A bord de la Bulle ce samedi 2 janvier 2010
Après les libations sur le banc de Noël, au sud de l’estey de Gahignon qui mène aux fameuses cabanes tchanquées, il est temps de reprendre la mer
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Après les libations sur le banc de Noël, au sud de l’estey de Gahignon qui mène aux fameuses cabanes tchanquées, il est temps de reprendre la mer
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L’affiche des Cabanes en Fête d’Andernos
Samedi 5 décembre prochain se tient à Andernos-les-Bains (Bassin d’Arcachon) une insolite manifestation : une fête de l’huître hors saison !
Ah ! une fête traditionnelle sans les estivants, rien qu’entre nous… Euh. Disons plutôt le pari d’attirer dans la station balnéaire ses véritables amoureux, capables d’affronter dans la bonne humeur festive les éventuelles intempéries - et encore, le mauvais temps n’est jamais certain :-)
Et pour nous attirer sur le port, la commune, ses partenaires et les andernosiens participant ont redoublé d’inventivité : 40 cabanes du port ostréicole accueillent 40 crûs de l’Entre-deux-Mers ; nous pourrons y déguster des “tapas de la mer” et si ça se trouve, des huîtres ; plusieurs chefs cuisiniers ont même accepté de jouer le jeu de la gastronomie dans ce cadre bon enfant.
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En dehors du chenal d’accès au bassin, de la rade d’Eyrac, du chenal de Piquey et du tour de l’île aux oiseaux, les chenaux et esteys du Bassin sont trop peu familiers aux plaisanciers, sauf bien sûr aux riverains et aux professionnels de la mer qui les emprunteraient les yeux fermés.
C’est bien dommage, car, sauf quelques chenaux transversaux, ils forment l’accès maritime aux richesses des côtes intérieures du bassin d’Arcachon : La Teste, Gujan, le delta de la Leyre, et toute la côte qui, de Biganos à Ignac et même Hourquet, constituait la rive droite de la Leyre aux temps historiques.
Ce n’est pas sans motif que les néophytes évitent de s’engager dans le bassin intérieur. En effet, par le jeu des marées, les chenaux ont une profondeur variable et souvent négative à basse mer ; mais c’est surtout quand les berges des chenaux, encore ou déjà submergés, ne se distinguent plus des sournois crassats alentours, que la navigation se complique. Qui n’a jamais touché, de sa quille ou de sa dérive, alors qu’il se croyait sur la bonne route ? par ailleurs, si de certains chenaux sont relativement simples — un alignement suffit à s’y diriger — d’autres au contraire sont particulièrement tortueux.
Or, s’il était facile autrefois de suivre les rangées de pignots placés par les parqueurs autour de leur concession pour protéger les huîtres — la quasi totalité de la surface du bassin était alors exploitée — il n’en va pas de même aujourd’hui où les parcs sont cantonnés aux zones les plus qualitatives : du Ferret à Piquey, au sud et à l’ouest de l’île, autours des chenaux de Cousse, du Teychan, du Passant et de Gujan pour l’essentiel. C’est ainsi que les parcs en bordures des chenaux ont été progressivement délaissés et leur balisage traditionnel, laissé à l’abandon, a disparu.
Alors, sur quoi se guider pour emprunter les chenaux et esteys du bassin ?
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Je suis sur le bateau depuis minuit, après avoir croisé un sanglier et un couple de chevreuils sur la route du Truc-Vert. Marée basse, lune pleine et lumineuse, vent d’est - suet soutenu et tiède.
Au matin, un coup de moteur pour aller profiter du soleil levant pendant le petit déj’ au mouillage dans le chenal. 09:00, décrochage. Le vent est encore assez fort pour évoluer sans contrainte à contre courant. La marée baisse depuis 3 heures pourtant. Cap au nord, vent de travers, passage sur le bancot, parcours du Courbey au près sur un bord tribord amure. Descente vers le Moulleau. Regard inhabituel pour moi. Traversée des bancs de Bernet à plusieurs reprises scarifiés par la dérive de l’Iboga. L’idée, c’est d’aller passer la basse mer de midi entre les bancs du Toulinguet. Mais à l’approche, le plaisir de faire marcher le bateau l’emporte et je zappe l’escale. Direction le grand sud : les Terribles Passes du Bassin d’Arcachon. Ce dimanche, elle n’ont rien de terrible, c’est pourquoi je m’autorise à suivre le chenal balisé jusqu’à la bouée 1, la dernière avant ATTARC : la bouée d’atterrissage.
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Le ridicule coefficient de marée - 34 puis 26 - qui commande une extrême prudence sur les hauteurs d’eau au corps mort : départ et retour organisés à la PM. Le panier des Capus ; l’embarquement samedi vers 10:30 ; la route vers Arguin au portant vent faible à très faible (il fait chaud, vive l’été indien) puis revenant après avoir passé la dune ; l’arrivée à PM+2 dans un mouillage assez fréquenté ; choix d’ancrer dans 1,2-1,4 m d’eau, avec ancre auxiliaire au large, pour être sûr de repartir libre dimanche ; le type qui fait la révision de sa Guy Couach vintage à côté de l’Iboga, paraît qu’il doit faire tourner pour évacuer l’eau de son carbu - je l’interpelle ou pas ? ; le casse croûte puis la sieste à bord ; la traversée du banc de sable jusqu’à la passe avec sa baignade dans les vagues (pas de micro méduses ce coup ci) et l’exceptionnel plaisir d’une plage déserte ; l’émotion d’un paysage unique et sans limite aux improbables couleurs ; les bulles au coucher du soleil ; la recette du jour - casserole de chorrizos aux quartiers de tomate ; Le Breuil-Renaissance 2006 ; la nuit étoilée * ; le taud de bôme pour prévenir l’humidité - ça marche, mais il ne faut pas de vent ; le petit déj. sous le soleil du matin ; le dernier coup d’oeil sur le banc encore différent ; le retour au Ferret sous la poussée du moteur faute de vent suffisant ; l’arrivée au corps mort, comme prévue à la PM, avec une heure de marge bien occupée, mais je n’aurais pas parié dessus.
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GibSea 68 DI
Aux dernières nouvelles, Rambo2 aurait décidé de le garder ; on ne se sépare pas si facilement de son bateau !

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