Gréements traditionnels, agrément intemporel

La journée commence par une tournée aux Capucins, puis après quelques km, la régate de pinasses à Claouey.

Un bien beau parcours concocté par le comité des courses du club de Claouey, avec un départ donné seulement 1h après l’horaire prévu pour donner le temps aux yoles de se mettre à l’abris. On a un peu de peine à reconnaitre dans ce RV au port les fameuses Festivoiles de Claouey, organisées la première fois par une joyeuse bande de pinasseyres créatifs, constructifs et trentenaires, il y a 19 ans (déjà !), dernière fête traditionnelle créé de toutes pièces pour célébrer la fin de saison avec les derniers estivants et les locaux. Mais ce qu’on reconnait bien, ce sont les pinasses, bacs à voile, monotypes et canots mixtes qui ont traversé le bassin pour le plaisir d’en découdre autours de quelques bouées puis de la buvette.

La régate ne se passe pas trop mal sur Bleu de Mer, dont l’équipage de vétérans sait tirer le meilleur pour, en dépit des irrégularités de certains concurrents (on s’est quand même bien fait rentrer dedans quand même à la balise ! entre autres marques touchées…)1 terminer 3e cette fois-ci.

Lire sur le très régulièrement entretenu blog de la Cabane à Jean le résultat des régates de Monotypes, Bacs et Canots mixtes…

Mais je ne peux pas profiter de l’après-régate car je dois filer dare-dare au Ferret pour ramener le bateau à Claouey. Mon projet c’est de l’avoir à disposition ici dimanche matin pour ne pas me lever trop tôt et arriver à l’heure au RV dont nous reparlerons dans la prochaine Chronique.

À bord du bateau : Manou et Véronique. De gentils souvenirs des derniers occupants qui ont profité de l’hospitalité du bateau la semaine passée (vous revenez quand vous voulez Hubert et Vic).
La marée a déjà attaqué sa décrue et ce n’est pas rien parce que, contre courant coef 90, Le vent portant rafaleux 15-17 nds nous permet quand même de filer entre 1,9 et 4 nds. Il n’y a pas de manœuvre mais une attention assez soutenue pour bien faire marcher, surtout grand largue, jamais évident de faire porter les 2 voiles. Ne pas se laisser déconcentrer par le super apéro que Manou est allé chercher en Italie tandis que j’allais préparer le bateau. Penser quand même à embarquer un tire-bouchons pour la prochaine marée !

À bon port pour la nuit après 3 h de contre courant au portant depuis le Ferret sur #Iboga680

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Voilà : après 3 heures de ce régime, tandis que le soleil se couche, arrivée 22:30 à terre.
L’ancre sur le « sable » de la cale du club nautique, voiles ferlées.
Juste à temps pour sacrifier une belle entrecôte sur le grill préparé par Jean-Yves !

La Trace GPS :


  1. Ce commentaire n’engageant pas le chef de bord, ni le Patron, ni l’Armateur puisque la réclamation n’ayant pas été formulée dans les Formes, elle n’a pas été jugée recevable, d’après ce que j’ai compris. C’est le côté sportif de ces rencontres patrimoniales : pas vu pas pris, pas dénoncé, pas pénalisé. À vot’ Fair Play, M’sieurs-Dames…