Je vais arriver à y aller au départ de la Figaro ?!

Ce samedi commence très mal : réveil raté, malgré tous mes efforts, j’arrive 15 mn trop tard au bateau. Et il fallait que ça m’arrive un jour ; il est scotché au sable ; marée trop basse, il manque 15 cm d’eau. Alors là : merde ! Je trépignerais presque de dépit… Me voilà avec 2 h à patienter, le temps que la marée finisse de descendre puis remonte assez. Ca me laisse le temps d’un fastidieux nettoyage des fonds et des coffres. Non seulement ça nettoie, mais en plus, l’exercice a un petit côté autoflagellation ironique: ça m’apprendra à rater le marée.

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Basse mer aux tchanquées

Midi au port d’Arcachon : peu de vent, temps moyen à beau. On repart à Claouey, mais avant on va s’arrêter aux cabanes tchanquées de l’Ile aux oiseaux pour manger. Evidemment, un dimanche, la conche est gavée de promène-couillons, plus quelques voiliers. La marée baisse. Tout l’art de choisir un mouillage, ici : il faut une place entre les bateaux, du sable dessous c’est mieux que de la vase et, comme j’ai l’intention de repartir peu après la basse mer, il faut prévoir qu’il y aura assez d’eau pour flotter à ce moment là. Je m’en sors plutôt bien.

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Deux départs, dont un

Nous avons rendez-vous, Alice (6 ans bientôt), Julie (8 ans 1/2) et moi, leur père, à midi à Arcachon avec Julien (9 ans), Patrick et David, pour un pique-nique au banc. Après quelques bricolages, le départ. Il faut dire que le temps s’est carrément dégradé depuis la canicule du vendredi : vents de 22 nds, horizon très bouché, clapot serré même en haut du Bassin. Résultat : malgré le ris dans la GV et le petit foc, au près serré la bateau bouge fort et Alice n’apprécie pas du tout (euphémisme). Alors, à peine dépassée Hautebelle, je ne contrarie pas : on annule tout et retour au vent arrière (là tout va bien !). Le reste de la journée sera de rêve : à l’ancre au bout de la plage de Bertic, presque à l’abris du vent, on laisse la mer descendre doucement, puis visites aux amis à terre tout l’après midi.

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Une prise en mains pas trop violente

Coëf 73, BM à midi, ciel dégagé ; c’est le premier jour d’été de ce mois de juillet pourri, même s’il ne fait pas encore vraiment chaud. Il faut en profiter. J’ai embarqué Cathy et Vincent, à qui j’ai prêté l’Iboga pour une croisière de 3 jours dans le Bassin la semaine prochaine. La sortie du jour est donc une prise en mains. Le vent sera capricieux toute la journée, hésitant entre un est-sud-est normal le matin, une pétole profonde à la renverse et un thermique ouest de bon aloi et de courte durée avant de passer nord ; bref, n’importe quoi. De toute façons, à partir du Teychan, qu’on avale sous spi, on a le courant avec nous, au moins jusqu’au chenal de l’Ile (oui, on fait le tour de l’Ile par le Chenal de Piquey, le tour du Grand Banc, le Teychan, Mapoutchette, etc.) Et puis, on coupe direct entre le port de l’Ile, quartier nord, et Hautebelle, l’entrée du chenal de Lège, et c’est le retour à la plage, assez tôt puisque mes équipiers jouent en début de soirée au 44, avec leur formation de Salsa. Un petit bricolage sur la chaise du hors-bord, qui menace de céder, et je laisse l’Iboga à l’ancre.

Juste un convoyage

La bruine persistante, qui sera décidément le climat caractéristique de la première quinzaine de juillet 2000, persiste. Les campeurs s’en rappelleront. Ce matin, je me suis fait convoyer à Arcachon par Vincent avec sa petite vedette. Et vers 19 h, après une journée en pleine forêt dans la cabane familiale, je quitte le port d’Arcachon, où la bateau a passé la semaine. A bord, un équipier : François. La chance nous sourit : c’est le moment précis où le ciel se déchire, le vent se lève et la pluie s’arrète. On aura même un beau soleil rasant sous les nuages ! En moins de 2 h de navigation, c’est plié, l’Iboga a retouvé son port d’attache.

Samedi 8 et dimanche 9 juillet 2000 : 8e aux 18 heures d’Arcachon

Enfin j’ai réussi à inscrire l’Iboga aux 18 h d’Arcachon, depuis 5 ans que je voulais les faire. Nous avons traversé en fin de matinée, pour retrouver au ponton du port de plaisance la Chunga, aussi engagée dans la course, skippée par Herber (il est énervé, Herber : les bateaux à couple ont cassé une jambette de pavoi), et Magorn, le Rocca de Eric, et puis le Microsail de Fred (en plein bricolage jusqu’au dernier moment : ses galhaubans ont cassé ; il a juste le temps de démater, en faire sertir des neufs et remonter le tout) et, enfin, l’Edel 2 vert de Mathieu. L’Iboga sera manoeuvré par Stéphane, qui a bien mérité son embarquement (voir plus bas : carénage), Patrick (aussi caréneur, mais moins expérimenté) et Gérard, l’ami de lycée qui n’a jamais mis les pieds sur un voilier mais il connaît des blagues. L’armement de sécurité compte au moins 7 bouteilles de bon vin, de quoi ripailler à 12 et un lecteur de CD. Les 18 heures, habituellement, c’est une longue course, fatigante, avec au moins 4 h de calmes plats en fin de nuit, alors il faut prévoir.

Et bien justement, cette année, il n’y aura pas moins de 20 noeuds de vent, et jusqu’à 35 nds dans la matinée de dimanche ! Bon, à 18 h on rate un peu le départ (le moteur a calé dans le port, il a fallu sortir sous voiles au près, et avec ce monde !), mais la course sera assez longue, jusqu’à midi demain, pour se refaire. Et les tours se succèdent ; en moyenne 2h30 par tour : de Thiers à la bouée de la plage du phare, au près ; remontée sur la bouée de Bélisaire au largue ; long bord au portant sous spi jusqu’au CVA ; louvoiement jusqu’à la jetée Thiers pour le pointage, et ainsi de suite. Continue reading