à l’eau et le prendre en remorque pour le ramener au Four. J’aurais préféré qu’il me le ramène au corps mort, mais l’expert préfère pouvoir l’examiner au sec… Soit.
Dernier appel à l’assurance pour me faire expliquer la « délégation d’indemnité » (faut leur poser les questions, pour avoir des réponses…) et signer le papier.
Transmission à l’expert qui statue favorablement. Ouf ! Parce que ce n’est pas un très petit budget : plus de 3000 €.

Envoi de l’ordre d’intervention.
C’est prévu pour demain mardi !

J’ai demandé des photos. Je vous montrerai ça. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à en prendre aussi.

On s’achemine vers la conclusion de la #galere2017.
Je vais pouvoir caréner et commencer la saison de voile.

  1. Un grand souvenir
    Pierre racourcit les élingues []
  2. Pour mémoire, et si ça peut rendre service à quelqu’un, voici la recette des rouleaux à l’air comprimé :

    []