Retour sur Museums and the Web – Baltimore 2014

BALTIMORE

Comme je l’annonçais dans un précédent billet, j’ai eu la chance de participer à l’édition 2014 de la conférence Museums and the Web, organisée cette année à Baltimore. C’est en effet dans le musée d’art de cette ville du Maryland que Nancy Proctor (@nancyproctor), experte renommée du mobile dans les musées, a choisi de poursuivre sa carrière, après le Smithonian de Washington. Or, Nancy est l’une des chevilles ouvrière (Co-chair) de Museums and the Web.

Ce rapport pour remplir mon engagement vis à vis de Cap Sciences, qui a accepté de sponsoriser ma mission.

Ce rapport aussi pour partager avec l’écosystème numérique bordelais, je veux dire mes amis, confrères et partenaires d’Aquinum, de l’espace de coworking le Node, et de l’initiative Frenchtech Bordeaux. Parce que, comme Bernard Alaux, directeur de Cap Sciences, et son équipe, je suis convaincu que les métiers de la médiation numérique de la culture, des arts et de la science, que le design d’expérience de visite et de parcours culturels et touristique, sont de fantastiques terrains d’opportunités économiques encore sous exploités en France. Que toutes les occasions de mettre en commun nos expériences, savoir-faires, opportunités et informations sont autant de chance de faire émerger les compétences locales sur ce terrain. Bien plus grand que local, ce terrain.

En attendant, ce que je peux dire c’est que, vu de Baltimore, nos savoirs faire en France, et à Bordeaux, en matière de muséographie numérique sont loin d’être ridicules. Bien au contraire.

Manifeste : l’autoroute de l’innovation passe par Bordeaux

autoroute de l'innovation

Les initiatives comme Museomix font émerger, en dehors de tout enjeu, des pistes d’innovation dans l’expérience, en utilisant l’éventail des moyens techniques, en suivant le principe darwinien de la sélection naturelle : plus il y a de mutations (ici : d’expériences) plus il y a de chances que l’une d’entre elles prospère. Qui plus est, parce que le modèle de l’open innovation ne se réduit pas à la sélection « naturelle », ces dispositifs expérimentaux ont une vertu pédagogique y compris pour les acteurs — les plus conservateurs (quoi ? j’ai dit le mot ?) — qui n’y prennent pas part. Pas encore…

Nous avons aussi la chance d’avoir à Bordeaux, avec Cap Sciences, le chef de file du programme InMediats. Ce n’est pas rien ! Piloter un programme de plus de 10 millions d’euros, 6 centres de science sur le territoire français, incluant le très influent et parisien (là haut, ils disent « national ») Univers Sciences. Investir dans la conception, le développement, la mise en œuvre et le déploiement de dispositifs de médiation comme fablabs, living labs, serious games, applications mobiles, modes virtuels, compagnons de visite RFID interfacés aux système d’information… À la façon des grands chantiers du New Deal, la construction d’une « autoroute de l’innovation ». Pilotée depuis Bordeaux.

J’ai un rêve : que les professionnels du numérique, indépendants et petites boîtes, entrepreneurs, scientifiques, créatifs, ingénieurs, littéraires, journalistes… s’arriment à ces initiatives, en fassent naître d’autres, aillent voir sur tout le territoire qui est bon, qui a de l’expérience, qu’ils contribuent et collaborent à des projets, à des marchés, à des initiatives, développent et rapportent leur expertise à Bordeaux, pour profiter le plus possible de ce marché de la médiation numérique de la culture, des sciences, de l’Art…

En attendant, c’est mon tour. Quelques retours d’expérience.

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