Le livre de bord de l’Iboga, c’est le coeur de la chronique, le journal, le blog par excellence ; défiant résolument toutes les prescriptions des hautes écoles de la marine marchande et militaire, je n’y raconte que ce que j’ai envie et, s’il manque l’heure de la marée, l’isobarre, le nom du mécano, le connaissement du fret, et bien c’est comme ça. Par contre, les petites choses personnelles, les plaisirs partagés, la composition du pique-nique, les jubilations… ça, ils devraient y être.
Il y a deux semaines, j’avais sorti l’Iboga avec 2 équipiers pour - croyais-je - la dernière de la saison. Et bien non ! pas plus tard que ce dimanche, profitant qu’Hélène est restée travailler sur son mémoire de DU, et que le sun shinne en ce beau premier dimanche de décembre, je me suis fait une après-midi sur l’eau solo. Est-sud-est force 3 baissant à 2, assez frais naturellement avec cette odeur d’usine de pâte à papier, mais le vent était au RV.
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Presque 3 mois sans faire de voile ! Triste record… Mais, bon, j’ai fait d’autres choses à la place. Ce samedi, après avoir fait - enfin - réparer la hale-bas de l’Iboga cassé le 30 août, Nous voici, Herber, Fred et moi même, pour la dernière (?) sortie de l’Iboga.
On a un peu trainé avant de partir : décrochage du corps mort à 15:45. On a trouvé une mouette crevée au fond du cokpit ; morte de quoi ? Il ne faisait pas du tout le temps prévu par météofrance : un peu de vent d’est et ciel couvert au lieu du chaud sud fort annoncé… Mais, bon, on a eu le temps de monter de la plage du phare jusqu’au Four et retour, en partie sous spi. Presque plus un bateau au mouillage sur la zone de grand piquey, impressionnant de vide par rapport à la saison. Iboga marchait bien, du moins à l’estime, parceque le gps refusait obsinément d’accrocher les satellites.
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La prise de tête : j’ai donné RV à Aurélien, arrivant de Paris, à 14:00 au port d’Arcachon ; nous en avons, je suppose, pour au moins 1 heure et demi ensemble (je vous raconterai peut être dans quelques temps ce qu’il vient faire à bord de l’Iboga) puis ; après, je dois ramener le bateau à Claouey puis rentrer à Bordeaux pour un rendez-vous à 19:00. Comme je n’ai pas la voiture (trop long à expliquer), je dois prendre le Citram qui passe à Claouey à 17:47. En fait, ce timing est impossible, je m’en rends bien compte. En effet, le parcours Arcachon-Claouey à marée descendante prend, dans les meilleures conditions, avec un vent de 15-20 nds pas trop nord-ouest, au moins une heure et demi ; or, aujourd’hui, le vent est totalement nord-ouest et souffle bien en dessous de 15 nds… Mais j’anticipe.
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Carole, Fred, Hélène et fx sont dans un bateau… mais personne ne tombe à l’eau, ni ne s’y jette, car le bassin est noyé sous un épais nuage humide et frais depuis ce matin. Il est plus de 13:00 et la brume ne se lèvera que quelques heures dans l’après-midi. Entre temps, le vent soutenu nous porte jusqu’en face du Ferret. Une montagne de brume nous cache totalement la vue de la dune du Pyla. Impressionnant. En tout cas ça ne donne pas envie d’y plonger tant la visi doit être nulle là dessous. D’ailleurs, assez cocasse : une ribambelle de bateaux à moteurs émerge des brumes, fuyant le banc d’Arguin avant l’heure. Nous traversons le chenal, droit sur le Pyla, puis remontée de la côte le long du Mouleau pour aller échouer derrière le banc de Bernet, au niveau de la plage Péreire, à l’abris des vagues causées par le retour de transhumance Arguin-Arcachon. Sous le nuage qui a fini par recouvrir le Bassin, toujours pas de baignade pour nous, bien que l’eau semble bonne, du moins à deviner l’activité d’un certain couple de baigneurs :-) Mais, le bruit des moteurs, devenu vraiment trop envahissant de ce côté-ci du Bassin, et l’humidité persistante ont raison du plaisir et, après un petit café chaud pour les équipiers, l’Iboga prend le chemin du retour, cap sur la Vigne puis chenaux de Piquey, Arès et Lège avant d’arriver à Madone, “port d’attache” du bateau. (Dimanche 22 juin)
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Saddri prend des
risques sur l’annexe
RV à midi avec Saddri, venu de paris avec ses chaussures en cuir et ses chaussettes et, surtout son Hasselblad et 15kg d’accessoires, pour une séance de prises de vues. J’ai invité un figurant : Fred, mannequin professionnel à la retraite, pour m’assister dans cette lourde tâche ; car en effet, comme le souligne le photographe en arrivant, aujourd’hui, il n’y a pas de filles à bord. Et non, les filles travaillent ce samedi. Pas de filles, soleil au zénith (la pire lumière qui soit)… espérons que Saddri saura tirer parti de son talent pour faire une photo qui plaira.
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Samedi soir, la nuit prévue à l’Ile aux oiseaux a été anulée pour cause de risques orageux prononcés (aller camper sous ces nuages noirs avec ce vent d’orage qui monte on ne sait pas jusqu’où… Brrrr). Il est convenu avec Valérie et Patrick, arrivant d’Andernos, que nous ferons converger nos 680 pour une journée bord à bord. Ainsi, Dimanche vers 11:00, nous retrouvons les Cazenaves, venus finalement avec leur offshore de 5m, cause défaillance du HB de leur Jouët, une épaule endolorie d’avoir trop tiré et la déception au coin de l’oeil… Ceci dit, leur “Firefox” fait une annexe assez efficace pour ralier le mouillage de l’Iboga.
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