{"id":2304,"date":"2011-08-10T18:17:38","date_gmt":"2011-08-10T16:17:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.fxbodin.com\/iboga\/?p=2304"},"modified":"2020-05-01T18:31:18","modified_gmt":"2020-05-01T17:31:18","slug":"chronique-doutre-bord-n%c2%b0-1-sur-nano-a-gijon-pour-la-el-gaitero","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.fxbodin.com\/iboga\/dans-la-vie\/chronique-doutre-bord-n%c2%b0-1-sur-nano-a-gijon-pour-la-el-gaitero-2304","title":{"rendered":"Chronique d&rsquo;outre bord : n\u00b0 1 sur Nano \u00e0 Gijon pour la \u00ab\u00a0el Gaitero\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Bernard Raquet m&rsquo;avait fait l&rsquo;honneur d&rsquo;agr\u00e9er ma candidature au poste de n\u00b0 1 sur son First 35.7 Nano, bas\u00e9 \u00e0 Arcachon et bien connu sur les parcours de course croisi\u00e8re du golfe de Gascogne.<\/p>\n<p>Bernard est aussi un pilier du Cercle de le Voile d&rsquo;Arcachon (famili\u00e8rement \u00ab\u00a0CVA\u00a0\u00bb) et s&rsquo;est superbement investi ces 3 derni\u00e8res saisons dans l&rsquo;organisation de la Premium Class, s\u00e9rie de r\u00e9gates d\u00e9di\u00e9es aux petits croiseurs de moins de 14 de HN, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e des r\u00e9gatiers du bassin naviguant sur ces petites unit\u00e9s, d&rsquo;autant plus que les participants profitent de conf\u00e9rences pour leur permettre de progresser sur la technique, le r\u00e9glage, la tactique&#8230; La Premium Class, une initiative \u00e0 cultiver de l&rsquo;avis de mes amis participants.<\/p>\n<div id=\"attachment_6710\" style=\"width: 716px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/photos.app.goo.gl\/4b8o39kZK8cy9ipC8\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-6710\" src=\"https:\/\/www.fxbodin.com\/iboga\/files\/6050894021_ef21bb6ee5_o.jpg\" alt=\"Toutes les photos dans l&#039;album\" width=\"706\" height=\"548\" class=\"size-full wp-image-6710\" srcset=\"https:\/\/www.fxbodin.com\/iboga\/files\/6050894021_ef21bb6ee5_o.jpg 706w, https:\/\/www.fxbodin.com\/iboga\/files\/6050894021_ef21bb6ee5_o-450x349.jpg 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 706px) 100vw, 706px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-6710\" class=\"wp-caption-text\">Toutes les photos dans l&rsquo;album<\/p><\/div>\n<h3>Recrut\u00e9 comme n\u00b01 pour des r\u00e9gates en Espagne !<\/h3>\n<p>Les r\u00e9gates d&rsquo;el Gaitero, objet de mon engagement sur Nano, sont sponsoris\u00e9es par le producteur de cidre \u00e9ponyme de Villaviciosa, \u00e0 10 km de Gijon, et organis\u00e9es par les clubs nautiques de Bilbao, Santander et Gijon. 52 bateaux \u00e9taient engag\u00e9s. Le plus petit, un J92. Les plus grands d\u00e9passant 40 pieds.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai pass\u00e9 avec Bernard, son fils Bertrand (qui nous laissera \u00e0 Gijon) et son \u00e9quipier Jean-Claude, 11 jours sur l&rsquo;eau, entre le 31 juillet et le 10 ao\u00fbt 2011.<\/p>\n<p>L&rsquo;arriv\u00e9e au bateau, \u00e0 minuit le samedi soir apr\u00e8s une journ\u00e9e de voile. Accueil chuchotant de Bernard qui me d\u00e9signe ma banette avant de retourner dans sa cabine. \u00c9videmment je reveille mes futurs \u00e9quipiers. Bonne entr\u00e9e en mati\u00e8re !<\/p>\n<p>Le d\u00e9part du port d&rsquo;Arcachon, \u00e0 4 heures 30 pour la PM aux passes, de 6 heures du matin. Face au courant. Moteur. Au lever du jour, quelques p\u00e9cheurs dans le chenal et les passes. Puis une travers\u00e9e de 210 miles au 226 en ligne droite. Du moteur sous pilote. Puis dans l&rsquo;apr\u00e8s midi et jusqu&rsquo;\u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit, du spi. Et re-moteur jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 Bilbao vers 4 heures du matin. 24 heures piles. Un bout de ponton libre dans le Real Club Maritimo del Abra, quartier de las Arenas, \u00e0 Getxo. Amarrage et sommeil. Deux jours \u00e0 Bilbao pour r\u00e9cup\u00e9rer et nous adapter, avant le d\u00e9but des r\u00e9gates.<\/p>\n<h3>2 jours \u00e0 Bilbao<\/h3>\n<p>R\u00e9ception de lancement, et briefing au 2e \u00e9tage du club, surplombant la rade de Geitxo&#8230; belle vue, ne serait-ce ce crachin persistant qui bouche l&rsquo;horizon&#8230; Et puis ces ports de commerce. T\u00e9moin de richesse \u00e9conomique, certes. Mais nous ne sommes plus habitu\u00e9 \u00e0 cette mixit\u00e9 ici, surtout venant d&rsquo;Arcachon. L&rsquo;Espagne. Je m&rsquo;\u00e9tais fait la m\u00eame r\u00e9flexion \u00e0 Cadiz en 2009&#8230; Cidre \u00e0 volont\u00e9, petits fours gras pris d&rsquo;assaut. Pas grave.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re r\u00e9gate : Bilbao-Santander. Environs 40 miles. P\u00e9tole. Apr\u00e8s 6 h \u00e0 essayer de faire porter les voiles flaques, il est \u00e9vident que nous n&rsquo;arriverons pas  avant le temps limite (que nous ne connaissons d&rsquo;ailleurs pas). La mort dans l&rsquo;\u00e2me, car ce n&rsquo;est pas le style du bateau, nous poursuivons au moteur. C&rsquo;est l&rsquo;abandon.<\/p>\n<p>Nous abordons Santander \u00e0 la nuit bien tomb\u00e9e. Accueillis par le marinero de service au Real Club Maritimo qui nous d\u00e9signe notre corps mort. Le jour nous r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;environnement du mouillage : nous sommes pr\u00e8s d&rsquo;un quai sur lequel passe une intense circulation tr\u00e8s bruyante. Fa\u00e7ade assez belle, homog\u00e8ne. L&rsquo;architecture ann\u00e9es 30 (?) du Real Club Maritimo.<\/p>\n<p>Aucun concurrent n&rsquo;\u00e9tant arriv\u00e9 dans les temps, car il y a une limite individuelle relative au rating IRC de chaque bateau, aucun ne sera class\u00e9. Vache pour ceux qui ont insist\u00e9 jusqu&rsquo;au bout pour \u00e9chouer \u00e0 quelques minutes de leur temps limite.<\/p>\n<p>Douche dans les vestiaires du club. Les \u00e9coulements : direct \u00e0 la rivi\u00e8re ! Il faut voir comment \u00e7a grouille de mules l\u00e0 dessous&#8230; Bon app\u00e9tit.<\/p>\n<p>Briefing puis r\u00e9ception &#8211; lunch au club. Cidre \u00e0 volont\u00e9, monceaux de petits sandwichs plut\u00f4t bien garnis. Bernard fait des r\u00e9serves pour la  navigation qui nous attend.<\/p>\n<p>Santander &#8211; Gijon. 90 miles en ligne droite. R\u00eave ! vendredi 5 ao\u00fbt (d\u00e9j\u00e0 !) \u00e0 13 heures, arriv\u00e9e \u00e0 Gijon apr\u00e8s 20 h de nave avec temps variable entre une longue p\u00e9tole au d\u00e9part (le cabo Mayor, c&rsquo;est bon, on le conna\u00eet) vent vaguement arri\u00e8re, puis une longue conqu\u00eate du vent apparent, sous la fine barre de Bertrand, qui ose nous \u00e9loigner de la route directe pour faire marcher le bateau, puis un bord de spi rapprochant dans la nuit noire, pas \u00e9vident le r\u00e9glage, Bertrand c\u00e8dera la barre \u00e0 fx puis Bernard, et jusqu&rsquo;\u00e0 22 nds dans le pif toute la matin\u00e9e avec mer form\u00e9e, pour gravir les derniers 10 miles avant Gijon.<\/p>\n<h3>Le thermique tourne comme pr\u00e9vu entre Santander et Gijon<\/h3>\n<p>Confirmation parfaite de la th\u00e9orie de rotation de la brise thermique pr\u00e9vue par Bernard&#8230; Classement : 3e sur 18 engag\u00e9s dans la classe. Petit \u00e9pisode de r\u00e9gate juste avant la ligne. Classement 13e au g\u00e9n\u00e9ral sur 52. Une bonne manche.<\/p>\n<p>Giron, la plupart des concurrents rassembl\u00e9s sur 3 pontons. Le Wifi payant ; pire, : le mode de connexion qui impose de se r\u00e9identifier apr\u00e8s chaque mise en veille de l&rsquo;iPhone. Payant et p\u00e9nible. Douches et sanitaires pris d&rsquo;assaut. El Gaitero offre son cidre \u00e0 volont\u00e9 et une assiette de cassoulet r\u00e9confortant.<\/p>\n<p>Samedi. Le comit\u00e9 prom\u00e8ne les bou\u00e9es du parcours banane en attendant que le vent se stabilise. Pr\u00e9vu \u00e0 25 nds quand m\u00eame le vent. Pas le temps de mouiller le parcours qu&rsquo;un coup de vent force 8 d\u00e9boule en 1\/4 d&rsquo;heure. D&rsquo;estival, le plan d&rsquo;eau devient noir dessous et blanc dessus avec une mer de vent form\u00e9e. Le vent, jusqu&rsquo;\u00e0 42 nds \u00e0 l&rsquo;an\u00e9mo de Nano. Premier ris. Reprise du guindant. D\u00e9chirure de la voile le long d&rsquo;un coulisseau (fallait pas oublier de choquer l&rsquo;\u00e9coute et le h\u00e2le bas), passage en vitesse de la bosse de ris n\u00b02, prise du ris. L\u00e0 \u00e7a va. Pas question de d\u00e9rouler le g\u00e9nois r\u00e9gate. Moteur, face \u00e0 la vague, direction le port. Bernard cherche comment affaler la GV en s\u00e9curit\u00e9. \u00c0 l&rsquo;abris relatif de la digue ? Il avait fallu 20 mn pour nous \u00e9loigner au portant, il faudra une heure pour rentrer vent dans le nez.<\/p>\n<h3>45 nds de vent en 1\/4 d&rsquo;heure&#8230;<\/h3>\n<p>Gare au fardage pour les man\u0153uvres de port. Mais les \u00e9quipiers d\u00e9j\u00e0 rentr\u00e9s parent vivement les bateaux qui arrivent et assurent les amarres. Belle solidarit\u00e9. Voil\u00e0 la journ\u00e9e de r\u00e9gate compromise. Rincage g\u00e9n\u00e9ral des v\u00eatements sal\u00e9s. Sur le quai, cidre et cassoulet \u00e0 volont\u00e9. Classement inchang\u00e9. Atelier couture pour rafistoler la GV, vu que le ma\u00eetre voilier du coin est en r\u00e9gate ailleurs&#8230;<\/p>\n<p>Le soir, autobus jusqu&rsquo;\u00e0 Villaviciosa pour la espicha dans les prairies de la cidrerie El Gaitero. Sous un petit crachin, l&rsquo;espicha. D\u00e9gustation de cidre jeune, tir\u00e9 du tonneau par d&rsquo;habiles sommeliers. \u00c0pre et parfum\u00e9. Monceaux de victuailles locales d\u00e9licieuses&#8230;<\/p>\n<p>Dimanche, un temps \u00e0 peu pr\u00e8s normal pour le parcours banane. Une bou\u00e9e au vent, une bou\u00e9e sous le vent. A propos de vent, pas \u00e9vident : des poches de ci de l\u00e0, pas vraiment \u00e9tabli. Il tournera tant que le comit\u00e9 devra d\u00e9porter la bou\u00e9e de pr\u00e8s du 3e tour de 30\u00b0 \u00e0 l&rsquo;est. Un temps favorisant les habitu\u00e9s du plan d&rsquo;eau. Petit courant, trop faible pour \u00eatre document\u00e9, mais qu&rsquo;il valait mieux conna\u00eetre. Bref, une course pour les nerfs aussi. Classement : 8e de la s\u00e9rie. Ce qui ram\u00e8nera Nano \u00e0 la 4e place de sa cat\u00e9gorie au g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.rcar.es\/html\/main.asp?id_mapa=10&#038;id_not=144\">Quelques photos et r\u00e9sultats sur le site du Real Club Astur de Regatas<\/a><\/p>\n<p>Dimanche soir, Nous sommes rejoints par Guille, l&rsquo;\u00e9pouse de Bertrand qui le rejoint pour poursuivre \u00e0 VTT l&rsquo;exploration des Asturies. Sur le bateau, remplacement du g\u00e9nois r\u00e9gate par le g\u00e9nois de convoyage, ainsi que la GV.<\/p>\n<p>La r\u00e9ception &#8211; remise des prix au Real Club Astur de Regatas de Gijon. Grand niveau, les plats, les vins&#8230; Et cl\u00f4ture de ces r\u00e9gates. Un dernier \u00ab\u00a0Ginto\u00a0\u00bb, offert par Jean-Claude au Club.<\/p>\n<h3>Le convoyage retour<\/h3>\n<p>T\u00f4t le lundi matin, d\u00e9barquement de Guille et Bertrand. \u00c9quipage r\u00e9duit \u00e0 3 pour le convoyage du retour. Une \u00e9tape de repos est pr\u00e9vue \u00e0 Santander. Cette premi\u00e8re \u00e9tape assez p\u00e9nible avec une mer form\u00e9e sur l&rsquo;arri\u00e8re, vent apparent assez longtemps insuffisant \u00e0 pousser le bateau : moteur \u00e0 1200 tours en appui pour garder une moyenne de 5 nds. Puis enfin la voile et le moteur se tait. Mais de bout en bout, n\u00e9cessit\u00e9 de barrer \u00ab\u00a0\u00e0 la main\u00a0\u00bb : le pilote ne saurait pas g\u00e9rer les embard\u00e9es in\u00e9vitables provoqu\u00e9es par le m\u00e9canisme des vagues rattrapant puis d\u00e9passant le bateau&#8230;<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/player.vimeo.com\/video\/27785077?byline=0&amp;portrait=0\" width=\"450\" height=\"338\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<p>Script de l&rsquo;ITW de Bernard et Jean-Claude durant le convoyage retour Gijon Santander.<\/p>\n<p>01:45 B. Raquet, skipper et propri\u00e9taire du First 35.7 Nano :<\/p>\n<blockquote><p>\u2014 O\u00f9 sommes nous ? En mer. Nous sommes partis de Gijon \u00e0 7 heure 42 ce matin et nos sommes \u00e0 l&rsquo;heure actuelle en route pour Santander, avec, une mer form\u00e9e on peut dire avec des creux de 3 \u00e0 4 m, un vent d&rsquo;ouest, mer sur l&rsquo;arri\u00e8re qui nous bouscule pas mal, avec entre 18 \u00e0 22 n\u0153uds. Malgr\u00e9 tout \u00e7a la vie est belle mais on aimerait bien que \u00e7a s&rsquo;arr\u00eate.<\/p><\/blockquote>\n<p>02:30 JC. Gabriel, \u00e9quipier r\u00e9gulier sur Nano :<\/p>\n<blockquote><p>\u2014 &#8230; occasionnel, barreur occasionnel.<\/p>\n<p>\u2014 c&rsquo;est \u00e7a : c&rsquo;est la corv\u00e9e, obligatoire&#8230; de tous les convoyages.<\/p><\/blockquote>\n<p>Santander fin de journ\u00e9e. Pas de place au mouillage du club. Nous ne sommes plus VIP. Mouillage forain avec alarme de s\u00e9curit\u00e9. Nuit tranquille. Incident \u00e0 la remont\u00e9e du mouillage : qu&rsquo;est)ce qui coince ? malgr\u00e9 l&rsquo;orin astucieusement install\u00e9 par Jean-Claude, nous aurons les plus grandes peines \u00e0 remonter l&rsquo;ancre, peut-\u00eatre gliss\u00e9e sous des ferrailles&#8230;<\/p>\n<p>D\u00e9part mardi vers 10 heures en direction d&rsquo;Arcachon. 120 miles en ligne directe. Encore du moteur : vent insuffisant. Mais avec la houle un peu moins forte et surtout plus lat\u00e9rale, le pilote automatique joue sa partition. Nous pouvons rester en veille intermitente. De mon c\u00f4t\u00e9, je me goinfre de documents nautiques du SHOM o\u00f9 je confirme mais surtout apprends pas mal de choses sur la m\u00e9t\u00e9o, les courants, la mar\u00e9e, les instruments de navigation des ann\u00e9es 90&#8230; Je compl\u00e8te ma tentative de compr\u00e9hension de la m\u00e9t\u00e9o et de lecture du ciel dans un hors s\u00e9rie de v&#038;v \u00e0 Bernard. Les repas se suivent, souvent pris en charge comme d&rsquo;ailleurs durant toute la navigation, par Jean-Claude qui, s&rsquo;il ne raffole pas de la barre, n&rsquo;est pas avare d&rsquo;initiatives d&rsquo;ap\u00e9ros, de repas dress\u00e9 dans le carr\u00e9 et d&rsquo;anecdotes puis\u00e9es dans sa grande exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>Grosse sieste en fin de journ\u00e9e. Nuit. Je suis r\u00e9veill\u00e9 pour le quart de minuit \u00e0 2 heures, par Bernard. Nous sommes sous voile. vent NNE permettant de faire un cap un peut en terre mais acceptable malgr\u00e9 une vitesse r\u00e9duite \u00e0 3-4 nds. Mais nous avons de l&rsquo;avance par rapport \u00e0 l&rsquo;horaire de la PM normalement requise pour acc\u00e9der aux passes. Le vent refuse, faiblit. Pas \u00e9vident de faire marcher. Je refais un quart en fin de nuit. Vient le jour blafard puis le soleil. Toujours pas grand chose \u00e0 voir vers la France. Pas de phare du Cap-Ferret. Le moteur est relanc\u00e9.<\/p>\n<p>Des brumes c\u00f4ti\u00e8res \u00e9mergent peu distinctement les tours du CEL de Biscarrosse. Puis le trait de c\u00f4te&#8230;<\/p>\n<h3>Arcachon<\/h3>\n<p>2 ou 3 heures plus tard, voici la bou\u00e9e d&rsquo;atterrissage. Les passes sont assez calmes. C&rsquo;est BM+ 1 ou 2. De nombreux bateaux de p\u00e9cheurs bouchonnent paisiblement dans les passes. Bernard sollicite l&rsquo;avis du s\u00e9maphore : \u00ab\u00a0vous prenez vos responsabilit\u00e9s mais on vous suit\u00a0\u00bb. En fait, la plus haute cote sera 5m de sonde aux abords de la bou\u00e9e 3. Longer les bancs d&rsquo;Arguin \u00e0 tribord et du Toulinguet \u00e0 babord, suivre les bou\u00e9es de chenal jusqu&rsquo;\u00e0 la 13 puis couper vers la 14. La rade d&rsquo;Eyrac d\u00e9j\u00e0 parcourue de bateaux \u00e0 moteur rugissants et indiff\u00e9rents aux bateaux moins rapides. Pas de doute, nous sommes bien \u00e0 Arcachon.<\/p>\n<p>Le port.<\/p>\n<p>M94. Man\u0153uvre d&rsquo;apontement. Amarrage. 13:00.<\/p>\n<p>Rassemblement des effets personnels, nettoyage sommaire de la cabine, la glaci\u00e8re, la cuisine. Et l&rsquo;\u00e9quipage se disperse pour rejoindre ses engagements terrestres.<\/p>\n<p>Un grand merci \u00e0 Bernard pour m&rsquo;avoir fait confiance et pour cette belle navigation dans le golfe de Gascogne.<\/p>\n<p>Tiens, je ferai bien un peu de Jou\u00ebt 680 l\u00e0 !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bernard Raquet m&rsquo;avait fait l&rsquo;honneur d&rsquo;agr\u00e9er ma candidature au poste de n\u00b0 1 sur son First 35.7 Nano, bas\u00e9 \u00e0 Arcachon et bien connu sur les parcours de course croisi\u00e8re du golfe de Gascogne. 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