Je suis sur le bateau depuis minuit, après avoir croisé un sanglier et un couple de chevreuils sur la route du Truc-Vert. Marée basse, lune pleine et lumineuse, vent d’est - suet soutenu et tiède.
Au matin, un coup de moteur pour aller profiter du soleil levant pendant le petit déj’ au mouillage dans le chenal. 09:00, décrochage. Le vent est encore assez fort pour évoluer sans contrainte à contre courant. La marée baisse depuis 3 heures pourtant. Cap au nord, vent de travers, passage sur le bancot, parcours du Courbey au près sur un bord tribord amure. Descente vers le Moulleau. Regard inhabituel pour moi. Traversée des bancs de Bernet à plusieurs reprises scarifiés par la dérive de l’Iboga. L’idée, c’est d’aller passer la basse mer de midi entre les bancs du Toulinguet. Mais à l’approche, le plaisir de faire marcher le bateau l’emporte et je zappe l’escale. Direction le grand sud : les Terribles Passes du Bassin d’Arcachon. Ce dimanche, elle n’ont rien de terrible, c’est pourquoi je m’autorise à suivre le chenal balisé jusqu’à la bouée 1, la dernière avant ATTARC : la bouée d’atterrissage.
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Ce dimanche, après une matinée claoueyenne non conventionnelle en dépit du très classique petit déjeuner en première ligne, il s’agit de récupérer le bateau que j’ai laissé la veille au bord du chenal. Pas trop pénible eu égard au coefficient de marée très modeste donc petit marnage et petit courant.
Il est déjà tard dans la marée montante et je n’ai pas beaucoup de temps devant moi puisque je devrai être revenu entre 17:00 et 17:30 au plus tard pour pouvoir atteindre à temps le corps mort.
Un bon 4 bft de nord-ouest me permet de remonter rapidement le chenal de Piquey (voir la trace bleue sur la Google carte interactive que vous pouvez zoomer). J’ai embarqué mon aile de kite dans l’idée d’aller m’exercer dans les eaux peu profondes du nord de l’île.
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Vendredi 14 août minuit PM petit coëf temps calme lune tardive et rousse embarquement pour 2 jours et mise à l’ancre vers le chenal en vue d’un départ matinal.
Pour ceux qui sont pressés, la trace interactive plein écran.
Pour les autres, le sous-titrage verbeux :
Samedi 15 août trajet au montant vers le défilé nautique d’Arcachon, quelques aller-retours devant Thiers au coeur mais pas trop de la flotte, prudent : l’Iboga seul bateau à voile à la voile se fait un peu houspiller mais pas trop non plus. Trop de remous, trop de bateaux à moteur. Route vers les eaux calmes de l’estey d’Afrique. Midi, PM. Iboga toujours sous voile cherche une bonne place où rester sans poser.
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Rencontre avec le canot mixte Chiu’le Bent
Ce dimanche, je suis arrivé au bateau bien en avance puisqu’à 12:30 il restait encore 1 heure et demie de montant pour faire flotter la bateau. Mais qu’importe, j’étais bien, avec mon casse croûte à me laisser dorer au soleil. Les insolations de septembre sont les meilleures parce que les dernières de l’année. L’occasion de causer avec le propriétaire du Jouët Eole, mouillé lui aussi escoure du phare, un peu plus au large.
Et puis peu avant 14:00, toutes voiles dehors, emporté par le montant sous un fort coef de 90, vers Arcachon. Mais le peu de vent d’est devient nul et j’ai sacrément envie de piquer un somme. Et alors ? En plein milieu du chenal et de la pétole, je laisse le bateau évoluer à sa guise et je descend dormir 15 mn sur la banette.
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Non, je ne me suis pas engagé aux 18 heures cette année. Pour la première fois depuis 2000. Mon bateau pas préparé (carénage, accastillage, etc.) et un coefficient de marée dans les 90, une perspective de passer de nombreuses heures à batailler contre le courant et à attendre la renverse à l’ancre, raisons qui ont eu raison de mon goût pour cette épreuve/partie de plaisir.

Enfilade de pinasses devant la plage Joigny à Arcachon
A la place, j’ai embarqué sur le bac à voile Pdt-Pierre-Mallet pour la régate des bateaux traditionnels de la fête du port de Larros, suivi d’une fête de haute tenue, selon les critères pinassayres. Il y a quelques photos sur Flickr.
Bon, nous avons gagné la régate de bac. Acclamations lors de l’entrée sous voiles dans le port de Larros. Belle manoeuvre d’affalage dans un mouchoir.
Mais cet épisode dans la tradition ne m’a pas empêché de faire du Jouët. Au contraire.
En amont, pour rejoindre l’équipage au port d’Arcachon. RV à 13:00 samedi. Autant dire à la basse mer. Pas envie du tout de batailler 2 heures au moteur pour aller du Ferret au port, contre le courant. C’est pourquoi j’ai embarqué sur l’Iboga à 23:00 vendredi. Ainsi, j’étais d’attaque à 06:30 samedi pour la traversée avec la fin du montant. Et comme il y avait un vent d’ouest soutenu, l’Iboga a avalé les 3 miles en une demi-heure ! Sacrément en avance…
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Après cette nuit pour le moins perturbée (qui m’a joué ce sale tour hier soir ?), je cherche un ponton vers l’Aiguillon. Mais à marée basse, elle est loin de l’estey, la plage, et vaseuse… Je retourne donc dans le port, m’amarrer au ponton des sportifs, vers le CVA. Car ce matin, j’ai une mission professionnelle à accomplir : valider en ligne le bulletin hebdomadaire de Wine Alley qui doit partir vers ses 3000 abonnés. J’ai donc emporté le Mac portable sur l’Iboga. Très bien, je n’ai plus qu’à trouver une prise téléphonique pour le modem. Bref, 2h plus tard, c’est fait.
Je quitte le port vers 12 h. Bien sûr la renverse est passée : en direction du large, c’est contre courant avec seulement 6 nds de vent de bout. Très carrés sont les bords. Ca suffit ! Grâce à la “risée Mariner” je rallie la balise d’Afrique avec une énorme envie de sieste. En fait de sieste, je vais me baigner et caresser les nouveaux cracoys sous la coque. En fin d’après-midi, c’est le retour sous voiles. Il y a 17 nds de vent. Enfin le bateau marche. J’ai hâte de rallier la presqu’île que j’ai déserté depuis 3 jours : la soirée à venir est pleine de promesses. Tant pis pour la sieste.