Le livre de bord de l’Iboga, c’est le coeur de la chronique, le journal, le blog par excellence ; défiant résolument toutes les prescriptions des hautes écoles de la marine marchande et militaire, je n’y raconte que ce que j’ai envie et, s’il manque l’heure de la marée, l’isobarre, le nom du mécano, le connaissement du fret, et bien c’est comme ça. Par contre, les petites choses personnelles, les plaisirs partagés, la composition du pique-nique, les jubilations… ça, ils devraient y être.
A bord de la navette Bélisaire-Eyrac : Maguy, Hélène et myself
Un peu de marche à pied jusqu’au port de plaisance où le bateau nous attend. la pluie tombe à grosses gouttes. Le vent est bien mou à tel point que, face au risque de manque d’eau pour atteindre le mouillage à l’arrivée, nous nous résignons à finir la route au moteur… Rangement et débarquement dans 30cm à 1m d’eau, pour une pause dans ces petites et excellentes vacances arcachonnaises.
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Départ du port d’Arc. à 12:00
A bord : Hélène, Julie, Alice.
Au quai de la criée, le Petit Loïc, à peine revenu de sa dernière marée, déglace ; mais Vincent ne nous verra pas bien que nous soyons sorti sous GV à ras de son bateau.
Toujours sous GV seule, cap à l’ouest avec l’intention d’aller déjeuner à Arguin pour un retour tôt dans l’après-midi.
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Départ du port d’Arc. à 16:00
Reste 1 h de descendant.
A bord : Hélène, Julie, Alice.
Le projet : aller se baigner sur les bancs de Bernet + RV sur l’eau avec Jefficau.
Sous GV seule, au vent arrière le long de la plage d’Arcachon
Rencontre avec Jeff et Pascal, du Jefficau, qui font demi tour pour faire route avec nous. Route jusqu’au niveau de la plage des arbousiers (passage dans les bouées au large de Péreire, sanctionné par un gros coup de trompe des gardes plages) Faire le tour du banc pour pénétrer dans la baïne (déjà occupée par un autre Jouët 680). Ancre, baignades, discussion de bateaux à couples puis retour sous GV et foc jusqu’au port d’Arc. pour sa seconde nuit.
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A bord de la navette Eyrac-Bélisaire : Chantal, Julie, Alice et le marin de service.
Nous sommes rejoints à la plage du phare du Ferret par Hélène.
Embarquement sur l’Iboga vers 12:00. Remontage sans problème du lanceur de hors-bord ressoudé du matin.
Route vers Arguin. Sur place, dans la conche de l’île de Matoc, beaucoup de bateaux à moteur squattent déjà la plage, aussi nous mouillons l’Iboga à quelques mètres, juste assez près pour pouvoir descendre sans problème (avec la nouvelle échelle inox !) juste assez loin pour ne pas risquer d’échouer prématurément et allonger intempestivement la durée du séjour. Il y a encore beaucoup de vent. Pique-nique à bord, brève promenade sur le banc, visite de la sempiternelle et néanmoins instructive expo de la Sepanso, gestionnaire et gardienne de la réserve naturelle. Puis, retour vers le Ferret. Passage des caouènes sans problème ; je crois que j’ai trouvé le chemin : en quittant Arguin, suivre au plus près le banc vers le nord jusqu’à trouver assez d’eau pour piquer ouest et pénétrer dans le chenal principal des passes, puis suivre le chenal balisé jusqu’au Ferret. Entrée sous voiles dans la conche de la plage du phare à peine mouillée d’1 mètre d’eau et encore… Abandon d’Hélène (ne te retourne pas) et demi tour, direction Arcachon que nous rallierons en à peine une heure de navigation, le vent de travers et le courant aidant. Choix d’une place à couple pour le bref séjour arcachonnais de l’Iboga.
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Après la nuit passée au milieu du port du Teich nous avions résolu de quitter le port au petit matin pour pouvoir naviguer dimanche plutôt que de profiter de l’escale ornithologique et culturelle sous la canicule annoncée. Aussi, à 07:30 quittions nous ce mouillage d’un calme inhabituel (du point de vue de la houle et des remous), au moteur bien sûr, le courant descendant avec nous.
Première étape : la balise K11, face à l’entrée du port du canal pour une pause petit déjeuner. Quelle belle lumière de soleil levant ! Ah, une première moto-crotte (jetski) vient polluer cet instant, avec ce ridicule pilote les fesses rejetées en arrière ; pfff… Puis, sacs roulés, cabine rangée, vaisselle faite et pont débarrassé de sa rosée matinale, nous prenons la route des passes, sous spi. Très peu de vent apparent, encore réduit par la vitesse du courant de coëf. 94 ce matin. Le spi porte juste juste. La matinée étant avancée, de très nombreux bateaux débouchent des chenaux de Gujan, Tous à moteur, hormis un 590 avec lequel nous ferons route jusqu’au Mouleau. Mais en attendant, chenal haché de vagues d’étraves dont certaines fort discourtoises, ce qui ne manque pas de faire râler Hélène. (à suivre)
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Remontée de la Leyre du Teich
Le RV à 17:00 à la balise J5 avait été programmé de longue date par l’association des Jouët 680. l’Iboga s’y était finalement inscrit. Nous sommes revenu exprès et in extremis (en ce jour noir pour les bisons estivants) de l’Ile de Ré. Départ de la plage du phare à 15:00, bords à bords ou presque avec le 680 de Pierre jusqu’au Teich. Lui sous génois à enrouleur, nous sous spi (d’où le “presque”). 2 heures pile de navigation malgré le vent un peu mou et grâce au courant porteur de coëfficent 90. A la balise, ce seront finalement 12 bateaux qui se retrouveront pour suivre le bras de Leyre balisé donnant accès au port du Teich.
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