Pourquoi ils n’étaient pas sur l’eau les autres ?

Pas mécontents de poser pied à terre après 1,5 heures de baston au près

C’est un bon WE qui s’achève : 2 soirées amicales, un tour en forêt à La Teste et un tour en bateau, les 2 encore avec des amis. Quoi de plus ?

Le tour en bateau, c’était la 29e journée du journal de bord d’une saison 2008 décidément bien chargée.

De la soirée de samedi, une invitation lancée à Marie, Marcelo et Pablo pour profiter de la marée propice. Marie et Marcelo connaissent bien le bateau puisqu’ils en avaient déjà fait un tour… en 2001 (souvenirs du journal de bord).

Les diverses prévisions météo étaient convergentes — toutes annonçaient un vent fort — mais ne s’accordaient pas sur la force : 3 à 4 bft pour winguru et windfinder, tandis que météofrance annonçait 5 à 6 bft. C’est pas la même chanson à 18-20 nds de vent qu’à 30 !

Finalement, c’était un bon 4 beaufort avec des risées dans le 5, mais pas davantage je pense.

Avec un tel vent, nous aurions pu aller n’importe où, négligeant le courant, mais je préférai affronter le près en premier lieu, pour bénéficier du portant, plus sécurisant et agréable, en fin de journée. Aussi, mon option porta-t-elle l’Iboga au sud, vers Arguin.

Départ in extremis du mouillage, avec peu d’eau sous la coque. Du coup, pas de temps pour préparer le bateau tranquillement. Aussi, je passe la barre à Marcelo avec mission de tenter de garder le bateau face au vent en direction des passes, tandis que je grée la GV et prépare la foc. Satané gréement mal révisé : le pontet du ris n°2 saute à peine la GV hissée… avec le boucan du moteur qui fouette l’air entre 2 vagues, avec le vent hurlant dans les oreilles, avec le bateau qui saute dans tous les sens et la voile qui claque… mon équipage n’est pas hyper à l’aise. Bah. Moi je suis calme et efficace (sans me jeter des fleurs, c’est objectif). Je me rabats sur le ris n° 1 et, finalement, le bateau se cale (relativement) sous le vent tribord amure ; nous pouvons enfin couper le moteur (que je laisse trainer pour ralentir le bateau) et c’est sous cette amure que nous irons vent de sud face au courant : haché et chahuté. Pas une franche partie de plaisir, tant le bateau tape et donne des coups de freins à chaque fois. Et malgré le courant porteur, il faudra plusieurs virements pour accéder à l’entrée de la grande conche du sud du banc.

L’entrée dans la conche est excellente, vent de travers à portant, dérive relevée… Il n’y a pas grand monde ce dimanche : quelques vedettes et 1 voilier. Par contre une meute de ces pourriture de jetskis à selle montés par des abrutis d’excès de vitesse et d’ineptes runs bruyants les fesses relevées. Pouah. En revanche, à saluer la présence libre de planches à voile et de kitesurfers qui profitent en silence de ce plan d’eau abrité et venté.

Dégourdissage de jambes sur le sable. Pablo est content de pouvoir descendre ses jouets. Préparation de la salade suivie d’un bon casse croûte aux saveurs majorquaines, bien à l’abri dans le carré du bateau. Semblant de sieste… mais il est vite 16:00 et temps de mettre les voiles pour ne pas nous laisser surprendre par la tombée du jour.

Le retour au portant, comme prévu : peinard… Marie à la barre, Pablo aux écoutes (allez feuilleter l’album photo en ligne).

Nous croisons quelques cahouènes qui grattent un peu la dérive, mais sans dommage. Et peu avant 18:00, l’Iboga est de retour au corps mort.