Monthly Archives: juin 2000
Le shore break du Toulinguet
Un peu d’angoisse en matinée : à combien de personnes ais-je proposé hier soir de venir naviguer aujourd’hui ? Par bonheur, certains n’ont pas dû se réveiller assez tôt. C’est donc avec un équipage raisonnable que j’embarque : Nathalie, Pascale et Stéphane, mon équipier pour les prochaines 18 h d’Arcachon.
Un tour de l’Ile solo
Bon, il reste des choses à faire après le carénage, mais la marée basse menace : j’irai travailler dans le chenal d’Arès : récurage du pont et du cokpit, révision de la bôme, repassage des drisses et rangement de la cabine à ma manière. Et, puisque le vent est là – un force 4 bien établi à l’est – , je pars. Contre courant et vent portant. Ce sera un tour de l’Ile par le chenal de l’Ile, Mapoutchet au travers – il y a du monde aux cabanes tchanquées – le Teychan sous spi – très long avec ce courant dans l’étrave – et le chenal de Piquey – je garde le spi au près bon plein jusqu’à Piraillan. A Claouey, je laisse l’Iboga à l’ancre devant le Club en prévision du départ du lendemain. Et une longue soirée s’annonce.
Réglage de la dérive

Si votre bateau est trop ardent, remonter légèrement la dérive, il sera mieux équilibré.
Samedi 10 au lundi 12 juin 2000 : carénage très collectif
Cette année, j’ai accepté l’aide de deux ouvriers : Stéphane et Patrick. Il a fallu emprunter la remorque d’un voisin et le Patrol de Dominique pour sortir le bateau.
Martine à la barre
Une météo bien pourrie, avec orages, passages pluvieux, vents chaotiques variant entre 24 et 1 noeuds… a découragé la plupart des plaisanciers. Pas l’Iboga, qui porte aujourd’hui la lourde responsabilité du baptême de voile de Martine. Et par bonheur, sauf au départ et à l’arrivée, la pluie nous épargnera. Le spi nous entraîne à vive allure jusqu’à Grand Piquey ; à partir de là, le vent est à son maximum et les départs au lof se font par trop scabreux : on envoie le foc n° 1 à l’avant et on prend un ris dans la GV, ca calme la bête. Le descendant par coëf. de 101 nous propulse jusqu’au Toulinguet. Nous touchons le banc à marée basse. Il n’y a personne ! Apéro, petite salade de saison dans le carré, café puis promenade sur le sable pour déranger un peu les mouettes. La houle commence à rentrer et drosse sévèrement le bateau sur la plage ; ca gratte les cracoys, très bien. Pour la remontée, toute la toile au vent. Naturellement c’est du près jusqu’à Piraillan et du travers pour la suite. A 2 heures de la pleine mer, on coupe par les Jacquets, le Four et la dune perdue : slalom entre les bateaux ; tout passe. Reprise du corps-mort sous voile. Encore un petit pastis en attendant que la pluie se calme. Pliage, rangement et godille jusqu’au bord. Que mon nouveau mouillage est loin ! Et bien voilà : Martine a barré l’Iboga sur plus de 10 miles.