
Arcachon sous les nuages
Enfin, j’ai sorti l’Iboga ! Pas sorti de l’eau, non, bien qu’il en ait besoin, sorti pour naviguer… Destination : le port d’Arcachon
Le prétexte : aller à ce rassemblement des opposants à l’arrêté préfectoral de restriction draconienne contre la plaisance sur le Bassin, en préfiguration de l’emprise de Natura 2000, je simplifie.
La vérité, c’est que je n’ai pas sorti l’Iboga depuis le 24 septembre. Un bail… Le bateau est immonde dessous - herbiers, mollusques divers (attention je vais être zoné natura 2000 !) - dessus - crépi de fientes et déchets d’agapes de mouettes (pourvu qu’elles ne forniquent pas aussi sur mon bateau, sinon, attention à la directive “oiseaux” !) - et dedans - moisi, humidité, bronx (je ne crois pas tomber sous le coup d’un arrêté préfectoral ou municipal pour saleté dans ma cabine)…
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J’en entends d’ici des qui interloquent : mais… pourquoi il dit “16 heures” ? Euh, c’est “les 18 heures d’Arcachon”, non ?
On se calme… j’explique :

Patrice à la barre, fx à l’écoute de spi
Photo : Benoît Chochon
En fait, l’Iboga n’a couru que 16 heures car j’ai choisi de “décrocher” à 09:00. Décrocher, oui, je veux dire “lever l’ancre qui nous empêchait de reculer devant le Ferret depuis 7 heure du matin”, privilégiant le confort de la journée à venir à un hypothétique gain de quelques miles supplémentaires. Pour être clair, je suis allé prendre mon corps mort tant qu’il était encore en eau plutôt que de rester jusqu’à la fin en course et alors obligé d’attendre le soir pour ranger le bateau. Bon, tant mieux pour le reste de la flotte : le vent s’est levé entre 10:00 et 11:00, lui permettant effectivement de grignoter quelques miles supplémentaires.
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Au détours de google analytics, je découvre que Kepa a fait un lien vers le blog de l’Iboga, depuis le site de son Menhir “Panxoa” très sympa.
Panxoa a navigué sur le Bassin l’été 2006.
Du coup, je crois que j’ai lu toutes les pages de son site. Je me suis régalé : un voileux simple, pragmatique et sympathique.
Vendredi, comme annoncé dans le Wiki… est sur l’eau ce Week-end ?, je me suis rendu à Claouey ou le chantier avait amené l’Iboga le matin même. L’Iboga sur la petite plage entre la cale et le ponton du club nautique, l’eau montante… préparation du mât, constat que le moteur est encore plus naze qu’avant, avec un véritable trou dans le bloc par où s’échappe l’eau en abondance quand il consent à tousser ses cc d’ether pulvérisé… bref. Le bateau finit par flotter. Je le mène à la laisse de l’autre coté de la plage en un endroit plus pratique. Puis arrivent Eric et Muriel. Mâtage du bâteau. Zut, 2 ridoirs tordus… allez, il est tard, un restau, une discussion pour refaire le monde, un film et au lit.
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Une paire de superbes lèvres de dérive toutes neuves et fabriquées main est en place ; le support de dérive (mal rentré, vous vous souvenez ?) boulonné ; et la table du carré a enfin repris sa place !
Enfin…
Pour ceux que ça intéresse, les lèvres de dérive :
Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’Iboga est toujours aux champs.
Ces derniers jours, j’ai bricolé à la maison : fabrication d’une nouvelle porte en CP, passage de la lame de safran et de la porte au primaire époxy, 2 couches pour le safran ponçages intermédiaires, puis laque grise, 2 couches. C’est mal fait mais ça semble protéger le bois. Ce qui était un peu le but.
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